01 juin 2009
Hypocalypse
I
Envol
C'est la fin. Le bout du rouleau, le hoquet d'agonie, le soubresaut, l'arythmie fatale, la dernière convulsion, le soupir ultime, la seconde meurtrière. Point final, ou point d'orgue, prenez le comme vous voulez. Je ne prend plus rien moi même, je ne veux plus rien prendre, ni plus rien recevoir. C'est ainsi. C'était mon dernier plomb, mon dernier tir, le dernier morceau de feuille. Plus de retour possible à la ligne, plus de caractère restant. Les touches de la machin à écrire, infernale, se sont emmêlés, et plus rien n'est recevable, ni compréhensible. Tout se superpose, tout se flêtrit, tout brûle, tout s'antimatièrise, tout s'annihile pour ne plus rien donner que le vide et la fin. Je jette mon dernier billet dans la grande corbeille de la blogosphère, jusqu'à ce qu'un papier neuf vienne me couper le doigt où la joue, me crever l'oeil ou me percer les pieds, m'arracher Eurydice ou me trancher la tête. Cerbère a tout engloutit dans ses affres : la première tête à mangé mon devoir, la seconde à dévoré mon âme, la troisième à décharné ma tête. Je ne suis plus que la tête de la Danse Macabre, et mes mots ne seront plus que ces petits os pourris et ces viande désossées qui danse dans la grotesque farandole où tous sont égaux.
J'ai tapé des feuillets que j'ai parfumé de ma vie, aussi nauséabonde que voluptueuse, et je les ai posé dans une pile au creux de mes cheveux, entre ma tête et mon coeur. Tandis que j'ai ouvert ma fenêtre au dehors qui m'inspirait, j'ai ouvert ma porte à ceux de confiance. Inéluctable courant. Dahlia qui tranche les nattes de Samson. Me voilà maintenant désemparé. L'orage éclate, les feuillet, emporté par Zéphyr, bousculés par Eolé, entourbillonnés par Borée, ont volé dans la pièce de l'antichambre noire et or, coupant déchirant les chairs sur leur passage, sectionnant les tableau, mutilant les statues, empoussièrant les mythes. Tout s'est vu jeté par la fenêtre. Les écrits ont brûlé comme les ailes d'Icare, sont repartis dans leur tombe comme Eurydice, ont erré comme Oedipe, se sont noyés dans le caniveau comme Narcisse. L'ancre à coulé comme un poison dans mes veines, imitation du Léthé qui elle me rapelle tout pour ne rien me laisser oublier. Je n'en peux plus.
Mais écrit sont partis, se sont envolés, se sont perdu. Je n'ai plus la foi. Je ne crois plus. Je n'ai plus ce qui me poussait à écrire, car le brouhaha m'envahit, et je n'entend plus rien, sinon le silence, et les cris des feuilles du saule.
A la prochaine.
II
Monelpide.
Monelpide vivait près d'un Lac de Souvenirs, et Monelpide cherchait la Lune. La Lune était belle, la Lune était mystérieuse, la Lune était savante, la Lune était tout ce qu'il voulait et le seul but qu'il s'était fixé. Monelpide rêvait de la Lune, et lorsqu'il en rêvait, il se levait la nuit pour la chercher. Monelpide l'observait de ses yeux rond d'idiot, et il s'asseyait des heures à s'imaginer tenir dans es bras cette forme changeante qui ne lui parlait pas, mais lui disait tout. Il s'imaginait accroché et glissant sur son croissant, allongé sur le disque, promenant dans le quartier. Lorsque la nuit était sans Lune, Monelpide pleurait sur lui même de n'avoir su la retenir, mais il savait que tot ou tard, la Lune reviendrait. Du moins, Monelpide l'espérait, et lorsqu'il voyait reparaitre le bout timide du croissant, comme un sourire de profil, Monelpide, joyeux, dansait, jouait et chantait pour la Lune.
Monelpide racontait ses rêves à la Lune. Monelpide disait à la Lune qu'il n'aimait pas le monde des Hommes et la science des Hommes. Monelpide disait à la Lune qu'il était intrigué par les éléments, par les chemins de l'existence, par les symboles des Dieux et les signes du destin. Monelpide expliquait à la Lune combien noir était le monde à ses yeux, et combien il tentait, tant bien que mal, de poser des pigment de mot et de son sur ces ténèbres. Monelpide chantait ses chant et jouait sa musique à la Lune, et il lui disait que c'était pour les femmes qu'il faisait cela, et qu'il restait sur la Terre. Monelpide disait que les femmes étaient les soeurs, les mères, les filles, les servantes et les maitresses de la Lune, et que toute la Lune n'était que le meilleur de toutes les femmes qu'il avait rencontré mis dans un seul être. Monelpide disait qu'il haissait le mâle, et préfèrait la femme, et qu'il aimait la Lune, elle qu'il n'avait jamais touché, et elle qui ne descendait jamais sur Terre, parce que la Lune était ce qu'il y avait de plus beau. Monelpide disait à la Lune que jamais elle ne chauffait trop fort, que jamais elle n'aveuglait en faisant mal, que jamais elle ne tuait l'Homme, que jamais elle ne brillait pour rien, que jamais elle n'était entouré de rites ridicules, et que jamais elle ne révèlait les secrets. Toutes les nuit, Monelpide se confiait à la Lune, et lui racontait combien vivre aurait été cruel si la Femme et la Lune n'aurait pas existé.
Comme Monelpide aimait la Lune, Monelpide voulu la rejoindre, ne sachant pas ce qu'il trouverait. Il monta sur un monticule, et s'élança avec maladresse. Il tomba, se fit mal, et vit qu'il n'était pas assez haut.
Alors Monelpide monta sur un mur, et s'élança avec gaucherie. Il tomba, se cassa une jambe, et resta longtemps alité, fièvreux, et il vit qu'il n'était pas assez haut.
Alors Monelpide monta sur une falaise, et s'élança avec grâce. Il vola, crut-il d'abord, puis tomba, et se broya les os, et resta longtemps alité, agonisant, et il vit qu'il n'était pas assez haut.
Alors Monelpide, toute sa vie, chercha la plus haute et pentue montagne qui pouvait s'élever haut dans le ciel, dans le plus haut pays du plus haut continent. Quand il la trouva, il monta sur le pic le plus haut de la montagne, et se confia encore à la Lune, lui disant qu'il l'attraperait, cette fois ci.
Et Monelpide regarda, pour se flatter, combien haut il était, et proche du ciel. Il descendit sa tête, et observa le Lac de Souvenirs qui trônait en bas. Et Monelpide il vit la Lune sur la surface de l'eau.
"Lune, comme je suis bête, et combian j'ai été idiot de ne pas voir que je ne cherchais que ton reflet dans le ciel! Tu es dans le Lac qui m'a accompagné chaque jour de ma vie, et je ne t'avais pas vu, trop occupé à croire que tu te trouvais dans le ciel. Le Ciel est le Royaume du Soleil, ingrat, masculin, et prétentieux. Ton Royaume à toi, ô la Lune, est mon coeur et le fondement de mon être. Me voilà, Lune, je reviens là où j'ai toujours vécu, et plus jamais je ne chercherais là om tu n'es pas, puisque je t'ai trouvée!".
Alors Monelpide s'élança aussi grâcieusement qu'il pu du plus haut pic de la plus haut montagne du plus haut pays du plus haut continent vers le Lac qui avait toujours été près de lui.
Lorsque Monelpide ateignit l'eau, il eut froid, très froid, trop froid. Il pénètra dans l'eau sans que la Lune le touche. Il s'enfonça jusqu'au fin fond de sa mémoire, et sa tête se concassa violemment contre les rochers massifs de sa stupidité. Alors que sa tête s'ouvrait, sa poitrine se remplis d'eau et brûla de douleur.
Ainsi est mort Monelpide.
III
Papesse à Minuit Deux.
