13 avril 2009
Catrina's Ideal Writing Machine

Pardon d'être resté loin d'ici pendant longtemps.
Je viens à peine en fait de revenir de loin.
Du monde réel.
J'ai vécu sous les ponts avec mes pensées, ces derniers temps. Elles avaient froid, nulle part où aller, nulle part où grandir. Elles ont faillit mourir, je crois. Mourir avec le froid du monde, avec le vent sec des autres et la misère de la réalité. Puis j'ai retrouvé la clé de cet endroit. Je l'avait oubliée, je l'avoue.
C'est drôle de revenir là en tant que visiteur, et plus en tant que "auteur." J'ai poussé la porte, et elle grinçait comme une transylvanienne d'un film d'horreur des années 70. Quand je suis rentré, cela sentait le vieux livre. Celui dont les pages ont jaunies, sont devenues dures comme du carton, avec cette vieille typographie, cette vieille police d'écriture qui sent bon le vieux plomb d'imprimerie.
J'ai épousseté quelques étagères remplies de vieux textes grinçant et pleins de souvenirs savoureux. Certains épicés comme du poivre, d'autres doux comme le sucre, beaucoup aussi d'horribles comme le sel.
J'ai trouvé une petite bouteille sur ma table. Elle portait l'inscription "Bois moi" en miniatures abbatiales. Je l'ai fracassée par terre. Le liquide rouge brillant et suave s'est répandu sur tout le plancher, formant de honteux grumeaux avec la poussière de lune qui s'était accumulée sur les lattes de bois. La flaque vermillon exhalait un parfum de sucre, de raisin, de vanille. Le parfum de la facilité. Celui du déjà fait. Celui de la répétition.
On ne me la fait pas, à moi. J'ai lu assez de conte pour savoir comment réagir lorsqu'une telle bouteille m'attend. Quand une bouteille nous propose à boire, il faut la jeter. Ce serait trop simple, sinon. Aurais-je grandis, aurais-je rapetissé, en la buvant? De toute façon, temporellement.
Parce qu'à côté du vin, il y avait un peu de pain. Et il portait l'inscription "Mange moi" en glaçage blanc et brillant sur son dessus. Je l'ai senti : c'était une belle brioche vendéenne, pleine de sucre, mais si lourde lorsqu'on l'a finie. C'était sans doute la paresse, ce pain. Je l'ai jeté dans le vin, je l'ai piétiné. Le tout formait une jolie pâte rouge très pâle qui collait à mon pied. Comme du sang dans du lait caillé. Je pouvais voir tout le cannibalisme et toute l'horreur de ce qu'étaient ces deux aliments. Et j'en avais déjà assez ingurgité à ce jour.
J'ai été pris d'une envie de vomir en sentant l'odeur de mort et de putréfaction qui s'élevait du gâteau rougeâtre encore informe. La nausée m'a serré la gorge, et en hoquetant, ce que j'en avais déjà mangé dans ma vie m'est revenu depuis ma mémoire. Et maintenant, je vomis tout cela.
Cela brûle, ça irrite, ça acidifie la gorge, ça détruit tout, ça décape, ça ronge. La honte, c'est corrosif. Quand on fait toujours des choses facile en ne faisant rien, il est normal de ne pas supporter de tout sentir remonter.
Au fond de mon chez moi, dans ce petit appartement plongé dans un crépuscule estival, d'un jaune maladif brillant, très orangé, il y avait mon bureau, avec une petite machine à écrire dessus. Pas un vieux modèle, une électrique. Toute blanche, mais la poussière l'avait pailletée de gris. De petits moutons se baladaient sur les plombs, des fourmis grouillaient entre les touches. Elle n'était pas branchée, apparemment, mais le temps que je me ramasse pour ramasser le bout de la prise, celle-ci était enfichée dans la prise murale, toute de noire vêtue.
Les lettres se sont tapées toutes seules, la feuille était déjà insérée dans la machine. Ne restait qu'à attendre de lire ce qui s'écrivait.
Quand la lettre est sortie de la machine, il n'y avait rien de vraisemblable. Des phrases déstructurées faites de mots inexistant, le tout écrit dans un langage incompréhensible avec un alphabet qui m'était totalement inconnu. Pourtant, le long texte était signé de mon nom. Je ne me comprenais pas, à vrai dire. Peut-être n'avais-je rien compris, et rien à comprendre. Pas de pourquoi, pas de comment. Pas de solution, pas de problème. Pas de réponse, pas de question. Je me restais caché à moi même, obscur pour moi même.
J'étais heureux de l'action de cette machine. Je me parlais, donc? Peut-être... Le monde est rempli de peut-être. Pire qu'un "si", un peut-être comble réellement tout. Si je me parlais, je ne me comprenais pas. Fallait-il que je me traduise pour moi? Même pas, je savais pertinemment que cet amas de caractère n'avait aucun sens.
J'avais perdu l'essentiel. L'Idée. J'avais cru que le texte n'était vivant qu'en tant que texte. Qu'il suffisait d'écrire pour écrire, qu'il suffisait de taper sur des touches, de dessiner des formes canoniques avec une pointe, pour écrire. J'avais mangé le pain et le vin, je m'étais rempli les yeux de sel. Evidemment que non, je n'écrivais pas. Plus, sans doute.
J'avais oublié que ce n'était pas nous qui écrivions. Nous ne sommes que des réceptacles, plus ou moins performant. Je suis un modèle bas de gamme, il en existe de très haut. Mais je n'étais qu'un réceptacle au vrai auteur. A celui qui seul vraiment sait écrire. A l'Ultime Autobiographe qui n'a besoin ni de pacte ni de rien de quoi que ce soit pour écrire et être vrai.
Ma mémoire avait oublié de se rappeler que je n'étais que l'hôte de l'Idée. On écrit que l'idée, il n'y a que l'idée qui s'écrit. Le reste n'est pas une écriture. Le reste n'est même pas un dessin. Le reste, c'est une trace dans la poussière, un fossile de vent figé sans l'être dans du sable doux. Le reste n'est que de la pacotille, du va et vient, du vide. Il ne peut y avoir que l'Idée qui soit capable d'écrire. Et il n'y a qu'elle pour nous prendre comme réceptacle.
Mais maintenant que j'y pense et que j'en ai l'idée, peut être l'Idéal n'est-il, comme moi, qu'un autre personnage d'une autre idée, qui, se relisant avec perplexité et confusion, espère qu'une idée viendra envahir son corps, rapidement, et en faire son alambic.
L'Idée elle même peut-elle souffrir de la page blanche, de la mesure silencieuse?
Craquage, Baptiste, gros craquage. Confus, Baptiste, très confus.
Ecris, Baptiste, vite. Ecris.
11 janvier 2009
Leibniz, va te faire foutre.
Découvrez Dream Theater!
Une jeune lycéenne de Rouen qui poignarde chez elle sa copine et l'achève à coup de marteaux, puis la cache sous les draps de son lit, pour une histoire de mec.
Un père qui tue sa femme et fout le feu à sa baraque en y laissant s'embraser ses trois enfants.
Des violeurs qui courent toujours, tout comme d'autre psychopathes, autres échappés de l'hopital psychiatrique, et cela n'est jamais la faute de personne. Tout comme la perte, volatilisation-disparition de détenus pendant un transfert de prison.
Quelques milliers de soldats bloqué dans un pays d'Asie mineure, faute d'argent pour les rappatrier. On trouve quand même celui qui sert à en renvoyer sur le front. Pour une histoire de pétrole qui vaut comme se battre pour de la fumée dans le vent.
Quelques autres milliers de personne qui ont simplement voulu revendiquer une part du territoire qu'ils habitaient lorsque d'autres sont venus réclamer cette terre et que, devant comme un enfant pourri gâté, on leur a cédé, qui subissent cette fois-ci une attaque juste un peu plus massive que les autres. Ce n'est pourtant pas le premier assaut qu'ils essuient, ce ne sera sans doute pas le dernier. Bizarrement, c'est seulement maintenant que les peuples réagissent, tandis que les grandes organisations, sous le prétexte officieux (et il faut là bien constater sans jugement, seulement constater et accepter la vérité) que la communauté qui agresse s'est "diasporée" dans pas mal de pays et y possède maintenant une certaine partie non négligeable du commerce; les grandes offices ne semblent pas remarquer cette petite agitation de quelques centaines de morts en prévisions. Ce n'est pas grave, ce n'est pas encore assez pour un génocide.
Ce qui ne les a pas empêché, parce que ça semblait au goût du jour et à la mode, d'aller condamner un aute "génocide" dont habituellement, oh chose incroyable, on ne parle jamais, dans un autre très grand pays. C'était sans doute histoire de faire bonne figure, la figure du "Je ne suis pas d'accord, non mais! Ce n'est pas très très gentil!". Pourtant, aujourd'hui, on en entend plus vraiment parler. Ce n'est pas pour autant que la minorité religieuse ne se fait plus massacrer. Non, c'est parce que le pays est l'avneir économique. Il ne faut pas froisser l'avenir, où les politiciens se retrouveront dans le fossés. Mieux vaut taire la réalité, c'est mieux.
Ce qui est d'ailleurs assez facile, puisqu'il est encore un des nombreux (oui, nombreux) pays dans lesquels ils faut passer par une commission de censure pour pouvoir publier un article, qui au final, vous fera dire tout le contraire de ce que vous pensez. Histoire de dire du bien de votre pays. Génial.
Sans parler encore des multiples voitures, chaises et autes colis explosifs qui doivent sauter un peu partout en amérique du sud, en afrique et en asie mineure. Mais c'est devenu tellement banal, un accident qui fait entre 10 et 100 morts dans un pays paumé et pauvre, qu'au final, la mort du chien de Paris Hilton doit donner un article quatre ou cinq fois plus long. C'est vrai qu'un chien de petite pétasse qui meurt, c'est horrible et triste. Dieu que c'est triste. "41 morts dans un attentat à la voiture piègée" fait office de tout petits caractères au bas du contrat.
