<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>La Flamelosph&#xe8;re</title><link>http://quodcogito.canalblog.com/</link><description>Le modeste recueil d&apos;un petit cerveau...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 09 Nov 2009 12:43:42 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Hypocalypse</title><dc:creator>Dalivision</dc:creator><link>http://quodcogito.canalblog.com/archives/2009/06/01/13930112.html</link><category>Sph&#xe9;ro&#xef;des</category><comments>http://quodcogito.canalblog.com/archives/2009/06/01/13930112.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://quodcogito.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13930112/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://quodcogito.canalblog.com/archives/2009/06/01/13930112.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;I&lt;br /&gt;Envol&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; C&apos;est la fin. Le bout du rouleau, le hoquet d&apos;agonie, le soubresaut, l&apos;arythmie fatale, la derni&#xe8;re convulsion, le soupir ultime, la seconde meurtri&#xe8;re. Point final, ou point d&apos;orgue, prenez le comme vous voulez. Je ne prend plus rien moi m&#xea;me, je ne veux plus rien prendre, ni plus rien recevoir. C&apos;est ainsi. C&apos;&#xe9;tait mon dernier plomb, mon dernier tir, le dernier morceau de feuille. Plus de retour possible &#xe0; la ligne, plus de caract&#xe8;re restant. Les touches de la machin &#xe0; &#xe9;crire, infernale, se sont emm&#xea;l&#xe9;s, et plus rien n&apos;est recevable, ni compr&#xe9;hensible. Tout se superpose, tout se fl&#xea;trit, tout br&#xfb;le, tout s&apos;antimati&#xe8;rise, tout s&apos;annihile pour ne plus rien donner que le vide et la fin. Je jette mon dernier billet dans la grande corbeille de la blogosph&#xe8;re, jusqu&apos;&#xe0; ce qu&apos;un papier neuf vienne me couper le doigt o&#xf9; la joue, me crever l&apos;oeil ou me percer les pieds, m&apos;arracher Eurydice ou me trancher la t&#xea;te. Cerb&#xe8;re a tout engloutit dans ses affres : la premi&#xe8;re t&#xea;te &#xe0; mang&#xe9; mon devoir, la seconde &#xe0; d&#xe9;vor&#xe9; mon &#xe2;me, la troisi&#xe8;me &#xe0; d&#xe9;charn&#xe9; ma t&#xea;te. Je ne suis plus que la t&#xea;te de la Danse Macabre, et mes mots ne seront plus que ces petits os pourris et ces viande d&#xe9;soss&#xe9;es qui danse dans la grotesque farandole o&#xf9; tous sont &#xe9;gaux.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; J&apos;ai tap&#xe9; des feuillets que j&apos;ai parfum&#xe9; de ma vie, aussi naus&#xe9;abonde que voluptueuse, et je les ai pos&#xe9; dans une pile au creux de mes cheveux, entre ma t&#xea;te et mon coeur. Tandis que j&apos;ai ouvert ma fen&#xea;tre au dehors qui m&apos;inspirait, j&apos;ai ouvert ma porte &#xe0; ceux de confiance. In&#xe9;luctable courant. Dahlia qui tranche les nattes de Samson. Me voil&#xe0; maintenant d&#xe9;sempar&#xe9;. L&apos;orage &#xe9;clate, les feuillet, emport&#xe9; par Z&#xe9;phyr, bouscul&#xe9;s par Eol&#xe9;, entourbillonn&#xe9;s par Bor&#xe9;e, ont vol&#xe9; dans la pi&#xe8;ce de l&apos;antichambre noire et or, coupant d&#xe9;chirant les chairs sur leur passage, sectionnant les tableau, mutilant les statues, empoussi&#xe8;rant les mythes. Tout s&apos;est vu jet&#xe9; par la fen&#xea;tre. Les &#xe9;crits ont br&#xfb;l&#xe9; comme les ailes d&apos;Icare, sont repartis dans leur tombe comme Eurydice, ont err&#xe9; comme Oedipe, se sont noy&#xe9;s dans le caniveau comme Narcisse. L&apos;ancre &#xe0; coul&#xe9; comme un poison dans mes veines, imitation du L&#xe9;th&#xe9; qui elle me rapelle tout pour ne rien me laisser oublier. Je n&apos;en peux plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Mais &#xe9;crit sont partis, se sont envol&#xe9;s, se sont perdu. Je n&apos;ai plus la foi. Je ne crois plus. Je n&apos;ai plus ce qui me poussait &#xe0; &#xe9;crire, car le brouhaha m&apos;envahit, et je n&apos;entend plus rien, sinon le silence, et les cris des feuilles du saule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; A la prochaine.