Le Bateleur à vogué jusqu'à la sixième heure sur l'orbe et la Roue. Il faudra à nouveau franchir six larmes pour six lames jusqu'à s'expier entièrement. Il aura traversé les pièges, parlé à tous, et n'aura rien compris. Il se verra pendu pour toujours, tant qu'il n'aura su mourrir à lui même et pour le monde. Mort aux yeux du monde, il veut passer par là, car il croit que c'est là le chemin. Il croit qu'il est le blé à faucher, il veut être la mauvaise graine qui pourris le champs déjà mort, il veut être la moisson moissonnée et la paille qu'on brûle. Il veut voir la faux cueillir ses grains de folie furieuse comme un archet d'acier sur le corps de la Trompette. Et quand il se sera incliné devant le lumineux dessous la Terre, quand il aura sauté du haut de la Tour frappée par la Foudre, quand il aura traversé les illusions de l'un et de l'autre, quand il aura été jugé finalement pour avoir fait le tour de ce qu'il a cru être le monde et l'univers, il n'aura plus qu'à chuter jusqu'au plus bas, mis mat, devenu fou, errant au son des clochettes et des souvenirs, suivant les voix des diables et les choeurs des anges, tous orienté dans la même direction. Car il aura compris qu'il était passé à côté de la Papesse, pressé de tout savoir, et n'ayant finalement rien su, sinon tout oublié.
Et il sera alors Minuit Deux. L'heure de la Papesse.
Beth.
Ainsi s'achève la Flamelosphère.
Et qu'elle s'élève vers d'autres astres
Qui sauront parer à tous les désastres
Des enfants de Mars lâchés sur la Terre.
08 mars 2009
"Recto video...
... et spectaro verso. "(Saint Augustin - La Cité de Dieu)
Voilà encore quelque chose qui ne finira pas ici, mais dans le carnet noir. Car mes couleurs ont été inhibées.
Ces dans ces soirées là, quand on relis tout, quand on sait qu'une autre vie va reprendre le dessus sur l'actuelle, quand on s'attendait à un passage aussi tranquille que la mort dans le sommeil et qu'on nous braque la lumière et le miroir dans la pupille qu'on est aveuglé par la puissance de la vérité.
Ces dans des soirées comme celle-ci qu'on se rend compte qu'on a mis quelqu'un de cher dans la positions qu'on aurait souhaité le moins du monde à notre pire ennemi.
Dans ces moments qu'on se rend compte qu'on est bien égoiste. Pas qu'on le constate froidement par le plaisir de le dire, et de se sentir enorgueilli d'une espèce de fausse modestie qui ne cache rien d'autre qu'une vanité honteuse.
Mais qu'on s'en rend compte.
Combien de fois est-elle venue ici? Combien de fois a-t-elle lu tout ce que je disais? Combien de fois m'a-t-elle "vu" écrire sur d'autres qu'elle avec des sentiments qu'elle aurait peut-être voulu voir dirigés vers sa personne?
Combien de soirée j'ai passé à me confier à elle, à lui avouer tout ce que j'avais sur le coeur, comment certaines m'avaient mis en pièces, combien d'autres me manquaient, combien j'avais de remords envers quelques unes...?
C'est un supplice du coeur qui le lacère sans jamais grande effusions de sang, mais toujours avec beaucoup de douleurs. Des blessures suitante que j'ai toujours redouté. Et arrivé là, c'était moi, le bourreau...
Elle me dit qu'elle veut maintenant prendre ses distances, ce que je n'ai pas voulu.
Elle dit qu'elle veut oublier complètement ce qu'elle ressent pour moi, et revenir en tant qu'amie.
Elle dit qu'elle ne veut plus reprendre contact avec moi jusqu'à ce que cela soit fait. Perte que je n'ai pas voulue.
Elle dit qu'elle ne veut pas que je la contacte de mon propre chef. Ce que j'avais l'intention de faire, bêtement.
Est-ce d'ailleurs bien sage d'écrire cela ici, puisqu'elle peut y venir? Quoique ne viendra-t-elle plus, si elle veut m'oublier...
Je commence enfin à comprendre qu'on est pas toujours le plus malheureux. Que ça n'enlève rien forcément à la douleur qu'on ressent, mais que ce n'est pas parce qu'on souffre qu'on ne fait pas mal.
"Ce n'est pas souvent qu'on souffre de maux visibles
Les douleurs tendres prennent les secrets pour cibles" — Note du 30/01/09, 7:36am
Je ne reçois dans le fond qu'une punition justifiée pour ce que j'ai fait de mal. La justice, dans le fond, n'appartient pas au destin, ni à l'Homme.
La Justice appartient à la Femme, car elle est la seule à savoir la rendre.
Tout ce qu'il me reste à espérer, c'est que mes bétises ne m'ont pas faites perdre une amie chère.
08 février 2009
Congruences à la Russe
Découvrez OOMPH!!
A vrai dire, je n'étais pas vraiment partis pour faire un article, mais vu que c'est ainsi à chaque fois, je pense qu'au final, il vaut mieux parfois se lancer quand on ne veut pas pour finalement, par une curieuse ironie dont Dieu seul, s'il existe, à le secret, souvent réussir et n'en tirer au final pas tellement de plaisir, vu qu'on s'était destiné à ne pas le faire.
C'est sans doute dans ce sens que tout le monde me répète "ça vient quand on ne cherche plus", ou encore des phrases très jolies mais sans grand intérêt, dans le fond, tel que : "Oh, mais ça viendra un jour", "C'est quand on s'y attend le moins que ça arrive le plus!" et autres dans le style le plus pompeux : "Il n'est que patience désintéressée et sans idée qui mène à succès grand." Pour ma part, j'aimerais préciser : "succès sans grand plaisir tiré."
Quel plaisir à obtenir ce qu'on ne cherche pas? Après tout, le plaisir d'obtenir quelque chose est, à première vu, le plaisir qu'on ressent lorsqu'un vide se comble, lorsqu'on retrouve une partie de soit, une partie de quelque chose qu'on désirait. Peut-on vraiment ne plus désirer quelque chose et être heureux de l'obtenir? Je ne pense pas. Quand on obtient quelque chose qu'on ne veut pas, on peut bien feindre le plaisir, feindre la joie, mais pas la ressentir. La chose qu'on reçoit, on l'abandonne dans un coin, car elle ne comble aucun vide en nous, aucun besoin de notre personne. Parfois, même, on préfère l'honnêteté à la politesse hypocrite, et on refuse ouvertement des dons que la vie.
Alors, enfin, peut-on vraiment valider cette hypothèse de "c'est quand on ne cherche plus qu'on obtient?". En réalité, comment fait on pour ne plus chercher quelque chose qui nous manque, dont on a besoin, qu'on veut? La seule solution à ce problème à mes yeux est soit de ne plus en avoir besoin, soit de ne plus en avoir envie. Ne plus en avoir besoin, c'est que ce besoin à été comblé. Par quelque chose d'autre, par quelqu'un d'autre, par je ne sais quoi d'autre qui fait très bien office de remplacement de ce qu'on cherchait. En somme, on a plus besoin de quelqu'un chose que lorsqu'on l'a obtenu. Si on en a plus envie, c'est la même chose. Comment ne plus avoir envie de quelque chose dont on a envie? Lenvie a été comblée par autre chose. Et tout particulièrement, la proposition suivante sera sublimement stupide, mais quand on a plus envie, on a plus envie!
Donc comment prendre plaisir à obtenir quelque chose en ne le cherchant plus? J'avoue que cette expression me dépasse assez. Quand on est en manque, en besoin, il est impossible de s'empêcher de chercher. C'est humain. On a besoin de nourriture, on cherche à manger. On a besoin de soleil, on cherche la lumière. On a besoin de sentiments, on cherche le contact. On a besoin d'évasion, on cherche l'art et la fenêtre spirituelle qui n'apparait jamais deux fois au même endroit pour tout le monde. Non, on ne peut pas s'empêcher de chercher, sinon, qu'est-ce que vivre, sinon chercher?
Au final, je crois que c'est la le résumé de l'ironie vitale et murphyque : "Effectivement, c'est quand tu t'es foulé pour obtenir quelque chose que finalement tu as abandonné, oublié, et dont tu n'as plus envie aujourd'hui que cette chose s'offre à toi, ravie de t'avoir laissée dans ce sentiment de manque intense tout le temps où tu cherchais à l'obtenir." Cette loi n'est pas universelle et toujours réalisée, mais si l'ironie de la vie se résume, c'est sans doute ainsi, dans une formulation mieux prononcée que la mienne.
Tout cela parce qu'au départ de cet article, il y a mon fichu petit calendrier. Et que dans mon fichu petit calendrier, il y a un tableau de Dali à chaque mois, et évidemment, je pense que chacun l'aura remarqué, quand il y a du Dali, je regarde. Il n'empêche qu'hier soir, alors qu'une amie m'en parlait, effectivement, on étais en février. Le tableau était d'ailleurs "Idylle atomique et uranique mélancolique". Et sur ce fichu petit calendrier, c'était le fichu mois de Février. Et dans le fichu mois de Février, je me suis aperçu qu'on était à 7 fichus jours pile poil du fichu 14. Je ne m'épancherai pas sur ce que le 14 Février, tout le monde le sait.