Ce qui pourtant n'empêche personne de pleure larmes et larmes sur la mort d'un garçon qui n'a rien demandé, jsute de quoi être soigné un soir de Noël, et qui s'est retrouvé avec une chose bien étrange dans les veines qui lui a voilé les yeux pour un long moment. Attardons nous sur cette tragédie ignoble et poignante, laissons crever les autres innocents.
Ensuite peut-être faut il se poser la question de la maltraite des animaux qui servent d'appâts au requins. Mais bon, ce sont des animaux, hein, ils ne sont pas "purs" comme nous les êtres humains. Des animaux morts qui en attirent d'autres, c'est une question animale, pas humaine. Bien sûr.
Quand aux multiples auteurs qui se bouffent entre eux pour des pinailleries, les "intellectuels" qui débatent sur si oui ou non "Maurice Dantec est un sale sioniste islamophobe" alors qu'il y a sans doute mieux à foutre que disserter sur la pensée de quelqu'un (qu'elle soit condamnable ou non); la télévision qui siphonne un peu plus notre zone corticale et deviens de plusen plus niaise, à un point que les émissions digne de visionnage sont classée parmis les "emissions pour vieux intellos"; la musique qui va mal, très mal : l'or, trempée dans la merde, à beau être de l'or : recouvert par l'excrément, il devient difficile à trouver, encore plus à saisir, impossible à percer.
Je ne m'attarde pas sur le cas de la planète : nos aimable politiciens qui nous promettent toujours un monde meilleurs quand on se sera réveillé de note vilain cauchemar, ils s'en occupent très bien, à ce que j'ai cru entendre. Si nous faisons tous des efforts, nous ne serons infiniment pollués et inondés qu'en 2070. Génial!
Je m'attarde,je m'attarde. Je dis n'importe quoi, sans aucun doute. J'exagère, mais si personne n'exagère, qui le fera? Si on ne fait pas de gros plans absurdes, qui verra?
J'en ai marre de me battre tout seul dans mon coin contre du vent. J'en ai assez d'agiter les bras comme un forcené au milieu de la foule pour tenter de repousser la fumée. Je suis las, las, las. Là, je suis las. Las de hurler intimement et en vain contre toutes ces conneries qui au finale sont aussi absurde, insignifiante et totalement ininteressante, inessentielles, que ma propre vie. A l'échelle de ma vie, tout cela n'a réellement aucune importance. Je serais mort bien avant la montée des eaux. Les bombes ne m'atteignent pour l'instant pas. Je ne suis pas ce gamin avec une dose de poison légalement administrée par erreur, je ne suis pas ce père pyromane ou son gamin qui a vu frères et soeurs mourir flambés et coulant, fondant comme un caramel sanguin et ignoble, plongées dans la puanteur âcre de la mort qui brûle partout autour de lui, bercés dans sa chute vers le sommeil éternel par les cris d'agonies et déchirant mouillés de larmes vite évaporée des chairs qui lui ressemblent. Je ne suis ni l'agresseur, ni l'agressé. Je ne suis ni le bourreau, ni la victime. Je suis les deux. Je suis l'héautontimorouménos. Je suis mon propre bourreau, ma propre victime. Il n'y a que moi pour me faire du mal. La planète peut bien crever la gueule ouverte, je ne serais pas là pour y assister, et une fois mort, que les restes décomposés de mon cadavre partent en poussière d'étoile en 20100 ou en l'an 5000, peu m'importe. Je n'en ai cure. De toute façon, cette planète peut bien crever la gueule ouverte, qu'est-elle pour l'univers? Rien. Un grain de beauté. Un cheveux qui tombe. Un ongle qui se casse. Un peau qui pêle. Absolument rien d'inquiètant ni d'essentielle. De la poussière. Même pas de la poussière. Un rien du tout, un atome d'univers. Cette terre n'est rien à grand échelle, cette terre n'est rien à mon échelle, tout comme cette humanité.
Pourtant, il y a bien des éléments de cette humanité qui m'importe. Il y a bien des aspects de cette planètes qui importent à d'autre que moi. C'est une question d'échelle. Une échelle de temps et d'espace. Mais sans moi. J'en ai plus qu'assez de nager à contre courant et de hurler dans le vide. Assez de lever mon poings vers le ciel pour ne me sentir qu'idiot. Assez de pleurer devant la connerie humaine en sachant pertinnemment que tout ce que j'écris, tout ce que je fais, tout ce que je dit d'ailleurs, et les mots de mon discours comme l'idée de mon discours, tout cela n'a aucune importance majeure, tout cela n'a aucune valeur. Tout ce que je crée, tout ce que je peux détruire. Rien n'importe, rien ne compte. Rien n'a de valeur, rien n'a d'importance. La vie est absurde, le monde EST absurde.
Je suis fou. Le Monde est fou.
Non, vraiment. Parfois, Maud, j'aimerais partager ton optimisme, ta joie de vivre, ton amour de l'humanité. Au moins celui que tu fais transparaitre et que tu m'infuse à chaque fois que je te parle. C'est bien les seuls moment où je contredis le seul vrai discours que j'ai jamais adopté.
Merci pour ça. Merci.
Tableau : Hypercrucifixion, ou "Corpus" - Salvador Dali
28 octobre 2008
Corps (et pas "corpse", quoique...)
Découvrez Liquid Tension Experiment!
Regarder un corps, seulement le regarder.
Un corps, oui, juste un corps. Rien d'autre qu'un corps. Oublier un instant l'esprit, oublier un instant l'humain... Non, pas oublier, faire abstraction, plutôt. Pas seulement de la personne, mais aussi de soi.
Mettre pour quelques secondes de côté qu'on soit un être humain, que ce soit un être humain...
Juste un corps.
Commencer par tomber des nues en voyant l'oeuvre d'art, pour se raccrocher au cheveux.
Sentir leur parfum, celui d'une jungle nouvelle. Respirer un autre univers, inhaler des nébuleuses inconnues.
S'accrocher, et esaclader, doucement, en frôlant la nuque malicieusement avec ses pieds. Ne pas tirer trop fort pour laisser la chevelure intacte, ne pas donner de coup pour entailler la joli peau. Ce n'est pas facile de grimper : elle est douce, les prises y sont difficile, mais on peut après tout se permettre de tomber, on est déjà tombé, qui sait, si on tombait...
Monter jusqu'au sommet de la tête, se pencher par dessus le front. Dieu que c'est haut! Dieu qu'on y est bien! Sous nos pied, ça fourmille, ça fulmine, ça tourne, ça chauffe, il y a tout un être la dedans, tout une chose qu'on ne peut pas voir.
A bien y regarder, en bas, le relief est sublime : il y a des pentes vertigineuses, des collines, des montagnes... Rien n'est égal, mais tout y est beau...
Descendre, en se laissant glisser jusqu'au nez. Et admirer. Admirer les yeux. Un oeil, c'est tout un quelqu'un. Un fractal, se gorger les siens de la vision des autres. Profiter de cette ultime mise en abime. Et dans ses yeux, se voir, la revoir, se revoir, la voir à nouveau, se voir à nouveau... Jusqu'à la fin des temps. A l'infini. C'est vrai que l'oeil est le plus superbe des miroirs : c'est bien pour cela que je ne m'y vois jamais.
Près des yeux, il y a de belles plantes, dressée fièrement ou grâcieusement courbées. On voudrait s'y accrocher pour ne jamais partir, pour braver la gravité, mais on voit bien que c'est fragile. De près, l'oeil pleure, constamment, c'est normal. On pleure toujours tout le temps : de joie ou de peine, c'est ainsi qu'on est fait. Et puis, un miroir aussi beau que celui là ne saurait supporter une poussière;
Au bord de nez, il faut être prudent : un faux mouvement, et tout l'édifice peut trembler! Se pencher juste un peu vers le lointain pour sentir le monde différemment. Savoir un peu ce que c'est que d'être quelqu'un d'autre. Ressentir les même chose. Une petite osmose. Trop courte, malheureusement.
Si on glisse, se ratrapper de justesse aux lèvres, et jouer quitte ou double : un mot peut donner la force de remonter, un autre peut donner toute sa violence à nous faire chuter. C'est agrèable, si on avait la place, on s'y allongerai presque. Dessus, tout parait sucré, dessous, tout parait amer. Et sur les deux, tout parait différent. On voudrait goûter, mais défense. N'oublions pas qu'un mot fait mal. Et puis, un faux pas, et le sang pourrait jaillir. C'est si fragile, une lèvre. Juste profiter de leurs courbes pour s'asseoir et prendre un peu de repos.
Puis le menton. Quand il tremble, il pleut. Si on tombe d'ici, on voit bien qu'on ne pourra plus s'attacher à rien avant une bonne distance. Mais en bas, tout semble mieux.
C'est peut-être qu'il est temps de se lâcher!
1
2
3!
La chute est vertigineuse, mais le vent est sublime. Il a une odeur de rose, de citron, d'orange, de fraise, de jeunesse, de frivolité, de coqueterie. Il brûle les yeux, et ravit le coeur. C'est son parfum, après tout, que croyions-nous?
Puis on atterie doucement, ce n'est pas aussi violent que ce qu'on pensait! On roule doucement sur le bas du cou, on se pose délicatement sur la poitrine. L'odeur s'est faite un peu plus forte, toujours plus joyeuse. Elle embaume les esprits comme de l'encens, elle fait tourner la tête, elle ravive des souvenirs, des bons, des mauvais, mais pas tellement... On est comme dans du coton. Il faut bon y vivre, ici. Il fait chaud, tout est doux, comme de la soie. Tout sens bon. On a de la place, on s'y allonge, et la tête toute embrumée de rêve et de souvenirs, on dort d'un demi sommeil, un petit voyage dans un autre univers : le siens. On est bien, ici. On y resterai pour l'éternité, pour dormir, dormir. S'enfouir tout entier dans se sanctuaire d'humanité, dans ce temple de bien être. Ca nous rappelle notre mère, tant de chaleur, tant de douceur...