&lt;br /&gt;&lt;hr width=&quot;100%&quot; size=&quot;2&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;II&lt;br /&gt;Monelpide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Monelpide vivait pr&#xe8;s d&apos;un Lac de Souvenirs, et&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Monelpide cherchait la Lune. La Lune &#xe9;tait belle, la Lune &#xe9;tait myst&#xe9;rieuse, la Lune &#xe9;tait savante, la Lune &#xe9;tait tout ce qu&apos;il voulait et le seul but qu&apos;il s&apos;&#xe9;tait fix&#xe9;. Monelpide r&#xea;vait de la Lune, et lorsqu&apos;il en r&#xea;vait, il se levait la nuit pour la chercher. Monelpide l&apos;observait de ses yeux rond d&apos;idiot, et il s&apos;asseyait des heures &#xe0; s&apos;imaginer tenir dans es bras cette forme changeante qui ne lui parlait pas, mais lui disait tout. Il s&apos;imaginait accroch&#xe9; et glissant sur son croissant, allong&#xe9; sur le disque, promenant dans le quartier. Lorsque la nuit &#xe9;tait sans Lune, Monelpide pleurait sur lui m&#xea;me de n&apos;avoir su la retenir, mais il savait que tot ou tard, la Lune reviendrait. Du moins, Monelpide l&apos;esp&#xe9;rait, et lorsqu&apos;il voyait reparaitre le bout timide du croissant, comme un sourire de profil, Monelpide, joyeux, dansait, jouait et chantait pour la Lune. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Monelpide racontait ses r&#xea;ves &#xe0; la Lune. Monelpide disait &#xe0; la Lune qu&apos;il n&apos;aimait pas le monde des Hommes et la science des Hommes. Monelpide disait &#xe0; la Lune qu&apos;il &#xe9;tait intrigu&#xe9; par les &#xe9;l&#xe9;ments, par les chemins de l&apos;existence, par les symboles des Dieux et les signes du destin. Monelpide expliquait &#xe0; la Lune combien noir &#xe9;tait le monde &#xe0; ses yeux, et combien il tentait, tant bien que mal, de poser des pigment de mot et de son sur ces t&#xe9;n&#xe8;bres. Monelpide chantait ses chant et jouait sa musique &#xe0; la Lune, et il lui disait que c&apos;&#xe9;tait pour les femmes qu&apos;il faisait cela, et qu&apos;il restait sur la Terre. Monelpide disait que les femmes &#xe9;taient les soeurs, les m&#xe8;res, les filles, les servantes et les maitresses de la Lune, et que toute la Lune n&apos;&#xe9;tait que le meilleur de toutes les femmes qu&apos;il avait rencontr&#xe9; mis dans un seul &#xea;tre. Monelpide disait qu&apos;il haissait le m&#xe2;le, et pr&#xe9;f&#xe8;rait la femme, et qu&apos;il aimait la Lune, elle qu&apos;il n&apos;avait jamais touch&#xe9;, et elle qui ne descendait jamais sur Terre, parce que la Lune &#xe9;tait ce qu&apos;il y avait de plus beau. Monelpide disait &#xe0; la Lune que jamais elle ne chauffait trop fort, que jamais elle n&apos;aveuglait en faisant mal, que jamais elle ne tuait l&apos;Homme, que jamais elle ne brillait pour rien, que jamais elle n&apos;&#xe9;tait entour&#xe9; de rites ridicules, et que jamais elle ne r&#xe9;v&#xe8;lait les secrets. Toutes les nuit, Monelpide se confiait &#xe0; la Lune, et lui racontait combien vivre aurait &#xe9;t&#xe9; cruel si la Femme et la Lune n&apos;aurait pas exist&#xe9;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Comme Monelpide aimait la Lune, Monelpide voulu la rejoindre, ne sachant pas ce qu&apos;il trouverait. Il monta sur un monticule, et s&apos;&#xe9;lan&#xe7;a avec maladresse. Il tomba, se fit mal, et vit qu&apos;il n&apos;&#xe9;tait pas assez haut.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Alors Monelpide monta sur un mur, et s&apos;&#xe9;lan&#xe7;a avec gaucherie. Il tomba, se cassa une jambe, et resta longtemps alit&#xe9;, fi&#xe8;vreux, et il vit qu&apos;il n&apos;&#xe9;tait pas assez haut.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Alors Monelpide monta sur une falaise, et s&apos;&#xe9;lan&#xe7;a avec gr&#xe2;ce. Il vola, crut-il d&apos;abord, puis tomba, et se broya les os, et resta longtemps alit&#xe9;, agonisant, et il vit qu&apos;il n&apos;&#xe9;tait pas assez haut.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Alors Monelpide, toute sa vie, chercha la plus haute et pentue montagne qui pouvait s&apos;&#xe9;lever haut dans le ciel, dans le plus haut pays du plus haut continent. Quand il la trouva, il monta sur le pic le plus haut de la montagne, et se confia encore &#xe0; la Lune, lui disant qu&apos;il l&apos;attraperait, cette fois ci.