Dans l'absolu, c'est une fête qui m'écoeure. "D'une main", comme disent nos amis anglicisant, par mauvaise foi, parce que je l'ai toujours en pratique passé seul. Seul matrimonialement parlant. Sauf rare exception de l'année dernière. Mais si elle était là, je pense qu'elle serait peut-être d'un commun accord avec moi pour que la fête de 2008 n'ait pas existé. Après, évidemment, il y avait la bière avec les copains parfois, mais c'était surtout du tout seul aussi humainement parlant.
C'était une absence totale d'envie de sortir. Comme le dit la chanson : "Je hais les couples qui me rappellent que je suis seul". Ce n'est pas tellement les deux êtres humains formant le couple qui m'énervent, c'est le couple en lui même. Parce que je suis seul, effectivement. Mauvaise foi, mauvaise foi, mauvaise foi. Et j'assume. C'est donc un "Non, je ne sortirai pas de chez moi pour les voir tous comme ils sont heureux tous ensemble deux par deux. Et les yeux dans les yeux, et la main dans la main, et tout le tintouin. Non, je ne sortirai pas."
Et en même temps, c'est une immense envie de sortir et de courir loin en longeant l'Eure. Courir vite, très vite, à en perdre haleine. Sortir de chez moi, traverser le Vaudreuil; avoir une pensée pour les retraités des rivalières, peut-êtres veufs, peut-être veuves, peut-être divorcés, peut-être accompagné, aussi, si la chance leur sourit. Travers le chemin bétonné, et longer l'Eure, avec ses cygnes, ses canards, ses poules d'eau, et courir aussi vite que je peux en suivant le chemin des Saule, ces grand et beaux arbre qui n'ont jamais fini de pleurer, tant les amoureux ont entaillé leur chair au couteau. A peine leur blessure ecorcée se refermer qu'un nouveau couple un peu romantique fait briller son opinel à la lueur de la Lune, cette gardienne des serments des amants, et le plonge goulûment dans la chair encore meurtrie du pauvre arbre. Et l'amour rit et est heureux de voir souffrir le pauvre Saule seul, lui, toujours tout seul à pleurer au bord de l'eau, tandis que l'Amour dévore tout ce qu'il avait de souffrance et le régurgite en un coup de lame qui rouvre dans son coeur de sève et de bois la vieille blessure que lui avaient infligée les précédents.
Et parfois, j'ai envie, si il fait beau, de m'endormir un peu sous un de ses Saules, et espérer que dans un rêve, l'un d'eux viendrait me parler, me raconter ce qu'il a vu, tout ce qu'il a versé de larme de joie et de larme de souffrance, les gens que lui et la Lune on pu voir s'uni et se quitter après avoir laissé dans leur chair et dans la sienne des traces ineffaçables.
Malheureusement, ces chemins près des cours d'eau sont aussi, dans l'absolu, les plus prisés de ces amoureux qui dans le fond ne font rien de plus mauvais que de vivre leur bonheur. Peut-on leur en vouloir? Non, on peut seulement être jaloux.
Dans le fond, je déteste le 14, parce que c'est le jour où l'on ne peut sortir sans les croiser. Tant mieux pour ceux qui n'aiment pas et qui ne sont pas touchés par la lumière brûlante qui vacille autour d'eux. Je sais juste que ce jour là, tous, autant qu'ils sont, irradie d'une façon que je ne peux ni ne veux voir. Et je ne peux toujours pas parler avec les Saules.
Alors, d'avance, je sais que, encore, je resterai chez moi samedi. A moins que quelque heureux évênement improbable et de toute façon complètement irréalisable dorénavant ne se produise dans le très court laps de temps qui m'est impartis, et surtout dans cet endroit qu'est Corneille, à moins qu'il n'y ai un miracle comme il ne s'en produit que dans les rêves; à moins que vraiment, vraiment, il y ai de ces rebondissements qui n'existent pas, je crois que oui, je vais une fois de plus rester cloitré chez moi, et ne rien faire. Dormir, oublier. Dormir jusqu'au dimanche, autant que possible, pour oublier que cette journée existe, et surtout pour oublier que c'est la vraie journée dans l'année où je peux dire sans éxagérer comme à mon habitude : "Je suis vraiment tout seul."
Alors, samedi prochain, bonne Saint Valentin à tous ceux qui s'aimeront, bon courage à tout ceux qui voudraient être aimés, et bonne journée à ceux qui n'en auront cure de toutes ces sottises. Pour ma part, ce ne sera pas ma journée. Vraiment.
...
Dans le fond, peut-être que j'avais envie de le faire, cet article...
Tableau : Idylle atomique et uranique mélancolique - Salvador Dali
31 janvier 2009
Sélénéïade
Découvrez Moonspell!
C'est fou comme ce soir là j'ai faillit t'oublier. Oublier que tu étais là. Oublier que tu existais et que c'était si réconfortant de regarder la lumière qui se réfléchissait sur toi. Oublier que c'était si bon de voir miroiter les rêves sur ton visage et les Essences dans tes yeux. Oublier que ça me faisait tellement de bien de rester, là, marchant sans savoir où, avançant sans savoir vers, rester là, en mouvement rectiligne uniforme, presque immobile, au fond, dans ce sens; rester là à te regarder, sans que forcément tu me vois, détourner les yeux quand tu tentais d'attraper les miens. Ne rien laisser percer de plus que ce que tu sais déjà; la lumière bleue dont tu irradies révèle tellement de chose, elle a déjà mis à nu tellement de mes secrets, tellement de mes sentiments, tellement de ce que j'ai l'impression d'être, que si elle perçait à nouveau mes pupilles en face à face, j'hésite à savoir quelle monstruosité de ma nature humaine surgirai à travers mes regards, quelle faiblesse de mon coeur ferait céder la digue de mon cristallin. Je ne préfère pas imaginer, si à nouveau tes yeux pénétraient les miens avec toute la pure violence qui est celle de ta lumière pâle, mystérieuse et électrique; si à nouveau cela arriverait, me retrouverai-je avec l'âme aussi nue que le premier jour, aussi dévoilée, agonisante à l'envers, faible et fragile qu'un nouveau né? J'ai préféré esquiver tes regards pour ne pas mourir des millions de fois, pour ne pas voir chacun des photons dont tu contrôlais la danse minutieuse et impalpable comme un petit morceau de miroir qui viendrait me crever et l'oeil, et le coeur, et l'âme.
J'ai faillit oublier combien c'était se sentir bien que d'être ainsi à te voir et à te parler. J'ai faillit oublier combien ta présence m'était indispensable. Combien tu étais la seule source dans le désert aride de la nuit. Combien ton sourire était un croissance d'abondance, une corne resplendissante posée comme l'ultime joyau du diadème que la voie lactée crée en ceindant ton front de Rein de la Nuit. Combien, lorsque tu paraissais pleine et heureuse, tu luisait dans le ciel d'encre comme un joyau ardent du feu bleu de la parole Divine. Une pure énergie, un millier de facette de mystère. Une petite perfection, un diamant dur et pointu et intimidant. J'avais faillit oublier combien tu étais importante, en fait, ce soir là.
Il a pourtant suffit que j'entende prononcer ton nom. Je marchais dans Rouen, et il faisait nuit. C'était l'hiver, et il n'était pas bien tard, pourtant. C'était de ces nuits où très tôt il fait très froid, et très sec. Un vent vient assècher ma gorge que je tente amèrement de protéger de ta fille la Glace et de ton fils le Froid. Je n'avais pas d'écharpe, parce que je n'en voulais pas. J'aimais cette sensation que tes enfants me donnaient, cette sensation de frissonner à chaque instant, comme si j'étais amoureux. Un frisson sans fin, et Dieu sait que j'était amoureux. Il n'y avait que toi à aimer. Je ne pouvais aimer que toi, après tout. Et je marchais en recul, parce que le temps ne pressait pas, après tout. Bientôt, ce serait la fête, bientôt, ce serait la joie dans la chaleur d'une salle, et il aurait fallu rire, et dire des choses amusantes pour que l'ambiance reste bonne, et boire un café, ou deux, et peut-être une bière si l'occasion de présenait. Et il aurait fallu ensuite rire à nouveau, et jouer, et s'amuser, et faire ainsi, parce que c'est ainsi que la vie fonctionne, quand tu n'es pas là, c'est surtout parce que, je suppose, c'est ainsi qu'elle DOIT fonctionner quand tu veilles. Alors le temps ne pressait pas, je n'avais pas hâte de devoir rire et boire et m'amuser. "Lord knows" que ce n'est pas en ces choses que j'ai jamais réussis à me concrétiser en moi même. Alors, je marchais la tête baissée, parce que je ne savas pas à quoi penser. Je cherchais dans ma tête des doigts sur des frettes et sur des touches noir et os; je cherchais des tubes d'acier vrombissant et des disque de métal et de bois percutant; je cherchais des roseaux vaporeux et des balalaika éthérée, des mandolines sautillante et des bouzoukis mystérieux. Et je ne savais pas quoi penser, parce que je ne t'avais pas vue.