On lève la tête : on admire la gorge, qui nous surplombe, et nous fait comme une caverne pour protéger notre tête. On se penche, et on admire les gorges : c'est étroit, mais c'est l'idée qu'on se fait du paradis : c'est plein de vie, c'est ravissant, il n'y a pas d'autre mot que ravissant pour dire à quel point c'est beau.
Sauter de l'autre côté : ici, ça tremble, en rythme. Parfois cela tremble plus, plus vite, plus fort, parfois, cela tremble moins, et tout redeviens calme. C'est le lieux de tous les jeux, de tous les conflits, c'est là où tout à lieu. En dessous, il y a sans doute un coeur qui bat. Pour qui? Pourquoi? Pour moi? Surement pas, ce serait trop beau. La beauté n'as d'existence qu'ici, et pas ailleurs. Oublions cette idée. C'est vivant, ici. Tout s'attriste, tout deviens joyeux, parfois. Le siège des sentiments, le trône de l'âme. Alors on se laisse bercer, on s'allonge de nouveau, on s'endort, on oublit, et...
Bon Dieu, ce texte est vraiment nul...><
Dommage, le voyage s'arrête ici. Pourquoi? Manque d'inspiration, c'est bien trop dur de décrire la beauté d'un corps.
D'ailleurs, oui. La beauté d'un corps. Je ne comprend pas parfois pourquoi les gens rougissent de colère et parle avec du venin quand on dit qu'on aime une personne parce qu'elle est belle. C'est vrai, après tout, on trouve bien qu'une oeuvre d'art est belle... Pourquoi pas un corps? Je ne dis pas que n'importe qui peut décréter qu'un corps est beau pour tous, mais pourquoi ce tabou sur le sentiment né de l'image? Je ne comprend pas.
Les corps vraiment beau, dans mes yeux, pourtant, existe. J'en croise partout, n'importe quand : dans la rue, dans le train, dans le métro, dans le lycée, dans un magasin, dans une école de musique... Il y en a qui savent vraiment le mettre en valeur. Je ne suis pas très doué pour parler de ça, mais je ne comprend vraiment pas. C'est l'injustice, pourtant. La beauté, c'est ce qu'on ne choisit pas vraiment. Quoique.
Si on ne le choisit pas, c'est peut-être parce qu'on ne choisit pas à qui on plait. Parfois, on ne se plait pas non plus, et on ne plait pas à qui on voudrait. L'injustice est sans doute ici. On a pas le choix, à proprement parler.
C'est d'ailleurs peut-être ça qui fait tout cet espèce de légende de niaiserie et d'intellectualité de poisson rouge qui tourne autour des gens "beaux". On prefère se dire que si on est pas beau, c'est parce qu'on le compense autre part. Non, je ne pense pas non plus, rien ne fonctionne plus à l'équilibre, dans notre monde, on devrait finir par le savoir.
Et pour cause, on a beau vouloir se justifier en hurlant que "la vraie beauté est à l'intérieur", que "l'esprit vaut plus que la beauté", ce critère du corps tiens toujours, pourtant, une grande place dans nos sentiment. La preuve : la beauté à tout de même été LA cause de la mort et des souffrances de nombres de chevaliers et autres guerriers valeureux de la galanterie à travers moult légende et autres histoire.
Toutefois, qu'on soit d'accord : je ne parle pas du désir, de ce démon de l'entrecuisse qui nous tiraille tous un jour, non, je parle vraiment de trouver quelqu'un de beau. Pourquoi ne pas s'autoriser alors à aimer, vraiment, parce que la personne est belle? Parce que les courbes des seins, les chutes élégantes des reins, la grâce dans les gestes, l'élégance dans les courbes, fait qu'on est subjugé sur place, quitte à ne rien savoir de ce qu'elle est? C'est le premier regard, c'est la première impression. Nous sommes biens hypocrites : tandis que nous hurlons tous "l'esprit est l'importance!", on continue à se farder, s'apprêter, à jouer le jeu de la séduction... Pas toujours avec grand succès, car le hasard nous fait sans réfléchir à ce que nous sommes, et nous ne sommes pas toujours à la mesure de ce qu'on voudrait être...
Alors que j'ai longtemps blâmé les gens qui sortaient ensemble parce qu'il se trouvait beau, simplement; longtemps considéré de haut ceux qui se voyaient accompagné d'un idiot sans grande cervelle, avec seulement une belle bouille, je commence peut-être à mieux les comprendre. Sans doute, chercher toujours la beauté envers celui qu'on veut voir nous accompagner, c'est peut-être aussi tenter de s'approprier une part de cette beauté. Un partage. On ne se plait pas à soit, on se trouve laid, mal formé, on aurait voulu être bien mieux. Alors on se laisse attirer parce qu'il y a de plus beau, en espérant qu'en l'attirant à nos côté, elle partagera un peu de sa beauté avec nous, un peu de ce qu'elle est. Se complèter, peut-être. On tente de plaire parce qu'on ne se plait pas. On tente d'attirer la beauté parce qu'on espère en profiter un peu (les contraires s'attirent-ils? j'en doute, malheureusement, il n'y a qu'en physique, je pense...).
Non, vraiment, laissez moi aimer en cachette, une fraction de seconde, le temps d'un point sur le segment de la vie, tout ces corps qui sont une ode à la Vitalité, un chant de Joie, et, une fois de temps en temps, laissez moi oublier qu'elles ne sont pas pour moi.
Juste le temps de rêver un peu.
Et puis de repartir...
Jeux : Une phrase mystère glissée dans le billet! Ce qu'il veut à qui la trouve!
03 octobre 2008
Parfum
Découvrez Dream Theater!
Si peu à dire...
Je sature... Je crois que j'ai atteint une limite.
La limite qui sépare le commun des mortels du poète qui vit dans l'infini.
Et je n'arrive pas à la franchir.
Quelque soit la dureté du sentiment, l'intensité du choc, l'ouverture des sens, la complexité du concept, l'indicible de la chose, le poète, saurait toujours contourner les barrières du langage.
Le poète est vraiment de ces enfant joyeux qui se soucient si peu des barrière définissant le pré dans lequel les moutons-mots paissent tranquillement... Le poète s'en fiche bien, et contourne, saute la barrière, ouvre le chemin au moutons et rit grassement de voir le berger courir après les moutons qui toutes leur vie ont rêvé de s'échapper de l'enclos...
Ou peut-être le poète est-il le traducteur ultime. Celui qui comprit que le mot en lui même ne définissait rien, mais seulement le rapport entre les mots... Il distille avec minutie, grâce et art chaque son, chaque note, chaque lettre, et n'en garde que l'esprit... Du poème il en fait le parfum, de la musique il en fait un spiritueux...
Et moi, me voilà... Trop petit pour sauter la barrière, les mains trop fragiles pour escalader le barbelé, trop ignorant pour tirer des mots tous l'éther qui fait l'art de parler... Moi, je m'arrête à ce stade où les sensations, les souvenirs, les sentiments, les choses, les idées, les concepts, les rien et les tous, l'esprit, tout ça... Je m'arrête à ce moment où tout est trop fort et trop puissant, où il n'y a plus de soupape assez efficace, pour exprimer ce que j'ai ressenti.
Et ainsi, intérieurement, j'explose...
Elle avait le même parfum que Lise...
20 septembre 2008
Une Rapière dans un fourreau...
Marcus Miller - Moonlight sonata
envoyé par Horadrim
(Je ne voyais pas quelle image associer à ce billet, alors contentez vous d'un vidéo, s'il vous plait, merci bien, kthxbye...).
Bon, voilà, il fallait bien que ça m'arrive après trois semaines où j'ai passé 5/7j 24/24h dans mon bahut...
Je commence à me demander si j'ai vraiment ma place là bas? A Corneille, en MPSI, en maths sup... Malgrès tout ce qu'on peut en dire, que "si j'ai été sélectionné c'est parce qu'on a estimé que j'avais les capacités de réussir, gna gna gna...", même ceux qui ont été selectionné "en trop" s'en tirent bien mieux que moi...
A l'internat, tout se passe bien. Cela m'écoeure, d'ailleurs, d'être si social. Je joue aux cartes, je ris, je discute... Ca m'éxacerbe. Je n'arrive pas à supporter l'idée que je suis social, c'est contre tout mes principes et conter tous ce que je pensais de moi.
Entre le boulot, l'internat, le café, le sommeil, je n'ai plus le temps de penser. Avec 12h de mathématiques par semaine, je me sens complètement jetté par dessus bord. Un suicide intellectuel. J'ai l'impression d'être vide, un non-sens vivant, une coquille informe et "useless". J'ai plusieurs paragraphes de retard sur le prof, ce qui fait que j'ai énormément de mal à comprendre les cours, puisque pendant qu'il en explique une partie, je tente de comprendre celle d'avant. Les DM sont sources de découragement : j'ai l'impression d'avoir tout oublié de ce que j'ai fait, j'ai l'impression de ne plus être capable de rien. Quand un ami m'explique la solution, je la comprend, puisque finalement, c'est si simple... Mais j'ai l'impression d'oublier immédiatement, et la moindre question de mathématique devient une véritable hantise, un evênement immonde qui me révèle que ma mémoire, intellectuelle comme pratique, est horriblement failible, trouée, obsolète, dépassée...
Chaque cours de mathématique devient un petit drame, une petite tragédie, un petit desespoir de plus qui me plonge dans le cerveau une barre de fer chauffée à blanc... Heureusement, j'arrive à engranger certaines bribes de solutions qui me permettent de tenir le choc et de ne pas sombrer trop vite. Loi de Murphy oblige : c'est tellement plus marrant quand c'est long et douloureux.