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Et Monelpide regarda, pour se flatter, combien haut il &#xe9;tait, et proche du ciel. Il descendit sa t&#xea;te, et observa le Lac de Souvenirs qui tr&#xf4;nait en bas. Et Monelpide il vit la Lune sur la surface de l&apos;eau.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;quot;Lune, comme je suis b&#xea;te, et combian j&apos;ai &#xe9;t&#xe9; idiot de ne pas voir que je ne cherchais que ton reflet dans le ciel! Tu es dans le Lac qui m&apos;a accompagn&#xe9; chaque jour de ma vie, et je ne t&apos;avais pas vu, trop occup&#xe9; &#xe0; croire que tu te trouvais dans le ciel. Le Ciel est le Royaume du Soleil, ingrat, masculin, et pr&#xe9;tentieux. Ton Royaume &#xe0; toi, &#xf4; la Lune, est mon coeur et le fondement de mon &#xea;tre. Me voil&#xe0;, Lune, je reviens l&#xe0; o&#xf9; j&apos;ai toujours v&#xe9;cu, et plus jamais je ne chercherais l&#xe0; om tu n&apos;es pas, puisque je t&apos;ai trouv&#xe9;e!&amp;quot;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Alors Monelpide s&apos;&#xe9;lan&#xe7;a aussi gr&#xe2;cieusement qu&apos;il pu du plus haut pic de la plus haut montagne du plus haut pays du plus haut continent vers le Lac qui avait toujours &#xe9;t&#xe9; pr&#xe8;s de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Lorsque Monelpide ateignit l&apos;eau, il eut froid, tr&#xe8;s froid, trop froid. Il p&#xe9;n&#xe8;tra dans l&apos;eau sans que la Lune le touche. Il s&apos;enfon&#xe7;a jusqu&apos;au fin fond de sa m&#xe9;moire, et sa t&#xea;te se concassa violemment contre les rochers massifs de sa stupidit&#xe9;. Alors que sa t&#xea;te s&apos;ouvrait, sa poitrine se remplis d&apos;eau et br&#xfb;la de douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Ainsi est mort Monelpide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;hr width=&quot;100%&quot; size=&quot;2&quot; /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;III&lt;br /&gt;Papesse &#xe0; Minuit Deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Le Bateleur &#xe0; vogu&#xe9; jusqu&apos;&#xe0; la sixi&#xe8;me heure sur l&apos;orbe et la Roue. Il faudra &#xe0; nouveau franchir six larmes pour six lames jusqu&apos;&#xe0; s&apos;expier enti&#xe8;rement. Il aura travers&#xe9; les pi&#xe8;ges, parl&#xe9; &#xe0; tous, et n&apos;aura rien compris. Il se verra pendu pour toujours, tant qu&apos;il n&apos;aura su mourrir &#xe0; lui m&#xea;me et pour le monde. Mort aux yeux du monde, il veut passer par l&#xe0;, car il croit que c&apos;est l&#xe0; le chemin. Il croit qu&apos;il est le bl&#xe9; &#xe0; faucher, il veut &#xea;tre la mauvaise graine qui pourris le champs d&#xe9;j&#xe0; mort, il veut &#xea;tre la moisson moissonn&#xe9;e et la paille qu&apos;on br&#xfb;le. Il veut voir la faux cueillir ses grains de folie furieuse comme un archet d&apos;acier sur le corps de la Trompette. Et quand il se sera inclin&#xe9; devant le lumineux dessous la Terre, quand il aura saut&#xe9; du haut de la Tour frapp&#xe9;e par la Foudre, quand il aura travers&#xe9; les illusions de l&apos;un et de l&apos;autre, quand il aura &#xe9;t&#xe9; jug&#xe9; finalement pour avoir fait le tour de ce qu&apos;il a cru &#xea;tre le monde et l&apos;univers, il n&apos;aura plus qu&apos;&#xe0; chuter jusqu&apos;au plus bas, mis mat, devenu fou, errant au son des clochettes et des souvenirs, suivant les voix des diables et les choeurs des anges, tous orient&#xe9; dans la m&#xea;me direction. Car il aura compris qu&apos;il &#xe9;tait pass&#xe9; &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de la Papesse, press&#xe9; de tout savoir, et n&apos;ayant finalement rien su, sinon tout oubli&#xe9;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Et il sera alors Minuit Deux. L&apos;heure de la Papesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Beth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;hr width=&quot;100%&quot; size=&quot;2&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ainsi s&apos;ach&#xe8;ve la Flamelosph&#xe8;re.&lt;br /&gt;Et qu&apos;elle s&apos;&#xe9;l&#xe8;ve vers d&apos;autres astres&lt;br /&gt;Qui sauront parer &#xe0; tous les d&#xe9;sastres&lt;br /&gt;Des enfants de Mars l&#xe2;ch&#xe9;s sur la Terre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 01 Jun 2009 17:23:01 GMT</pubDate></item></channel></rss>