Mais il a fallu que j'entende prononcer ton nom. Par qui? Je l'ignore. Sans doute était-ce la voix d'un homme, je ne sais pas, je ne sais plus. Mais il a résonné et tourné dans ma tête, et chaque idée à vibré et s'est inclinée devant ton nom prononcé comme un choeur des Anges. Chacune s'eclipsa, et, pour ne pas se courber, ma tête se leva et te vit. Et me pupilles se dilatèrent, et mon coeur battit plus fort que ne pouvais le supporter mes tympans, et mes lèvres tremblèrent, brûlante de hurler ton nom, quand je te vis. C'était pourtant tellement evident que de là haut dans le ciel, tu dominais et régissait mon être entier, toi dont je n'ai pas dis le nom, de peur de me brûler la langue et de voir mes lèvres tomber en éclat de cristal comme du verre brisé. Je t'ai simplement vue. Je t'ai observée, un long moment, et j'avais largement oublié où mes pieds me menaient, et qui étais là. Il n'y avait plus que toi. Toi, et toi seule. Toi et ton croissant de sourire, nacré, précieux, illuminant mes pupilles jusqu'à m'en rendre aveugle. La lumière que les ténèbres n'avaient pas saisie. Et il n'y avait finalement, je suppose, que toi ou moi pour savoir combien de souvenirs tu me rappelais, à combien de limbes et combien de déception, mais aussi combien de sentiments et combien de sensation tu me renvoyais quand tu livrais au ténèbres de la nui ce croissant lumineux et souriant que tu dessinais dans le noir.
Et puis, j'ai vu.
Je pensais que le ciel était alors noir, très noir, au dessus de ma tête. Et bien que les lumières de la villes fussent des chiens tenus en laisse aboyant après la douce et rassurante obscurité de la nuit, elles n'ont pas réussies à cacher à mes yeux l'étoile que tu couvais sous ton sourire. L'étoile était petite, mais très brillante. Une sorte d'éclat lumineux, une touche finale sur un pointe de ton diamant nocturne. Un cadeau que j'ai cru sur l'instant que tu me faisais. Et finalement, j'ai réalisé.
Ce n'était pas moi que ton croissant de sourire cherchait; ce n'était pas pour moi que tu brillais de tous les feux des yeux de Dieu. Ce n'était pas pour moi. Si a un seul moment, tu avais cherché mon regard, peut-être était-ce pour avoir le plaisir et la joie de me percer à nouveau, comme un ami que l'on scrute, et pour qui on s'inquiète, juste le temps de s'assurer qu'il est toujours là près de nous, puis qu'on quitte pour d'autre horizon après s'être assuré qu'il était bien là où on l'avait laissé. Ta lumière était braquée toute entière sur cete petite étoile qui était bien belle, dans le fond. Il m'a même semblé qu'il n'y avait qu'elle qui brillait dans le ciel; négligeable devant ta splendeur, méritante devant son effort. Elle était jolie, elle était nette. Sa lumière semblait douce à ton sourire, sa lumière senblait t'attirer, et mes yeux te voyais sans cesse te déplacer vers elle alors que le temps te faisais toujours suivre la loi horaire et attractive qui faisait se confondre vos deux lumières en une seule. Si bien que je ne savais plus d'où venait vraiment la lumière. De toi, joli croissant? D'elle, l'astre que tu avais choisi? Ni vers qui et pour qui elle se dirigeait. Vouliez vous vraiment, vous, la Lune et l'Etoile, m'éclairer moi de toute votre lumière pour me montrer tous les chemins et me laisser dans la souffrance du choix et de l'indécision? Ou, simplement, n'existiez vous plus que pour vous, Lune et Etoile, Etoile et Lune, Croissant de Lune et Lueur d'Etoile, Lueur de Lune et Croissant d'Etoile, et irradiiez vous la nuit entière des feux qui sont les vôtres?
Alors j'ai détourné la tête, Lune. Pardonne moi, mais tu m'éblouissais trop. J'ai baissé les yeux, j'ai rabattu mes paupières, j'ai courbé mon échine, j'ai allongé mon pas, et j'ai rejoint la troupe qui avait maintenant pris bien de la distance. Il m'aait semblé que tu étais aussi loin de moi qu'eux l'étaient. Qu'ils étaient à des dizaines de secondes lumières, tout comme toi, Lune.
Et quand nous sommes revenu, j'ai tenté de relever les yeux. J'ai essayé, je te le jure, Lune. Mais ton croissant avait tourné un peu, et la lumière était plus fort alors que la nuit, comme le temps avançait, était plus noire. Alors, j'ai cherché celui qui te transmettrait un message de mon coeur vers ton Croissant.
J'ai posé mes yeux sur la flèche de la Cathédrale, et j'ai prié. Prié pour la Lune.
Parce que je trouve qu'on ne prie pas assez pour la Lune.
La Lune.
La Lune.
La Lune.
Tableau : Elemental Moon - Richard Sardhina
18 janvier 2009
Un rêve.
Découvrez Depeche Mode!
J'étais assis, assistant au bord de la Cène.
Du pain, pour le corps.
Avoir mal. Mal au ventre, mal au coeur, s'écoeurer physiquement. Sentir la pointe des doigts qui chauffe, qui brûle, qui grésille, respirer son odeur de chair brûlée, de cendre en devenir, de poussière à la poussière; en savourer la lente disparition des traces de soit, de son identité; savoir que les spires fondent, que Phi y perd sa valeur, que les spirales deviennent des amas de chair alors ramollie, rougie, puis bientôt méconnaissable et anonyme. Y perdre son identité. Y prendre plaisir. Perdre son nom. Se perdre soit. Devenir fou. Laisser partir avec la fumée les bribes de l'histoire et n'en conserver que des souvenirs incertains bien que détaillés. Faire de la mémoire-mensonge un mensonge cru. Y croire, faute de mieux, et regarder les dix petits moignons s'agiter maintenant, frétillant comme des alevins sortis hors de l'eau. Savoir que le corps sait qu'une partie de lui ne respire plus, s'étouffe, s'enfumme et suffoque. Y prendre plaisir. Sentir ses pupilles se dilater sous la douleur, sentir le cerveau qui hurle à l'arrêt, sentir qu'on a mal, et avoir mal. Sentir ses cheveux et ses poils s'hérisser, que Dieu, si il est là, puisse plus facilement les compter. Sentir le corps entier trembler de désespoir devant la folie passagère qui emporte avec la poussière de peau l'identité et le Nom. Sentir la Loi du Nom qui se brise.
Comprendre, inspirer, expirer.
Oxygèner son petit cortex.
Comprendre, inspirer, expirer.
Avoir mal, et souffrir atrocement.
Comprendre, inspirer, expirer.
Se rendre compte que c'est de la folie, qu'il n'y a plus de retour.
Comprendre, inspirer, expirer.
Retirer ses doigts. Avoir mal. Sentir l'endorphine couler avec son sang.
Sentir. Du pain pour le corps.
Du vin pour le sang.
Le sang afflue, le sang refflue. "Barat Mae, Barat Sekh". Il emporte avec lui toutes les essences de ma tête, tous les distillats de mes pensées. Il les diffuse, il les transporte. Il transpire de ces alcools, il s'enivre de ces liqueurs. Il les conduit vite, trop vite, trop violemment, trop fortement. Les vapeurs s'entrechoquent et me martèlent l'esprit. Le sang cogne fort dedans ma tête, et ne demande qu'à fuser en des milliards de geyser vermillons et écarlates. Le sang veut sortir. Il bouillonne de respirer. Il vout de rage et violace mon front, fait gonfler mes tempes, fait saillir mes veines. Il me met à fleur de peau, tel qu'une cheveux pourrait en couper la surface et faire exploser mon crâne tout entier s'il venait à me frôler. Mon sang hurle, mon sang crie, mon sang espoir, mon sang artifice, mon sang cause, mon sang moi.