Après trois semaines de vie commune, je me fais une nouvelle idée des gens avec qui je cohabite. J'ai cette tendance typiquement pisse-froide à suivre les leaders, ce qui se produisit dès le premier soir d'ailleurs à l'internat. Pourtant, bien que m'apercevant que ce "leader", plutôt décontracté, bon élève, plus jeune que moi, terrible calculatrice mentale, il se révèle être un profond abruti, méprisant, parfois, fouteur de gueule, j'ai l'impression. Pourquoi toujours trainer avec lui? Les auters sont tellement mieux, et ce de qui je m'étais fait une opinion défavorable apparaissent en fait comme des fréquentation bien meilleure, bien plus sympathiques... On n'hésite toutefois pas à me faire remarquer que "nan mais Baptiste, là, je travaille plus avec toi en DM, t'es complètement useless, tu m'aide pas, faut tout le temps qu'on t'aide, je vais pas tenir, faudra que je bosse avec Vincent, puis tu te demerdera, hein?". Merci, t'as gagné la palme d'or du tact.
Je me sens donc déjà inutile et incapable du point de vue des cours. Pauvre merde en mathématiques, à toujours demander confirmation en présentant des fautes de calculs (mais qu'est-ce qu'il m'arrive? J'ai eu mon bac? oO),ennuyé en physique (mais plus pour longtemps), passionné par des cours d'informatique que je ne suivrai plus à partir de janvier (choix de l'option SI oblige pour mon boulot futur), avec des professeurs qui bien que infiniment sympathique et compréhensif tiennent un discours qui ressemble à : "Je sais que c'est dur, moi aussi je suis passé par là, et je suis le mieux placé pour vous comprendre. Mais ici, en prépa, on en a rien à foutre, c'est réussir ou dégager. Bonne chance, vous aurez besoin d'y croire.", je ne sais vraiment pas si cela est fait pour moi.
J'aurais aimé plutôt aller en hypokhâgne, mais voilà, évidemment, le fait d'être obligé à "réfléchir pour bosser" m'aurais horriblement dégouter de toute forme de reflexion et Dieu seul sait si je serais resté le même.
Au moins, le sentiment d'être un incapable, une bizarrerie, un ovni, un "spirtuel" dans un monde de scientifique froid, un "littéraire" dans un monde matériel et calaculatoire, ne m'est pas inconnu, et même décuplé, j'ai toujours l'impression que ma vie suit le même court inéluctable que les paramètres passé ont posé pour moi.
Et finalement, je me sens également inutile en société commune. C'est très bête comme le rituel du jeu de cartes peut tout de suite définir votre position dans la hiérarchie sociale : malheureusement pour moi, j'ai beau bien jouer à la dame de pique, un mauvais jeu reste un mauvais jeu, et une ligue pour tenter d'éviter que vous ne les dévastiez à la cloche de bois ressemble à une épine dans le pied; ayant appris à jouer à la belote, peu de monde ose se mettre avec moi, puisque ne connaissant pas toutes les ficelles du jeu, j'ai tendance à user inutilement mes atouts pour surcouper mon partenaire; au tarot, je fais mauvais preneur, mais bon coéquipier, toutefois.
Je me suis quand même fais remarquer en inventant moi même un jeu se jouant avec 20 cartes, puisque les autres étant occupé à jouer à la belote, il fallait bine que je trouve quoi faire des 20 cartes restantes. Nous n'y jouons pas beaucoup, mais les règles évoluent constamment, et le "Jeu des Jumelles" promet.
En tant que perdant, j'ai donc tendance à passer pour un boulet en plus d'un incapable. Youpi. Même si j'ai réussis à me faire respecter en tant que "musicien talentueux", ayant démontré au "leader" mes piètres mais suffisants talent de guitaristes, ayant fais écouter mes composition au dortoir (qui ont reçu un favorable avis général) et ayant improvisé devant eux une nouvelles composition. J'évite donc d'être, dans cette féodalité de fortune, le vilain ou le cerf.
En somme, la position qui m'est donnée est celle du troubadour, ou du bouffon, l'artiste qui peut tout dire et que tout le monde prend au deuxième degré, mais constamment brimé par le pouvoir des hauts dignitaires sociaux. Une place qui fut toujours la mienne, aussi, quelque part.
J'ai quand même, au milieu de tout cela, trouvé quelques gens méritant (valeur à mes yeux qui est la plus noble et la plus belle, je ne le répèterai jamais assez), qui ont de plus une sympathie que je pense sincère et franche envers moi. Toutefois, cela m'insupporte d'être à nouveau en société...
C'est encore l'un de ces articles qui me donne froid dans le dos, puisque ayant l'impression de l'avoir finit, j'ai tendance à me répéter, ayant oublié le début de ce qu'il disait. Le temps de le relire, des idées fusent comme des mini-trous noirs qui enblogent tout pour ne rien laisser, hyper rapide... Les particules des idées de collisionnent, et le résultats s'efface parfois avant même d'être apparut... Ecrire. Quand je pense qu'en écrivant je sauvegarde si peu, j'en perd tellement...
Un bouffon, un troubadour, une féodalité sans cesse renouvelée à toutes les échelles. Une rapière dans un fourreau : dangereuse, mais seulement à l'intérieur. Elle veut se battre sur un terrain de grâce, de beauté, elle veut se battre avec noblesse et dignité, elle veut se battre dans un art spectaculaire, elle veut se battre avec panache et spectacle, mais elle est malheureusement gardée au fourreau, parce que le contexte en est toujours à la boucherie du glaive. Alors pour que la lame ne se casse pas, pour qu'elle reste intacte jusqu'au moment où elle jaillira, éclatante, belle, grâcieuse, divine, elle est emprisonnée dans son fourreau, ne laissant dépasser que la belle poignée, gardé et pannetée. Jai l'impression d'être une rapière dans un fourreau : je ne peux pas ma battre sur le terrain qui n'est pas le miens, et j'attend que les combats évoluent pour pouvoir moi aussi me montrer au grand jour sur un jeu qui en vaut la peine.
Je veux souffrir, pourvu que ce soit beau. Je veux avoir mal, pourvu que ce soit avec panache. Je veux en mourrir, pourvu que ce soit avec noblesse.
Cyrano, Dom Juan, Cazzio, les bretteurs, les chevaliers... Tous des rapières dans des fourreau.
Et j'aimerai tellement en être une aussi, de ces belles rapière aussi redoutables que gardée de joyeaux à leur pommeau...
Le jeu des dominants, des dominés, de l'autonome et du souffre douleur. Je me sens à moitié entre souffre douleur et autonome, mais il est interessant de voir dans le film de Werber que ce sont ces deux derniers qui se liguent... jusqu'à ce que l'un meurt.
PS : Avant d'écrire ce billet, j'en avais rêvé, de cette rapière dans sou fourreau... Après ce rêve, cela me parut si évident que je me devais de l'écrire. Le dernier morceau que j'ai composé porte le nom de "Rapier in a Sheath", et est né de ce rêve, comme tous les autres morceau sont nés.
P.P.S : Je viens de créer mon myspace. Vous pourrez y écouter quelques compos : Flamel Progresive . Enjoy.
06 septembre 2008
C'est bien sûr. Le chat dans la boite...
Découvrez Ludwig van Beethoven!
Bon sang de bon dieu de mince...
C'est fou comme une simple adresse internet, une simple url, un simple site ou blog, un simple enchainement d'informations en base deux réduites à "le courant pass/le courant ne passe pas", peu vous faire découvrir quelqu'un, ou vous faire changer d'avis à propos d'un autre...
C'est fou aussi comme l'être humain est fourbe et bien caché d'un côté, aveugle et débile de l'autre, toujours égal à lui même...
Bon dieu...
On est amoureux, depuis un bout de temps, en plus... Réellement, je veux dire. On s'y jette corps et âme parce que c'est ça vivre, c'est ça être vivant, c'est souffrir, pourvu que ce soit beau, c'est avoir mal, pourvu que la raison en vaille la chandelle, pourvu qu'il y ai un but, peu importe si la finalité est satisfaisante ou pas... Vivre, c'est aimer, aimer, c'est vivre et mourir à la fois... C'est mourir mille fois pour n'attendre qu'une seule résurrection...
On sait bien qu'on ne sait pas vraiment qui est la personne, on tente de se persuader qu'on la connait par coeur, sur le bout des doigts, on essaie de se dire qu'on peut prévoir ses réaction, qu'elle est géniale, exceptionnelle (ce qui à nos yeux n'est pas tout à fait faux...), superbe, surtout très belle, si belle, ma parole, si belle...
Et à force de se persuader qu'on connait sans vraiment connaitre la personne, à force de ne pas connaitre et d'échaffauder ses hypothèses et ses espoirs sur une image pour qui on se tue à chaque seconde pourvu qu'elle vous regarde, avec ses yeux si profond... A force de jouer sur l'image, sur le miroitement avec lequel elle vous éblouit on devient aveugle... Quand on joue au Pygmalion amoureux d'une statue dont chaque courbe vous met à genoux, on récolte la froideur du marbre, quand on se rend compte qu'en fait...
Qu'en fait, ce n'est qu'une parmis d'autre. Si ordinaire, en fait. Si, si... Si tout le monde. Est-ce un mal que d'être comme les autres? Non, je ne pense pas, ce n'est pas un mal d'être en soit... Je ne pense pas, en tout cas, contrairement à un religion que je ne mentionne, qu'exister c'est déjà souiller son âme... Plutôt l'entraver. Mais, bon sang...
De toute façon, ça faisait un moment que je me posais des questions, c'est vrai... Que sais-je d'elle en fait? Comment puis-je posséder un sentiment si fort, que je sens si vrai, si "lui", à partir seulement de l'image que je me suis fait d'elle... Pygmalion, un Pygmalion, un Narcisse tombé amoureux du reflet de la belle et non du siens, un simple homme tombé amoureux de cette image en trois dimensions, animée, parfumée, brillante, qui se meut près de lui...
Bon sang, pourtant, elle a beau être si ordinaire, pourquoi?
... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Bon, on se calme... Ton discours n'est plus très clair, là... Tu t'aperçois enfin de ce que tu as toujours voulu exprimer, tu te retoruve face à cette limite matérielle et entravante, gênante, qu'est ton corps... Tu t'apperçois de ce que tu as toujorus avancé : que indubitablement, de toute façon, en écrivant, tu va souiller, pervertir, dénaturer, salir et encrâsser tes pensée en tentant de les retranscrires dans le monde matérielle...
Les Pensées.
Elles qui traversent ta tête plus vite que n'importe quelle lumière ne frappent ton oeil, avec plus d'éphémère qu'une collision de particule, avec plus d'aléatoire qu'une superposition d'états...
Elles qui s'expriment dans des dimensions qui ne se résument pas à 4, elles pour qui la hauteur, la longueur, la profondeur et le temps ne suffisent plus...
Elles qui sont la sinesthésie pure et simple, limpide, l'air sucré ou amer des Territoires, elles qui sont l'essence de tout et le produit de rien, elles qui sont le distillat de toute la Création, le sirop de toutes les Connaissances, la chlorophyle de toutes les étoiles, le matériel de toute les bulles d'univers...
Elles qui sont la lumière de la Caverne, et toi, en tentant vainement d'écrire ce qui ne se traduit pas, de structurer ce qui possède le plus systématique de tous les chaos, en essayant de retranscrire à travers ce qui se voit quelque chose qui ne fait pas que se voir, mais se sent, se goûte, de respire, s'apprécie, se déguste, se délecte, s'entend, se calme, se réjoui, s'emporte et finalement explose en étincelles psychédélique dans le cerveau entier...
Mon pauvre ami, Baptiste, tu es complètement fou, n'est-ce pas, de tenter d'écrire le sentiment?
Et maintenant, tu t'aperçois plus que jamais que ton corps est l'entrave à ton esprit, n'est-ce pas? Et pourtant, il est partie intégrante de toi, et sans ton corps, tu ne serais plus ce que tu es, parce que la reflexion est issue de la souffrance, du désir d'avancer hors de ce corps... Sans ce corps, jamais tu ne te poserai de question, parce que toi même essence, toi même sirop, toi même matière cristaline et pure de toutes les dimensions, si tu n'était qu'une conscience, mon enfant, si tu n'avais plus de corps... Tu serais partout et ailleur à la fois, tu existerait sur tout les états de tous les univers, et tu n'aurais plus rien à apprendre, parce que bien savant est celui qui est à tout les endroits à tous les temps et pourtant toujours là au même moment...
Repense au chat dans la boîte, Baptiste... Ce chat, dans la boîte que tu croyais entendre miauler jusqu'à sa mort, griffant le bois pour tenter de se frayer un passage, les griffes ensanglantée... Le Chat de Schrödinger, Baptiste... Celui qui est mrot et vivant à la fois, pourvu qu'on ouvre pas la boîte...
Car c'est bien là le Chat, ton âme, ton esprit, "deine Seele", "your Soul", waché Mnénié"... Ce chat qui vit dans sa boite, et qui veut toujours en sortir, toujours aller plus loin, lui qui est enfermé dans la matriochka des dimensions... Et toi, ton environnement, ton monde, tout... Toi, en essayant d'écrire ce que sont tes pensée, tes sentiments, alors que le Chat existe sur tous les états, alors que ton chat et dans la plus pure et la plus complète de ses superpostition, à la fois mort et vivant, à la fois partout et ailleurs...
Alors que tes pensées, dans la boîte qu'est ta tête, existe toutes comme l'essence pure et cristalline de ce que tu es, toi, tu veux ouvrir la boite, et les forcer à exister... Tu les forces à être quelque part, sous une certaines forme, organisée d'une certaine façon... Et pour un endroit où tu tente en vain de les exprimer, pour une formule où tu les réunies, pour un support auquel tu les confies, toutes ces infinités d'autre endroit où elles étaient, elle ne peuvent plus y être, parce que, comme le dit la physique quantique : "Ouvrir la boîte du Chat de Schrödinger, c'est découvrir si il est mort ou vivant, et du point de vue de la quantique, c'est forcer le chat mort et vivant à la fois, à être soit mort, soit vivant..."
Et ben vas-y... Continue d'ouvrir toutes ces boites, continus à forcer toutes tes penser à être ici et pas partout ailleurs, à exister sous cette forme, et pas sous toutes les autres...
Dans la boite de ta tête, elles étaient si bien, à exister, vraiment, pleines, complètes, entière, epanouies jusqu'au maximum des infinis...
Et toi, Baptiste, pauvre fou, tu veux forcer les pensées à être mortes ou vivantes?
Mon pauvre ami, Baptiste, tu es complètement fou, n'est-ce pas, de tenter d'écrire le sentiment?
Rappelles toi le Chat dans la boîte...
Tableau : L'énigme du désir : ma mère, ma mère, ma mère...- Salvador Dali...
=> Voir aussi ici ... C'est un très beau tableau...
06 août 2008
Rêves partis...
Découvrez Deep Purple!

Comme ça fait quatre jours que je suis insomniaque, j'en ai profité un peu pour fouiller dans mes souvenirs les plus récents. Et je me suis aperçu, qu'à mon grand dam, je n'ai quasiment aucun souvenir de mes rêves. Quasiment.
Le rêve qui, selon ma mémoire, cette putain droguée à l'overdose de prise de tête, semble être le plus vieux dont je me souvienne, je l'ai fait lorsque je devais avoir quatre ou cinq année. A l'époque, je n'était évidemment pas comme vous me voyez aujourd'hui : j'étais insouciant, je ne me posais absolument aucune question, j'avais la joie de vivre, aucun problème amoureux, et surtout, je gardais encore la lampe allumée avant de m'endormir, histoire d'éviter que le zombi à l'allure de bibendum Michelin usé comme un pneu brûlé ne vienne me déranger. Tout le monde le sait, ces espèce de monstre super puissant, capable d'échapper à tout contrôle, même le contrôle parental, capable de dévorer des enfants en une nuit sans laisser de traces, ayant la capacité de se rendre invisible dès qu'on le regarde; tout le monde le sait, ce genre de mutant extra-ordinaire n'a peur que d'une chose, la lumière. Quand j'y repense, je trouve cela presque aussi navrant que les cafards, qui eux, capable de résister à plusieurs décharges nucléaire et radio actives d'affilées, font moins les malin contre un talon de chaussure.
Mais nous nous égarons (enfin, surtout moi, il faut l'avouer...). Je disais donc qu'à cette époque, j'avais, moi aussi, adhéré au culte Disney/Dessin animés, et mes deux préférés étaient "Charlie" (l'histoire d'un chiant au paradis qui redescend sur terre, il me semble, si si!) et "Basile, Détective Privé" (ne vous moquez pas...). Le rêves, ou plutôt le cauchemar, était tout simple : je m'était fait enlevé par Ratigan, le méchant rat de Basile, et dans un décor ressemblant au paradis de "Charlie", j'étais posé sur ses genoux, et je répondais "non" à je ne sais laquelle de ces question. Ce qui finit par l'agacer. Il se mit à hurler, tellement fort que je m'en réveillais.
Voilà. Et maintenant, faisons un bond dans le temps (et l'espace, vu que j'étais en camping) de 11/12 ans et 500km. En gros, il y a deux semaines, à La Rochelle. J'ai fait deux rêves, deux nuits de suite, qui m'ont horriblement intrigué. Effrayé, un peu même, bien qu'ils n'e furent pas des cauchemars, en eux-même. Tellement que, chose inhabituel, je les ai notés sur un carnet qui trainait là dans mon sac, ce qui m'a pris une bonne partie de la nuit qui suivit ces deux rêves. Voilà ce que j'en ai noté, et je ne crois pas me souvenirs de plus (attention, écriture authentique, pardonnez les envolées lyriques et pathétique que l'on peut effectuer à 2h00 du mat') :
I
Je dois bien avouer que ce doit être l'un des rares rêves dont je me souvienne, mais bien pire que cela, c'est sans nul doute le premier rêves qui m'omnubile à ce point. Pourquoi? Je n'en sais rien. Je n'en garde que quelques bribes, des haillons de nuage, des lanires lacérées d'une ceinture d'éther, mais quelques secondes isolées, c'est déjà mille fois plus que ce qu'il me reste des centaines et centaines (milliers?) de rêves que j'ai du faire dans m'a vie, et dont je ne garde qu'un seul souvenir : le fait de les avoirs fait. C'est bizarre comme parfois on sait qu'on a rêvé de quelque chose, mais malheureusement, Loi de Murphy, ou peut-être entraves spirituelles obligent, on ne garde aucun souvenir, et on ne sait sur quoi il portait. Par ailleurs, moi dont la plus grande peur est l'amnésie (celle de la mort mise à part), je suis heureux de me souvenir de quelque chose. Même si peu.
Je me souviens d'une conversation avec des amis, tous avec des visages familiers que je ne saurais me rappeler à l'instant, tous assis sur un banc de pierre blanche, qui sans doute est celui de la cour de récréativité d'un établissement scolaire quelconque, à en juger par le brouhaha caractéristique qui s'en dégage. On blague, on rit (ou peut-être rit on avant de se justifier par une blague, qui sait?), on se taquine amicalement, et je me souviens d'une fille.
Elle est mystérieuse : bien que je me souvienne d'un grand nombre de détailes à son propos, je ne me souviens pas de son visage exact. Pourtant, je me rappelle qu'elle était asiatique (Lise?), les yeux grands et marron et légèrement bridés et magnifiques (Lise?, la bouche aux lèvres charnues agréablement (Lise?), le teint doré (Lise?), les cheveux long jusque dans le dos, d'un noir de jais (Lise?). Dans ce rêve, mon cerveau m'indiquait que le scénario de cette nuit devait être que je ne la connaissais pas. Et pourtant, elle avait une odeur sucrée, à l'essence de rose (Lise?). Il me semble également qu'elle portait des vêtements jaunes et noirs, à la manière qu'on ces japonaise bizarroides d'oser une extravagance qui tient souvent au ridicule (n'en déplaise à la communauté rah-la-la-le-japon-c-trop-kikoolol-kawai-manga-tout-çaaaaaaaaa-viiiiii!), et, je crois, une salopette en jean par dessus le tout. Je discute avec elle, je la drague, un peu, la charme, la taquine. Je ne me souviens pas (ce que je hais cette formule) de sa voix.