Mon sang elle.
Mon sang ce que je suis.
Mon sang veut voir dehors. Mon sans veut m'asperger comme si mes artères étaient des lances à incendie qu'il veut pointer dedans mes yeux. Il veut rougir mes pupilles, et si ce n'est la vie en rose, il veut me faire voir la vie en rouge. La vie en colère, la mort en rage. Il veut me rendre rouge de colère et de frustration, il veut m'éclabousser horriblement et faire de mon corps tout entier la Cène de tous les crimes. Mon sang veut m'asperger. Mon sang veut faire de moi une masse de chair sanguignolente, respirant l'alcool des principes sans gloire et des combats sans cause, puant l'odeur nauséabonde de la mort des rêves et de la naissance de la réalité, exhalant, nonchalant, les vapeurs d'encensoir de mes Idées, transpirant l'Essence des mots. Mon sang veut briser la Loi du Nom, et l'emporter avec lui comme une rivière emporte la digue.
Comprendre, inspirer, expirer.
Mon sang ne veut plus faire qu'un tour.
Comprendre, inspirer, expirer.
Mon sang tourne comme du lait.
Comprendre, inspirer, expirer.
Il tourne trop vite, trop fort, trop violemment.
Comprendre, inspirer, expirer.
Mon sang veut me montrer comme le vin de la vie est salé.
Gouter. Du vin pour le sang.
Du sel pour les pêchés.
Ils forment des calculs qui obstruent mes oreilles et mes yeux. Ils s'agglutinnent et forme un mur blanc et laiteux qui font cataracte au vision que je reçois du monde. Ils se cristallisent et forme le bouchon qui perverti les sons à mes oreilles. Ils se rassemblent pour me meutrir les dents qui voudraient croquer la pomme de la pleinitude, celle qu'on m'a interdit, le fruit qui pousse sur l'arbre qu'on m'a interdit de toucher. Ils s'éparpillent sur le globe et fausse la texture que je touche avec mes mains. Ils forment une corolle sur mes narines et l'odeur d'iode, de chlore et de sodium prend le dessus sur tous les parfums qui hantent l'atmosphère que je respire. Le sel. Les pêchés. C'est ma bile, c'est ma salive qui s'évapore, c'est mon sang qui sèche et s'écaille comme la croûte de ma bétise, qui lui permet d'exister.
Le sel est venu de ma colère contre mon incapacité à réaliser tout ce que je voudrais pourtant tellement. Le sel est venu de la frustration de ne pouvoir rien faire comme il le faut, de n'écrire que des mots imparfaits, de ne créer que des liens trop faibles, de ne dire que boue, de ne créer que du gris et jamais de coloré. Le sel est de ma colère.
Le sel est né de la façon dont j'envie les autres. Le sel est né de cette bêtise que j'ai de ne considérer que les bons moments que peuvent passer les autres, et à chaque instant les envier pour le bonheur qu'eux mérite, tandis que goûtant la plainte, je ne fais rien pour mériter rien. Le sel est de mon envie.
Le sel est créé par le désir charnel que je ne considère que trop. Le sel est créé par mon idiotie à ne m'arrêter parfois qu'aux corps et d'imprimer dans le sel devant mes yeux les images de ces jeune filles trop belles, trop ravissante, trop jolie, trop évocatrice, pour pouvoir m'appartenir. Le sel est né de l'absence de corps à mes côtés, de l'absence de fusion dans la chaleur moite, de l'absence de parfum de cheveux vanillés au réveil, de l'absence de sucre sur l'absence de peau à embrasser. Le sel est de ma luxure.
Le sel est puisé dans mon anti-motivation. Le sel est puisé dans cette espèce d'amorphisme ventripotent qui régit mon caractère, et me pousse à toujours considérer l'effort comme absurde, au dessus de moi. Le sel est puisé dans la paresse que j'ai à réaliser les projets, peut-être justifiée à tort par mes lamentations vaines et sans raison aucune. Le sel est de ma paresse.
Le sel est extrait de ma gourmandise. Le sel est extrait comme une huile de cette façon que j'ai de vouloir tout et encore plus à tout instant et encore plus. Le sel est extrait de cette noix immense et rasasiante, de cette mâne céleste que j'attend paresseusement sans savoir que si je la goûte, je meurt, et si je ne la dévore, je m'y perd, et si je la digère, je peut être au dessus de Dieu. Le sel est de ma gourmandise.
Le sel est emprunté à mon avarice. Le sel est emprunté à cette façon que j'ai de ne jamais dire de mot gentil pour rassurer les gens, pour leur faire plaisir. Le sel est emprunté à mon avarice de gentillesse, à mon avarice d'intelligence... Avarice? Encore faudrait-il qu'il y ait gentillesse et intelligence pour pouvoir en être avare. Le sel est de mon avarice.
Le sel est engendré par mon orgueil, au final. Engendré par cette idiote fierté, par cette voie que j'ai d'être imbu de ma personne, à cet honneur ridicule qui n'a de toute façon plus aucune valeur au jour d'aujourd'hui, et n'en a d'ailleurs sans doute jamais eue que dans les esprits des orgueilleux. Engendré par ces envies de panache, ces envies de théatral, de grandiose, de gigantesque, de noblesse de coeur et de noblesse d'esprit, qui sont des rêves aux antipodes de mes actes. Le sel est de mon orgueil.
Comprendre, inspirer, expirer.
Le sel est de ma colère, le sel est de mon envie.
Comprendre, inspirer, expirer.
Le sel est de ma luxure, le sel est de ma paresse.
Comprendre, inspirer, expirer.
Le sel est de ma gourmandise. Le sel est de mon avarice.
Comprendre, inspirer, expirer.
Le sel est de partout de dedans mon orgueil.
Orgueil. Du sel pour les pêchés.
Comprendre, inspirer, expirer.
Du pain pour le corps que je torture à tort.
Comprendre, inspirer, expirer.
Du vin pour le sang qui me transcende.
Comprendre, inspirer, expirer.
Du sel pour les pêchés qui m'assèchent et me vident de mon eau.
Un festin de pain, de vin et de sel.
J'étais noyé, assistant au fond de la Cène.
Tableau : La dernière Cène - Salvador Dali
30 août 2008
And I'll smile and I'll learn to pretend...
Découvrez Dream Theater!
Voilà.
Nous somme le Trentième jour du huitième mois dit celui d'Auguste de la deux-mille-huitième année de l'ère grégorienne.
Nous somme un jour de Saturne, dieu du Temps... Douce ironie, hein? Dans deux jours, je pars dans mon fichus internat, mais évidemment, je crois que cela ne vous atteint pas plus que cela, ce qui est d'ailleurs tout à fait logique...
Douce ironie, car même si cette date fut très relative et changeant, c'était l'échéance que je m'étais donné pour bien des choses...
Échéance pour terminer mon roman. J'avais promis à Adrien qu'il aurait le droit de me mettre une superbe droite si je ne l'avais pas fait. Très bien, "Le Prince de Rien" n'est même pas commencé... Adrien fut gentil, il comprit que 1) mon opération me faisait souffrir de la machoire; 2) que son amitié lui refusait un acte aussi ridicule.
Échéance pour terminer au moins 10 compos, de quoi consister une démo. Je dois en avoir à peine la moitié, dont peut-être seulement trois réellement finie. De toute façon, quand le logiciel d'écriture musicale resemble à un musicien fatigué dont les parties ne s'accordent pas, ça décourage... Dommage, j'en ai beaucoup en tête. En récapitulant, j'ai "Phoenix & Diamonds", "Bluebird Music Box", "Shoot'em up", "Run", "Ghosts" de finis, "Alois", "Schrödinger Cat", "Alice Liddel", "Stormbringer" et "May 20th" en préparation... Encore à rater.
Dernière échéance, celle de dire ce que j'avais sur le coeur. A quelqu'un en tout particulier. Je ne suis même pas sûre qu'elle se reconnaisse si un jour elle passe par ces murs froids et lugubres comme des armoiries teutonnes, pleurant tout le sable de la tristesse et hurlant tout l'or de la vertu qui se perd... Oui, vous ne saviez pas? Alors que la France privilègia dans ses armoiries l'Or des Rois et l'Azur du Christ (rappelons que la France, en héraldique, est d'azur à trois fleur de lys d'or ), les blasons germains jouent beaucoup sur deux émaux et un métal : le Sable (noir) de Tristesse et Mélancolie, les Gueules (rouge) de Force et de Passion, l'Or de la Vertu... Au fond, je me suis toujours senti comme ces grandes cathédrales Allemandes, toutes en ciselure gothique (attention, le style achitectural, pas le truc tout en noir machin tout ça...) et finesse de marbre... L'Allemagne de Goethe, voilà où j'appartient...
Je fermerai cette parenthèse improvisée en disant que l'Or et le Sable sont les couleur de ce site, parce qu'elle sont à la fois la Tristesse et la Mélancolie du Coeur, liée à l'Or de l'Honneur et à toutes ces vieilles vertues qui n'existent plus de nos jours mais auxquelles je tente encore de croire, en vain...
Je disais donc qu'en particulier, je m'était fixée cette date comme celle où "je lui aurait dit combien je l'aime, ou ce sera jamais". Encore un raté, hein? Je me refusais de le faire par sms, mail ou téléphone, par grandeur de coeur, par honneur, furieux de me cacher derrière un appareil... J'aurais voulu tout lui dire à nu, complètement désemparé, loin de cette arme qu'est l'écrit, symboles idéaux derrière lesquels les sentiments sont bien à l'abri à travers temps et espaces... J'ai toujours eu plus de faciliter à m'exprimer à l'écrit. A l'écrit, on ne bégaie pas, on n'hésite pas, on ne sanglote pas, on ne hoquette pas, on n'etouffe pas une strangulation terrible de notre coeur qui se tord de douleur et hurle son nom (Grâce! Grâce! Car c'est de la Grâce, c'est de Hannah que vient son prénom.. Hannah, la Grâce, en hébreu) à chaque fois que l'on pense à elle. A l'écrit, on ne sue pas, on est pas pétrifié de terreur. A l'écrit, on est bien sagement cachés derrière le papier et l'encre.
A l'écrit, on est comme Christian qui use de Cyrano. Le papier se chiffone, l'encre s'efface, et la lettre en devient laide, hideuse, affublée d'une mochetée horrible, tellement elle exprime mille fois mieux les sentiments qu'on ne le saurait faire à travers nos paroles.
Non, c'était la voix chevrottante, trébuchante sur les mots qu'il fallait prononcer mais qui ne sortait pas, c'était l'oeil réprimant la larme, c'était le nez se fermant à son parfum pour ne pas en souffrir, c'était la langue sèche que ma tête et mon coeur soit tout entiers envoutés par elle, c'était mes oreilles rougies par la peur et la timidité, c'était le ventre noué de cette sensation de tomber infiniment dans le vide de ses yeux immenses et noirs, aussi noirs que ses cheveux, c'était la pupille éblouie par le soleil qui se dégage de sa peau...
Oui, c'était faible et l'âme à nue et le coeur à découvert, c'était à ses pieds et amoureux que j'aurai voulu tout lui dire, c'était l'âme et les sentiments tout offert en sacrifice à son regard de feu et à sa voix comme mille rasoirs courant sur la peau, que j'aurais voulu lui dire que lorsque j'étais rentré dans ce théâtre le 20 mai 2007, lorsque que je prenais immédiatement un ami à part pour lui dire que cette fille avec ce haut orangé et ces cheveux si noirs, cette fille là venait de me laisser pantois, qu'il fallait absolument que je lui parle et que je la connaisse; lorsque je passais le restant de cette soirée avec elle, et finalement la quittait, en sortant du théâtre, avec son numéros comme un trésor resplendissant, l'âme en peine, le coeur en émoi; que lorsque ce 20 mai 2007 arriva, je commençait à l'aimer comme il ne m'était pas arrivé depuis longtemps d'aimer quelqu'un.
Et ce à travers tout ce temps, depuis plus d'un an maintenant... Ce soir là, il reste gravé dans ma mémoire, indéniablement. Et toutes les choses qui arrivèrent par la suite.
Neuf appels en absence immédiatement après ("Neufs appels en absence? Waoow!" ).
Un samedi après midi avec un mariage ("Je trouve ça tellement beau, une robe de mariée..." ), une imitation de chat ("Miaaaaaeoooww..." ), une visite d'une maison ("Non, là, tu ne rentre pas, c'est en bordel, ma chambre..." ), une kangoo jaune avec de la "mauvaise musique" ("J'aime pas la musique de mon père, il écoute que du jazz..." ), un contact innatendu et un regard de trop ("Arrête, j'aime pas quand on me regarde comme ça, ça me gêne..." ), des amies qui arrivent ("J'attend des amies, il faudrait que tu y aille..." ), un retour avec une envie de se cogner la tête sur tous les murs...
Un bal masqué auquel je n'ai pas assisté, mais où l'on ma dit que la robe de mariée, finalement, elle l'avait portée ("Oh non, qui est-ce qui te l'a dit? Je parie que c'est Maxime..." ).
Un avoeu à demi-mot et une promesse aussi futile que celles que l'on fait à 15 ans ("Si c'est bien la fille à laquelle je pense, perd pas espoir, tu partage au moins la musique en passion avec elle, tu sais, ma passion pour la musique, peu de gens la comprennent..." ).
Un an à la regarder chanter, une heure par semaine, à 2 mètre de moi, à chaque fois toujours plus belle ("I send an SOS to the world..." ).
Un concert superbe au lycée ("Can't stop..." ).
Un autre inoubliable à Rouen ("Je dis Aime..." ).
Rien de tout cela ne lui a été dit...
Lâcheté.
Peur.
"Rival", si jamais on considère qu'un jour j'ai été "dans la course" (expression détestable...)
Pessimisme.
Défaitisme.
Réalisme.
Peur.
Lâcheté...
Peur...
Peur...
Peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne rien pouvoir formuler, peur du ridicule devant elle, peur d'être pathétique, peur de ne pas lui plaire, peur d'être face à la réalité, peur d'aimer...
Timidité. Je n'ai jamais osé, je n'ai jamais osé...
Est-ce que je suis trop fleur bleue? Est-ce aujourd'hui un défaut d'aimer au point de ne pas vraiment l'avouer? Est-ce grave de nos jours d'aimer passionément si tôt? Est-ce fatal d'être romantique dans une époque où cela n'existe plus, ou si peu?
Je suis complètement cinglé...
C'est clair... Je suis absolument dingue, fou, timbré, fou, secoué, agité, givré, j'ai les fils qui se touchent, les plombs qui sautent, les fusibles qui grille, les durites qui pètent, les soupapes qui partent en fumée...
Je n'arrive plus à évacuer qu'en écrivant...
De toute façon, si elle le savait, regardez moi... Je suis pathétiquement fou... Peut-on aimer quelqu'un par pitié? Peut-on aimer quelqu'un d'aussi potoyablement sensible? D'aussi pitoyablement tragique? Pitoyablement timide?
Pitoyablement pitoyable?
On a beau tenter de se forger la plus dure des carapaces, on a beau tenter d'ériger un mur entre soit et le monde autour, on a beau tenter se fondre une armure resistante de mots, de connaissances, de refléxion...
Je ne suis qu'un Tortue : derrière la plus dure des carapace, c'est là que se cache le plus vulnérable des coeurs...
Je suis toujorus aussi pitoyable.
J'aurais tellement aimé pouvoir lui dire tout ça d'une façon plus pure, mille fois plus belle, j'aurais tellement voulu lui crier à travers des sens que les humains n'ont pas, j'aurais tellement aimé lui transmettre mes idées et mes pensées sous la forme la plus originelle, la plus pure, celle qui fait la plus merveilleuse des poésies, cette formes qui n'est entravées ni par les mots ni par le langage ni par le matérielle, j'aurais aimé lui dire à travers la simple pensée totale et sentimentale, aérienne, pure, distillées, quintescente, celle qui n'est pas un simulacre d'elle même...
J'aurais tellement aimé que ce fut plus facile, et que je fus quelqu'un de meilleur...
Mais maintenant que je m'en vais, c'est trop tard.
Grâce...
J'aurais aimé lui dire avec plus de Grâce...
Image : Extraite du film "The Fountain"
14 août 2008
An Island without Name...
Découvrez Scorpions!
Ne vous méprenez pas, il fallait que je trouve un titre, et j'écoutai Scorpions... Bref.
Dans 21:52 heures, j'ai 17 ans (même si selon mon état civil, je suis censé déjà les avoir... Youpi, la belle jambe), mais on s'en fout.
C'est juste que je me sens bizarre, en fait.