A un moment, elle s'en va, reviens avec un café qu'elle me tend de façon ostentatoire, m'invitant promptement à le boire. Elle me demande de soulever la cuillère qui, tel un PDG obèse dans son jaccuzzi Yves Saint-Laurent, paresse de faon amorphe contre le rebord du gobelet de carton, au tois quarts trempé dans l'infusion caféinée. Légèrement (mais pas trop) destabilisé par une telle demande, je bois le café sans la prendre en compte. Une fois finit, je découvre, au milieu du marc, les reste d'un sucre en forme de coeur (restes assez nombreux pour que le coeur soit identifiable de façon formelle).Elle ne me blâme pas de ne pas lui avoir obéit, en riant. Pour toute réponse, je me lève en souriant, le coeur palpitant comme à mes premiers amours, j'approche mes lèvres des siennes, elle m'embrasse, tandis que je ferme les yeux, pour savourer ce moment. J'ai l'impression que sa bouche est minuscule, que sa langue est comme celle des chats : petite, frétillantes, râpeuse.
Ellipse. Est-ce parce que j'ai oublié ce qu'il y avait entre deux, où était-ce réellement prévu dans le scénario de ce rêves? Dieu seul, si il existe, le sait.
Je suis dans un endroit qui ressemble fortement au CDI de mon lycée, mais dans une architecture proche de celui de mon collège. La pièce est toutefois deux fois plus immense. Les murs sont de béton, le sol est un parquet brun très ciré; le bois rouge me fait penser à l'acajou, mais à vrai dire, je n'ai jamais vu (ou retenu) la couleur du bois d'acajou. J'avais juste l'impression que ce bois rouge était de l'acajou. Par dessus, pour éviter de le rayer, un grand tapis rouge à frange, brodé d'or.
Elle joue à cache cache avec mois, parmis les rayons remplis de livre dont je reconnais les couleurs des bordures, sans pour autant me rappeller les tîtres. Je finis par la rejoindre et l'attrapper, dans un petit moment de tendresse amoureuse. Nous repartons, et elle rencontre quelqu'un, qui semble être l'un de ses ex-copains, assis avec un de ses amis (qui?). Cet "ex", d'ailleurs, n'est nul autre que quelqu'un que je connais, un ami plus ou moins proche. Une vive discussion s'engage entre eux, et l'un (lequel, je ne me rappelle plus...) dit à l'autre (voir parenthèse précédente) qu'il l'amait d'un amour sincère, bien que le second semble dédaigner cette déclaration, tandis que le premier parle avec tragique et douleurs cardio-spirituelle. Nous repartons, et je me sens comme un bibelot : inutile et poussiéreux, de trop, un cheveux dans la soupe, un pavé chez les étudiants, qu'il faut jeter au plus vite, qu'on ne garde que par respect pour quelque chose qui peut-être tout sauf ce bibelot...
Nouvelle ellipse.
Beaucoup moins de détails pour cette dernière partie du rêve. Je me souviens juste de m'enfuir rapidement de chez elle avec son aide, moi en robe de chambre (oO?!), comme un amant ayant rendu une visite nocturne clandestine cahcée aux parents, s'étant subrepticement introduit par fenêtre ou balcon pour s'adonner au coït nocturne entremêlé (ou non) de sentiments. Nous rions tous les deux, il fait jour, cela doit être tôt le matin, vu la position du soleil. Avant que le portail (Lise?) se referme sur elle (Anais?), elle me donne un baiser très doux et très tendre, mais horriblement furtif, bien que suave et sucré. Je rentre chez moi, dans un état léthargique, ivre, craignant de me faire attrapper par mes parents, hors de chez moi, un lendemain matin où je n'étais censé sortir. Loi de Murphy oblige, je me fais attrapper. Mon père, qui arrose les plantes en robe de chambre (aussi...) ne semble pourtant pas étonné de me voir.
Je me réveille.
Ce soir, je t'attendrai, je veux en savoir plus. A quoi est-ce qu'il rimait, ce rêve, sapristi? Toute la journée, tu as occupé mon esprit, et je n'ai fait, entre deux interlude sur ma vieille guitare, que me poser des question sur la nuit que nous venons de passer...
Je crois que je deviens :
A - Fou
B - Fou
C - Cinglé
D - Obi-Wan-Kenobi
Notre dernier mot?"
Voilà. Cela, c'était le premier rêve. Oui, seulement le premier. Oui, d'accord, ce rêve parait horriblement vraisemblable? Pas pour moi... Il remue tout un tas de ciment que j'avais espéré laisser se durcir depuis maintenant deux ans et demi, et pourtant... Il est venu tout remuer, tout chambouler. Vous aurez peut-être remarqué les nombreuses références à une certaine Lise... Pour ce qui me connaissent bien (et qui ne doivent d'ailleurs jamais lire ce site... Tant mieux.), vous savez qui est Lise, je ne vous la présente plus. Mon premier grand amour, un vrai, aussi court qu'il fut, aussi violent que fut mon rejet, cette idylle reste pour moi la première vraie et unique que j'ai vécu... Beaucoup de douleur, beaucoup de difficulté à oublier tout ça, et ce rêve à la con jette une pierre dans la marre...
Mais s'il n'y avait que ça. Car voici le second rêve :
II
Déchirure - Envie.
J'ai tout d'abord rêvé plus qu'étrangement à Lise : dans nombre de symboles qui me la rappelle : les CDI et l'ambiance scolaire me rappellent ma seconde, où je l'ai connu, mais également son collège, où elle était encore, à l'époque. Il faut avouer que deux ans nous séparaient. Et pour moi, qui dit collège dit souvent mauvais souvenirs. Son délaissement me remémore à la fois la rupture douloureuse d'avec elle, et la mise à l'écart qui m'était infligée à cette époque de ma vie.
Pour moi, c'était un rêve de Déchirure : déchirure mentale, déchirure de personalité, car je me cherchais beaucoup, sans savoir vraiment qui j'étais ou devais être (mais le sais-je aujourd'hui?), déchirures physique, déchirure amoureuse, déchirure morale... Déchirure.
La nuit dernière, c'est à dire la nuit qui suivir le rêve de Déchirure, dans un songe aussi bizarre que le premier, c'est Anais qui à chaque élément s'introduisait entre mes neurones. Le voici : alors que je suis dans une fête à fort taux d'éthanol, dans ma chambre, avec de nombreux amis, nous entendons les hurlements triviaux et l'écho particulier d'une scène musicale de plein air. Nous décidons donc de nous y rendre. Apparemment, il semble que simplement desendre les escalier de mon modeste pavillon pour attérir au premier rang d'une fosse dans une salle qui ressemble au zénith - il semblerait en effet que celà soit habituel, à en juger par l'absence de surprise sur le visage de mes camarades. Les lumières sont rouges, très rouge, rouge sang, rouge partout, partout du rouge et encore du rouge. Sur scène, un homme en Dockside et ciré jaune doré chante, avec une voix ressemblant fort à celle de Renaud, "C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme, tintintinn..." Alors qu'un rat ronge un câble électrique tout près de moi, je vire ce dernier.
C'est alors qu'apparait une sublime jeune fille, aux aspects légèrement méditerranéens/maghrebins, aux grands yeux noisettes et aux cheveux et longs et bouclés réunis en un chignon adorable, débardeur violet profond (aussi profond que la gorge qu'il cache, a vrai dire) accompagné d'une espèce de boléro blanc à manches longues et s'attachant sur le devant, comme il est de mode de nos jours; jean moulant ses formes parfaites, légers décolleté qui me laisse admirer ses appâts... Et pourtant, ce n'est pas Anais. Elle m'entoure langoureusement de ses bras, se colle contre moi : sa poitrine, contre mon dos, est tiède et moelleuse, réconfortante, désirable. Elle me chuchotte, la voie légèrement aguichante : "Tu sais que tu nous as tous sauvés, toi?" Elle me regarde dans les yeux, avance ses lèvres qui viennent, à mon grand dam, mon ô combien grand regret, se coller uniquement contre ma joue gauche.
La musique, le concert, les amis, l'alcool, cette occasion manquée, la fille en elle même, tout me fais penser à Anais. Anais, Anais, Anais, toujours et encore toi, Anais. Et quand bien mêmes tu saurais que tu ne saurais pas tout à fait. Tu ne sauras jamais tout à fait, parce que ce qu'il faut savoir, il ne s'exprime ni dans les mots, ni dans les gestes, ni dans les actes, ni dans les sens, ni même dans les pensées... Ce qu'il faudrait que tu sache, ça ne s'exprime pas. On le sait, ou pas... Et quand bien même tu ne le saurais, tu ne le saurais pas.
Ce rêve, c'était celui de l'Envie : l'Envie d'Elle, l'Envie de fête, l'Envie de solitude, aussi, l'Envie de souffrance idiote, l'Envie d'arrêter les excès, l'Envie de calme, l'Envie de remonter sur scène, l'Envie d'être aimé, l'Envie d'être un artiste, l'Envie de tout, l'Envie de rien, l'Envie d'Elle... Envie.
Mes rêves aborderaient-ils tous les amours vécu ou viables (à la fois dans le sens où l'on peu y survivre, et où l'on peut les vivre, aussi) ? J'ai tout d'abord rêvé de Déchirure, cet amour commencé, puis finit, arraché à mon rêve comme on arrache le bonheur de nos mains. Puis j'ai rêvé de l'amour dont j'avais envie, celui que je voulais vivre, celuis que je désire plus que tout, cette Envie. Mon prochain rêves concernera-t-il l'amour qu'on me porte et que j'ignore, après celui que je porte ignorés de son objets, et celui qui fut porté, puis lâchés dans les abîmes? Ou sera-ce peut-être l'amour que je porte sans le savoir?
Il semble bien qu'après la Déchirure et l'Envie, ce soit l'Ignorance qui m'attende bientôt.
Déchirure - Envie - Ignorance.
Cela ressemble à une trinité de Fantasy. Des armes ou morceaux d'armes, créés par amour, pour l'amour, contre l'amour ? Une idée à creuser, peut-être, sur le thème de la Croiselune...