J'ai juste découvert que je n'étais pas seule, et ça a provoqué tout un tas de remous, de sentiments contradictoires et tous entremêlés. Une sorte de superposition quantique des avis et des "feelings" (désolé, je voulais le dire comme ça, parce que pour moi, la sonorité du phonème "feelings" m'évoque bien plus ce qu'on ressent que le phonème "sentiment")...
Au début, ce blog n'a été créé que pour une chose : essayer d'avoir un but, de faire quelque chose qui laisse une trace. Ma main n'étant pas assez expérimentée pour écrire assez vite en suivant ma pensée, et mon écriture interdisant toute relecture, tellement elle est aléatoire, bizarroide,tout en symboles incompréhensible; j'avais trouvé en le clavier informatique un moyen rapide, efficace et garanti (ou presque) de laisser une trace qui suive un peu mieux la pensée, même si il n'en est rien de plus proche que la pensée elle même. Ce blog, tout cela, ce n'était que dans le but de ne pas oublier, ne pas devenir amnésique de ce que j'ai pensé, car l'oubli est purement et simplement la pire de mes peurs. La seconde, c'est la mort. MA première peur, c'est parce qu'on ne sait plus. La deuxième, c'est parce qu'on ne sait pas.
Comme j'avais beaucoup de mal à écrire pour personne (car il faut avouer que personne ne venait sur ce site, sauf quand je l'y invitai), c'est-à-dire pour moi-même, ce qui en était pourtant le but, je m'attardait un peu à donner à ma tanière une décoration "héraldique", qui me caractérisait quelque peu. Aujourd'hui encore, le blason né de cet attachement à l'héraldiqe, dont la dénomination exacte est "tiercé en pairle de sable, de gueules et d'or, à la lyre d'argent brochant sur le tout", est resté ce que je considère comme le miens...
Bref, après quelque temps infructueux où je me retrouvé titillé par la page blanche ou des articles sans valeurs, idiot, qu'aujourd'hui je trouve ridicule, je décidait de l'arrêter tout en le gardant au cas où, et ainsi je perdait nombre de lecteur que je n'avais jamais eu.
Je pensais qu'il fallait trouver ses lecteurs pour avoir une fréquentation sur un blog, à part la sienne.
Ce sont elles qui m'ont trouvé. Sans que je le sache.
Lorsque j'ai découvert que j'avais deux lectrice, la première étant celle que s'autopseudonyme "Sélénite" (lien à droite en bas), et une seconde qui, ne se faisant appeller par aucun nom, j'ai décidé d'appeler "La Rêveuse", en référence à son blog (également en lien en bas à gauche); lorsque je les ai découvert, j'ai d'abord commencé par prendre contact avec Sélénite, qui s'avert être maintenant en fait quelqu'un qui me tiens à coeur, parce qu'elle est mon contraire, en quelque sorte, et mon alter ego, dans une autre sorte; cela fut confirmé lorsque je visitai son blog.
Puis je visitai celui de La Rêveuse. Et là, coup de foudre idéal (dans le sens des idées, je précise...). Je découvrai une sorte de monde dont je reconnaissait certaine couleur, qui possédait également des couleurs que je n'avais jamais vue, des nuances légèrement différentes des miennes, parfois, mais s'en rapprochant. Des passions culturelles commune, notamment lecture et peinture, "entre autre".
J'ai découvert des femmes qui, même si elles sont très différente de moi, se rapprochent de moi, parce qu'elle REFLECHISSENT et PENSENT, deux actions qui se perdent aujourd'hui de nos jours.
Pour ce post, au départ, la chanson devait être "Les Dunes" de Téléphone, parce que j'avais vraiment l'impression de marcher, depuis quelque années, dans un désert, seul, avec mes reflexions, avec mes pensées, avec mes idées, seul, solitaire, toujours tout seul, encore et encore tout seul, solitude, solitude, solitude. Et puis, du haut d'une dune, j'ai entendu deux appels, qui venaient de deux autre dune un peu lointaine, et j'ai découvert que je n'était pas seul... Mais bon, Deezer n'étant pas capable de me fournir ce que je vex, j'ai choisit "Holidays" en version acoustique de Scorpion, parce que je la vois comme une chanson d'espoir et triste à la fois...
Car oui, j'étais heureux. Enfin, des gens à qui raconter tout ce que j'ai vécu, ce qui, en fait, comme je l'ai constaté, est horriblement peu, du fait, sans doute, de mon jeune âge. Enfin des gens à qui exposer mes idées, et qui seraient capable de les complèters, ou les refuter, me permettant ainsi de les défendre et les compléter. Des gens capable de me faire avancer, parce qu'on a des choses en commun, parce qu'on ne se stoppe pas à la frontière de cette reflexion qui fait mal à la tête, parce que... Parce que on vient un peu de la même planète extra-solaire, même si on est pas forcément du même continent.
C'était tout d'abord la joie, le bonheur total et accompli : je savais à qui j'écrivais, et j'écrivis beaucoup mieux, après. Je savais que j'écrivai à des gens qui pouvaient me comprendre. J'avais le courage de m'affronter, aussi, parce que je savais que réfléchir ne me faisait plus peur, parce que je pouvais le partager.
Mais seulement, voilà, j'étais triste, et un peu déçu, jaloux, vexé, aussi...
Cela faisait longtemps que j'étais tombé dans ce vice horrible qu'est l'orgueil (à ce qu'on dit, c'est propre aux Lions...). Je m'enorgueillissais, oui, c'est le verbe approprié, d'être un être doué de reflexion, de pensée, d'idée, de création, j'étais orgueilleux et trop fier d'être un de ces êtres qui reservait à la reflexion une place de choix dans le cerveau, dans un monde où tous le monde accepte par le biais de la télé de vendre à coca cola de la place dans son cerveau, où tout le monde n'a pas compris que le télécran et le libertel, oui, ça existe déjà, Running Man et 1984, ça a commencé depuis longtemps.
Alors imaginez vous bien que quand je découvrai que ce que je pensais être mon petit privilège personnel à moi et rien qu'à moi, ce que je considérai comme un don unique qui m'étais donné, quand je découvrais que tout ça, je le partageais avec d'autre, j'ai eu l'impression detomber de haut. Aujourd'hui, encore, j'ai honte de ce sentimet.
J'étais donc empli de bonheur d'avoir trouvé et de désespoir d'être mis à nu, d'amour de ces créatures semblables à moi et de haine envers ces deux adorables personnes qui, je le croyais, me piquaient un peu de ce que je considérai à moi; de joie et de tristesse, d'envie d'écrire et d'envie d'arrêter. J'étais comme qui dirait, complètement chamboulé.
Cette phase est passée, et à été remplacé par mes problème habituels : je pense trop, je n'agit pas assez. Je passe mon temps à réfléchir, à réfléchir, et arrivé au bout de la reflexion, j'en avais oublié le début. Alors pour moi, je voyai deux solutions : le dialogue e le blog.
Depuis que je vous connais, Madame/Mademoiselle Sélénite et Rêveuse, j'ai réappris à discuter sérieusement sur des sujets qui me tiennent à coeur sans qu'on me prenne pour un fou qui pour son âge ne vit pas ce qu'il doit vivre.
Parce qu'il est vrai que je me pose aussi des question là dessus.
Sélénite doit orbiter autour de la vingtaine d'année, la Rêveuse doit avoir sans doute passé la vingtaine. Moi, je n'ai que 17 ans.
Alors est-ce moi qui suis trop vieux, qui ai grandi trop vite pour mon âge, est-ce moi qui suis trop vieux pour 17 ans; ou alors est-ce le monde entier qui est en retard, est-ce qu'en fait je suis comme on devrait l'être à 17 ans de vie, et que c'est le retard universel du monde par rapport à une fausse normalité que je représente qui fait que seul les gens plus vieux (et encore, des rares) possèdent les mêmes centre d'intérêt que moi?
Dans les deux cas, cela me gêne énormément. Dans le premier cas, cela voudrait dire que je suis soit plus mature qu'il ne le faut, ou plus avancé (j'en ai entendu certain dire surdoué... N'importe quoi.), et cela me gêne horriblement, parce que je suis NORMAL, bon dieu de bois... Que je n'entende pas dire que je suis en avance, qu'on ne vienne pas me flatter, qu'on ne me félicite pas, qu'on ne me dise rien, je déteste le compliment, je déteste être en avance, je veux juste qu'on me foute la paix sur mon âge.
Dans le deuxième cas, ça ne va pas non plus, car cela voudrait dire que je suis LA référence (ce que j'abhore) et que le monde entier est peuplé d'attardé. Hors, je ne suis pas d'accord, il y a quelques personnes en ce bas monde que JE NE PEUX PAS voir comme des attardés.
Il existe sans doute une troisième solution... Mais je ne la connais pas. Je la saurai, un jour.
Et finalement, Sélénite, Rêveuse, je dois vous remercier pour tout ce que vous représentez pour moi, sans le savoir, sans doute, surtout Rêveuse. Vous êtes des phares qui indique que, même si ce ne sont que des rochers isolés, il y a des terres que mon navire en dérive peut atteindre; des gens sur des Dunes en plein désert qui me disent que non, nous ne somme pas des mirages, tu n'es pas seul.
Merci, merci mille fois.
Je ne suis plus seul.
Je ne suis plus seul.
Je ne suis plus seul.
Je ne suis plus seul.
Je ne suis plus seul.
Et pourtant, je ne peut m'en détacher, j'en reste toujours aussi seul, et solitaire, et misanthrope.
Je ne suis plus seul.
Je reste solitaire.
Drôle de vie qu'est la mienne. Drôle de personnage que je fais.!
Ridicule petit personnage.
01 août 2008
Briefing...
Découvrez Liquid Tension Experiment!
Bon Dieu de bois!!! oO
Un petit moment que je n'était pas revenu ici, dis donc... L'occasion, sans aucun doute, pour faire un peu le point sur tous ces projets que je n'ai pas encore achevé (ou commencé d'ailleurs...), sur ces dernières choses qui m'arrivent ces derniers temps (pas les ultimes temps que j'ai à vivre, j'espère...), bref, faire le point.
.
Donc ça c'est fait... (jeu de mot/typographie niveau Novice se cachant au dessus, saurez vous le trouver?)
Côté Littéraire j'ai encore beaucoup de chose à arranger... Des nouvelles à écrire, surtout. Elles sont nombreuses, divergeant dans le fantastique pour la plupart, un peu de fantasy, aussi. Les Corbeaux, Le Roi des Aulnes (adapté du poème de Goethe, ambiance plutôt fantasy, dans mes idées), Le Chat de derrière la porte, L'acouphène, L'autre fou... Beaucoup de nouvelles, trop, sans doute. Un roman, aussi, ou plutôt une saga, sans doute un diptyque, ou une trilogie, mais si j'écrit le premier tome, ce sera déjà merveilleux. Je pense que cela, je le détaillerai dans un petit scriboïde réservé. Des poèmes, toujours, mais moins... La série des Arcanes à finir...
Côté musical ça avance, ça suit son petit bonhomme de chemin. J'ai actuellement morceaux terminés qui ne font qu'appeller à l'enregistrement en studio. Phoenix & Diamonds, Ghosts, Alice, Run, Bluebird Musicbox, Before our Masters arrive, A Dying Dream (Stormbringer)... Quoique cette dernière est encore en train de germer... Je tiendrai à nouveau au courant.
Voilà, mes projets sont en plan, toujours autant, comme il l'ont été, comme ils le seront. Je n'arrive pas à parler avec moi même par écrit. En fait, je hait le monologue lorsque personne n'est là pour écouter. Ca se perd dans le vide, ça s'estompe, ça meurt... Comme quand on se réveille d'un rêve et qu'on ne s'en souvient plus. Seul, je préfère encore laisser ma penser fuir à travers les pores de mon crâne plutôt que pervertir et dénaturer mes idées en les posant sur du papier ou du binaire, dommage, pour cet article, c'est raté (haha.).
La prochaine fois, je vous raconterai un rêve que j'ai fait...
Si j'en ai le courage et la patience...
Et surtout si vous êtes là, ce que je commence à ne plus croire.
Parfois, j'aimerai bien avoir des personalité multiple, une schizophrénie, un compagnon imaginaire, mais être réellement fou à lié, cinglé, timbré, gueudin... Et ne pas le savoir. Ca me ferait vivre dans un monde où je ne serais jamais seul, ou tout serais plus ou moins sous ma volonté... Un monde de folie que je serai le seul à comprendre, parce que j'aurais été le seul à l'établir, au final...
Allez, soyons fou, bordel...
27 janvier 2008
Batuccada!!
Let's Rock !
Vidéo envoyée par Underslide
12:30 heure locale à GMT+1
France
Haute-Normandie
Eure
Val de Reuil
Lycée Marc Bloch
Refectoire.
L'un des plus grand moment du XXIème siècle est sur le point de se passer... :
la plus petite et plus courte batuccada du monde, avec le matériel le moindre.
Et pourtant, c'est de loin la meilleure de toute :-p
Un grand merci à Gaby (à droite) qui m'a accompagné (moi à gauche) dans ce délire jusqu'au bout !
Et que la musique brésilienne soit avec toi... et les brésiliennes avec moi ! :-D
Caméraman : L'Gok, si je me souviens bien :p ou Natou, peut-être ^^
26 janvier 2008
Laisse Sphère
Maintenant que vous êtes entré ici, il me semble
on ne peut plus important de répondre à une question que vous devez
vous posez depuis déjà une petite dizaine de minutes (bah oui, vu que
c'est mon deuxième article, faut bien lire le premier... non? o_O) :
Flamel, ça passe, sympa le pseudonyme, et tout, machin, Harry Potter...
BAF! (Aïeuh !) Ce n'est qu'une convention, ça ne veut rien dire, on en sait rien.
[No no no, Nicolas Flamel n'a pas attendu Rowling pour exister!!]
Mais pourquoi la sphère?
Oups... Sphère, désolé...
Et bien pour une raison toute simple :
Les sphères sont partout... Elles constituent notre monde!
Vous n'avez jamais remarqué? Bien, passons donc en revue depuis l'infiniment petit jusqu'à l'infiniment grand!!
Tout
d'abord, si on écarte les particules élémentaire et anti-élémentaire,
les photons, les neutrinos, tout ça... On se retrouve avec les atomes
comme base de toute matière! Il est alors étrange de s'apercevoir que
les atomes ont une forme sphérique.
Les sceptiques (et j'en connais qui le sont assez pour dénigrer toute théorie qui n'est pas la leur...) diront sans doute
Que
neni non point, vilain sceptique ! Moi, je suis l'alcool à 70°, je ne
vous aime pas! Je suis anti-sceptique (blague foireuse, certes, je
devrai m'auto flageller à la discipline et verser du citron et du sel
sur mes blessures pour me punir, mais nan... Paske ça fait mal,
d'abord!)
N'avez vous jamais remarquée, sur les photons prises au
microscope, que le rayonnement radioactif de certains atomes était un
cercle? Sur une vision en deux dimensions, on a donc un atomes en
disque (si on estime que la lumière est assez généreuse pour se
répartir équitablement), et donc, si on s'imagine toàut ça en 3D, on
penche franchement à penser à une sphère.
Même à l'échelle de
notre planète, on a tout organisé en sphères! Noyau, manteau,
asthénosphère, lithosphère, bioshpère, hydrosphère, atmosphère,
noosphère (petit clin d'oeil aux lecteurs de Werber)... Notre planète
elle même est sphérique (mais malheureusement, y'en aura toujours pour
chipoter en disant que non, qu'elle est aplatie sur les pôles du fait
de sa rotation...).
Je ne me risque pas à parler des astéroïdes
et autre déchets de vomissures post-mortem des autres planètes et
étoiles, puisque des sceptiques (encore!) iront dire que leur forme est
loin d'être sphérique...
Mais les autre astres? Vous aurez tous
remarqué que les sondes que l'être humain a envoyé nous ont rapporté
des images d'astres et étoiles qui sont, si je ne m'abuse, sphériques!
En
allant plus loin, ont pourrait tout rapporté à l'idée d'astres central
et des phériphériques en rotation : Le noyau de l'atome et ses
électrons, l'étoiles et ses planètes, les planètes et leurs satellites,
la galaxie et son bulbe central...
Coïncidence?
Tout cela
m'avait tellement mis sur le cul que moi aussi, je voulais créer ma
propre sphère, mon propre système de rotation en trois dimensions. Avec
l'informatique, maintenant, il devient assez rapide de partager ses
idées, ses reflexions, ses pensées, etc.
Et puis j'avais besoin d'un nom, et Flamelatome, c'est moche...
C'est donc pour ça que vous êtes sur la Flamelosphère, et
non pas autre part que dans la sphère que je m'acharne à créer sans
jamais la terminer (je suis tenté de dire que cette fois-ci, je ne la
lacherai pas, mais finalement, tiendrai-je vraiment les promesses que
je me fais?), mais qui a tout de même un espoir de survivre longtemps.