Déchirure.
Envie.
Ignorance."
A noter que le rêve d'ignorance n'est jamais arrivé.
Ou peut-être l'ai-je rêvé, et oublié, comme il m'arrive souvent.
Après avoir été arraché à un rêve, après avoir désiré un rêve...
...Peut-être ignore-je ce troisième rêve de... l'Ignorance.
Tableau : Matter - Wojteck Siudmak
02 août 2008
Misanthropie (partie 2) : Scène et Mémoire
Découvrez Dream Theater!
Dans la première partie de la suite des billets Misanthropes, j'avais clairement énnoncé en conclusion que, bien que nous soyons tous des sales enfoirés, certains l'étaient plus ou moins. J'avais d'ailleurs clairement dit que l'on pouvait même créer une distinction entre les "connards prétentieux" et les "prétentieux connards". Alors que les premier sont d'abord des connards en essentiel, affublé d'une prétention vomitive, les second sont d'abord des prétentieux accompagné d'une connardise en option.
De qui veux-je donc parler? En effet, la distinction semble peu claire, juste ici pour créer un léger effet de style miteux qui n'a pour but que de vous faire avaler un discours vide de sens (voir ici). Et bien non. La raison du plus saoulant n'est pas toujours la meilleurs, nous l'allons démontrer tout à l'heure.
Je commencerai donc en vous parlant tout d'abord de ceux que je nomme les "connard prétentieux". Tout d'abord connard, ou con, cela dépend assez souvent, mais le critère est toujours présente, c'est la base, le b-a-ba. Généralement largement avantagés physiquement (beau gosse dans la lignée du surfer californien sourient au dentifrice, pour les meussieurs; gros seins et fesses bien fermes ajoutées à maquillage, lèvre excessivement pulpeuse, frange droite ou mèche et habillage fashion/BBbrune pour les madames), vide de cerv... oups, sans aucune culture, ou bien celle-ci étant très limitée (Tunning / PSG-OM / Bienvnu chez les cht'is pour les connards; Maquillage/Fringue/Vodka Ice genre je bois muhahaha/Lunette Mouche/Blog pourri pour les connasses), aux activités franchement abrutissante (voir parenthèse précédente), et bon, avouons le... Comme le dirait mon ami Arkham : possédant un QI égal au nombre de finalistes de la Star Academy...
Monsieur connard prétentieux a généralement l'impression d'être un pur beau gosse (ce qu'il ne se gêne pas d'affirmer dans tout ses pseudo : Jerem_27_bg et autre Bg_celib_du_93), et ce dès l'âge de 12 ans et demi, jusqu'à sa première ride intellectuel lors du bac...
Madame Connasse prétentieuse se croit généralement toute désignée pour une carrière de mannequinat et est persuadée de posséder un don inné pour la photographie (à en voir leur blog...). Elles se repasser des histoires insipide et des poèmes ridicules de blog en blog, histoire de faire genre qu'on est bien artiste...
Car le problème est là. Si on les tuait à la naissance, ou si on les enfermait sur une île au beau milieu du Pacifique, bien propice aux tsunami avec ça, tout irait bien de ce côté. Sauf que... Voilà, ils se prennent pour des artistes. De connard/asses, ils passent à connard/asses prétentieux/euse. Pour preuve, vous navez qu'à regarder les exemple flagrant de connard prétentieux qui circulent dans nos rues tous les jours : les tecktonik, les fashions, les stars academy, les loft story, les chanteurs mucoviscidaires, les R'n'B, les rappeurs, les vrai/faux punk-gothiques-grunge-BBbruniques-Tokiohotelliens, les mendiants et les hamster nains... C'est ce que j'appelle l'orgueil de la scène : d'abord des enfoirés par nature, ils se placent au dessus des autres en s'affirmant ouvertement comme de faux possesseurs de talent, alors qu'ils n'en ont aucun, à vrai dire, à part le seul que la nature leur a donné, et encore, ce n'est pas un talent, mais un don : une belle gueule. Et la peuple applaudit! Du pain et des jeux! Hein, quoi, révolu, c'était y'a longtemps? Ah, j'étais pas au courant...
Résumons donc : les "connard prétentieux", ce sont ces gens qui n'ont pas une once de talent, et qui pourtant se la pète à mort... Se plaçant ainsi au dessus de tous, ils excitent la jalousie de ceux qui, bien moins bien physiquement formés dans une société où on prime l'apparence au fond, s'en sortent moins bien, et n'éclatent pas au grand jour. Ces connards prétentieux, nous en avons tous connu un : il fait son cake avec sa belle gueule en se prenant pour un rockeur, un tecktonik, un beau goss, quelque chose... Elle se la joue pétasse ultime en riant au nez de tout le monde, se tapant trois mecs en une soirée, possède un blog à vomir...Capitalisme ultime, we're all living in america.
Tout cela attire tellement de jalousie que je pense que c'est de là qu'est venu le second type, beaucoup plus communautaire, d'enfoirés : les "prétentieux connards". Prétentieux par nature, ayant très tôt l'envie d'aller loin, de se démarquer, de sortir de la "masse" (mais au fond, rappelez vous, nous en formons tous une, finalement : la seule masse est la notre), de se créer un cercle à part ou personne ne pourrait entrer, ces gens là s'affublent de cet air pédant, moralisateur, monsieur/madame (rayez la mention inutile) je sais tout, tout vu tout chié... Ce petit côté connard n'est pas sans être désagréable.
Jaloux de ce que la nature donna aux connard prétentieux, les prétentieux connards hurlent au et fort, sans raison apparente, sans que le sujet soit venu à ce point, que la seule valeur à véhiculer est la valeur intellectuelle : non, bande de petits mouton consommateurs, vous êtes tous dans la pire des erreurs du marketing de notre société pourrie d'aujourd'hui, on ne fait rien avec du physique, on fait tout avec le cerveaux! Voilà le discours de ces aimables personnes... (notez la pointe d'ironie).
Ainsi, cette seconde race d'être haissable se réunissent tous ensemble dans des cercles horriblement privés, dans des société, où ils passent leur temps à critiquer le système et la société environnante, à maudir le genre humain, pour tout ces êtres humains qui réussissent leur vie bien mieux qu'eux ne la réussisse, considérant le reste des gens (parfois même et très souvent leur propres confrères) comme des insectes insignifiant qui n'ont rien compris au Monde. Tellement sûr de pouvoir mieux faire avec leurs connaissances (parfois inutiles), si persuadé d'être au dessus de tous, autant sectaire qu'un raellien, aussi extremiste avec l'intellect qu'Al Kaida avec l'islam, ces gens refont tellement un nouveau monde et une nouvelle vie en maudissant et hurlant de rage sanglottante contre les actuels, qu'ils en oublient presque de propose des solutions...
Ce sont ce que j'appelle, contrairement et pareillement aux précédents, les gens du Miroir. il ne recherche que l'image d'eux même, tout en n'en faisant qu'une pâle copie. Ils aiment s'écouter parler, s'écouter penser, se renvoyer à eux même les fleurs que jamais personnes, à par leur semblables (et encore, si peu, si peu!), ne leur a jamais envoyé. Se sentant rejeté, se rejetant eux même, ils se jettent contre le miroir, image fermée d'une autre cercle, d'un autre monde... Ils s'observent eux même pour mieux critique ce qu'il sont, tout en ne critiquant que l'image, et pas l'original... Misanthrope, enragé, triste, désespéré, mais contagieux et profondément pédants, salauds, parfois snob... Bref, vous m'avez compris : tandis que les connard prétentieux, les gens de la Scène, possèdent le vice de la vantardise, les prétentieux connard, les gens du Miroir, possèdent le vice de l'orgueil surdéveloppé sectaire... La scène joue sur l'apparence, la Miroir joue sur ce qu'il réfléchit (j'ai choisit le Miroir exprès pour cette notion de Reflexion... ahem...).
Comme vous l'aurez sensiblement remarqué (si jamais d'ailleurs quelqu'un à lu l'ensemble de mes récents articles...), je suis un membre à part entière de ce groupuscule idiot de pseudo intellectuels endormis... Mon seul mérite est peut-être de m'en rendre compte, mais vite rattrapé par le blâme de ne rien faire contre...
Voilà donc comment les gens se divisent, tous simplement parce qu'on est tous dedans. Nous avons tous un pied (plus ou moins le corps entier, parfois, cela dépend) dans l'un de ses deux camps. Certains consciemment (et même volontairement!), d'autre inconsciemment.
Le juste milieu entre ces deux comportements, c'est ne pas vivre dans notre monde. C'est complètement fou, me direz vous.
Et bien oui.
La solution, les vrais justes, aussi horrible et terrifiant que cela puisse paraitre, ce sont les fous. La folie furieuse. La psychopathologie.
Je les envies parfois d'être fou et de ne se préoccuper de ce monde auquel leur esprit n'appartient plus...
Ah, folie, je t'aime. Je t'aime à la folie. Rendez moi fou, et ne me rendez pas à ce monde.
Misanthropie... Curieuse folie de mon coeur...
Tableau : A Voice From The Grave - Salvador Dali
15 juin 2008
Misanthropie (partie 1) : de la supériorité vaine de chacun.
Découvrez Dream Theater!
is Si il est un être que, hypocritement, l'individu humain déteste, c'est celui qui se considère supérieur. Un premier individu observant ce phénomène chez un second individu aura vite fait de nommer ce phénomène, ce comportement, de manière péjorative : "vanité", "vantardise" (encore que la vantardise tienne du mensonge et donc de la mythomanie, que j'avais survolé lors d'un vieux billet...), "mépris" (injustement, d'ailleurs, et nous le verrons), "prétention". Les expressions courante désignant ce genre de personne que d'aucun traitera de "se considérant au dessus du reste du genre humain" sont légions : "pisse-froid", "connard prétentieux", "orgueilleux" (à tître injuste et complètement erroné, à nouveau), etc...
Pourtant, nous somme hypocrite.
C'est être que nous traitons injustement de tous les noms d'oiseau, de par le fait même que nous nous permettons de porter un jugement sur son comportement, cet être, c'est chacun de nous.
Cet énoncé déclenchera quelque ire dans le coeur et l'esprit de tous, et je n'en blâmerai aucun pour cela. Cet orgueil typiquement humain, pourtant, qui refuse qu'on se laisse insulter, est en soit même une preuve de notre défaut universel : se croire au dessus de chaque autre individu de notre propre espèce.
J'aborderai donc dans ce billet le pourquoi du comment nous sommes tous dans le même tort. Et en ne laissant aucune exception. Ni moi.
Il conviendra donc tout d'abord de faire la différence entre être supérieur et se considérer supérieur. Dans ce dernier cas, je me pousserai peut-être même à ériger une distinction entre se croire et se considérer, car le degré de certitude est loin d'être le même.
Qu'est-ce qu'être supérieur? Difficile de répondre à cette question sans même se croire un peu supérieur. On ne peut effectivement parler de ce qu'on ne connait pas, et c'est cet orgueil que l'on cherche à définir qui nous perverti quelque peu : se soumettre à la tentation pour mieux s'en débarasser, en quelque sorte. A nouveau, il faut donc que nous nous mettions d'accord sur quelques termes : le fait d'être supérieur est ce que je considère comme une histoire de valeur. Un homme supérieur à un autre possède plus de valeur que l'autre. Cela inclut donc une certaine quantique de l'être humain : il faut quantifier l'être humain, lui accorder une valeur, marchande ou pas, en quelque unité" de valeur que ce soit.
Nous exclurons toutefois ici tous ce que l'on considère comme valeur physiologique, à savoir : la masse, les quantité d'hormones et d'élément chimique présent dans notre corps, etc...
Définir donc la supériorité d'un individu, c'est donc non pas définir la valeur de son enveloppe charnelle en des valeurs marchande, mais bien accorder une certaine valeur relative à son esprit, son intellect, son comportement. C'est donc une affaire de relativité, de comparaison entre un homme et un autre, en dehors des domaines physiques et physiologique de l'être humain.
Un être supérieur est donc un être qui possède un intellect plus précieux, plus important, plus évolué qu'un autre. Il possède une degré de connaissance supérieur à celui de ce multi-individu, cet espèce de personnalité fractale, que je nommerai la masse, cette personnalité commune à un groupement d'individu majoritaire régissant et possédant des comportement analogues.
Tout cela, toutefois, ne nous aide toujours pas à définir ce qu'est vraiment être supérieur. La disserte pourrait prendre des heures, car, comme je l'ai expliqué, ce concept de supériorité est tout à fait personnel, relatif et horriblement subjectif, engendrant et engendré par la considération d'auto-supériorité de chacun. C'est vraiment un point sensible, compliqué et tortueux que nous touchons là.
Il est donc préférable de passer immédiatement à l'observation du phénomène de se sentir supérieur.
Oui, mesdames et messieurs, tous le monde se considère supérieur au reste des individus. Vous, moi, la voisine, l'enfoiré du coin (surtout l'enfoiré du coin, penserons beaucoup d'entre vous ^^), tous nous nous considérons comme supérieur au reste de la population que, inconsciemment, nous considérons tous comme une masse. Cette considération de la supériorité nait du fait que l'on se viot comme la seule personne, le seul individu, possédant une personnalité propre. C'est ce sentiment d'individuation unique devant l'étendue d'une masse zombifiée qui nous rend "supérieur". Explication.
Le comportement humain lui même est issu de ce sentiment de supériorité. L'instinct de survie est pour moi l'exemple le plus flagrant de cette auto-peinture de soit. Si nous étions (au sens de se considérer, ici) tous égaux, identiques, quels serait l'intérêt d'un individu à survivre, surtout lorsque la population de l'espèce est aussi abondante que celle de l'être humain? L'être humain tiens à se conserver non pas à cause de son attachement à la vie, mais parce qu'il se voit comme indispensable, important, précieux à un cercle plus ou moins étendu d'individu de la même espèce. C'est d'ailleurs l'une des grandes motivations anti-suicide chez les "maitre chanteurs" qui menacent de recourir à cette solution finale sans pour autant oser le faire : "je ferais de la peine à beaucoup de gens, certains ne le supporteraient pas..." L'instinct de survie, derrière des airs faussement épicuriens d'attachement aux plaisir de la vie, à la jouissance, ne sont que des masques entourant l'auto-admiration de soit même, ce narcissisme incommensurable de la personnalité humaine : je suis indispensable à un cercle d'individu, je leur suis précieux, j'ai une importance certaine au seins de ce cercle, je leur suis donc supérieur : la moindre des mes actions pouvant chambouler ce cercle, j'ai en mon pouvoir une certaine supériorité par rapport au reste des individus de ce cercle.
C'est donc là bien une quesiton de pouvoir et de responsabilité. Plus l'individu se voit conférer ce mirage qu'on nomme "pouvoir", et plus il se voit confier de tâches à réaliser (qu'il nommera "responsabilité" pour la beauté du terme, et l'impact sur les esprits qui lui sont "inférieurs", selon lui), plus il se considéra au dessus de la masse : on m'a confié des tâches importantes, et ces responsabilités me donnent un pouvoir important, car plus ces responsabilité sont grande, plus la moindre de mes actions sur ces tâches à réaliser aura un impact sur la vie ou le comportement des autres individus. Je possède donc un pouvoir important, donc si j'en ai été déclaré digne, c'est que je possède une valeur assez grande pour accéder à ces responsabilité, et puisque je suis un individu unique occupant ce poste (un poste ne peut en effet être occupé apr plusieurs personne; si deux personne possède le même travail, il n'y a donc pas un poste mais deux, et ainsi de suite... C'est un raisonnement fondamental de la philosophie du travail : l'unicité du poste), je suis donc d'une importance capitale. J'en conclut donc que je suis supérieur.
En continuant à raisonner sur le travail, on remarquera que l'organisation hiérarchique est présente depuis toujours dans la société humaine, à travers tous les âges, et toutes les cultures. Même les sociétés qui se réclament les plus égalitaire, telles que la démocratie ou le communisme, reproduisent ce schéma hierarchique qui entretient cet auto-considération de la supériorité individuelle; j'ajouterai même que ces soit-disant régime d'égalité amplifient de façon inquiétante les pseudo-supériorité des individus investit (ou pas) du pouvoir, et, pour le communisme, entre autre, amplifient l'idée de masse zombifiée par une culture une et commune.
En effet, et ce depuis la préhistoire, le régime d'état qui fut connu à travers le monde entier fut celui qui s'organisait de la façon suivante : Chef => Sous Chef => Sujets. Les tribus, les royautés, les empires, l'entreprise, le militarisme, tout cela n'estque reflet de cette organisation plus ou moins ramifiée du pouvoir en trois phases. Bien que ces régimes héréditaires furent souvent traités comme injustes, inégaux... ils avaient au moins le mérite d'être quelque peu stables.
D'aucune diront que je suis dans le faux, que l'arrivée de la démocratie et du pouvoir au peuple furent une grande avancée dans l'égalité des pouvoirs. A ceux là, je répondrai que je ne suis pas philosophe politique, mais lycéen; que je ne raisonne pas ici, dans ce billet, sur une masse que l'on nomme peuple et une autre que l'on nomme gouvernement, mais sur des individus pris à part; que mon but n'est pas de définir quel régime est le meilleur, mais de montrer qu'au final, nous sommes tous des narcissiques vantards et prétentieux en puissance, vous comme moi.
Je rajouterai même que cela est pire en démocratie. En effet, en royauté, l'investiture au pouvoir est définit selon des liens de sang. L'individu nommé et placé à un certain rang du pouvoir n'est donc pas justement "nommé", mais posé, sans avoir eu le choix. Il doit tout de même effectuer sa tâche, et il tirera son orgueil et son pouvoir non pas de sa nomination, mais de l'importance de sa tâche.
En démocratie, l'orgueil vient jouer son rôle. En effet, imaginons que je sois nommé président d'un quelconque état démocratique. J'ai choisit de me présenter à une course à l'élection dont je savais la nature du pouvoir qui serait "offert en récompense" (oui oui, tout cela n'est qu'une course); j'ai été acclamé et supporté par des millions d'individu formant une masse réunie autour d'un seul et même personnage : Moi; j'ai été élu est investit dans des fonctions ultra importantes, au sommet de la préciosité, par un peuple qui sait qu'il a le droit de décider, par un peuple qui se sait libre, et qui connait l'importance de son choix; j'ai été désigné par un peuple entier pour le guider. Je suis donc La Personnes, l'Elu à proprement parler. Je suis l'Elu qui doit guider le peuple à travers le futur pour une durée plus ou moins déterminée. j'ai été jugé digne de l'importance de ma tâche : c'est tout un peuple qui m'a considéré comme supérieur aux autres, et qui m'à donner le titre de "meilleure personne en capacité à diriger notre destin". Je SUIS supérieur.
Comprenez vous le raisonnement? Le Danger de la démocratie est là, dans l'ajout du rôle du peuple, qui, je vous le rappelle, est, aux yeux de l'élu, une masse commune réunie autour d'une notion universelle, la Nation; mais que comme je l'ai définit, est un ensemble d'individu qui se considèrent tous comme supérieur à d'autres ensembles. Le supérieur des supérieurs, là est le danger du pouvoir, et je tendrai donc à développer ce point de vue dans un futur billet (si j'ai le temps...).
Je pense qu'il est maintenant évident et juste de considérer quye chacun se considère comme supérieur à une autre groupe qu'il définit comme la masse.
C'est cette relativité des notions de supérieur et de masse qui entraine d'ailleurs l'universalité du sentiment de supériorité, de plus grande valeur. A prendre le proverbe "On trouvera toujours plus fort que soit", qui implique donc directement "On trouvera toujours moins fort que soit". C'est évident, car si tout est moins fort, en raisonnant par réciprocité, tout est plus fort. Nous sommes tous supérieur à un groupe parce que nous nous considérons ainsi, et nous nous considérons ainsi parce que nous somme convaincu plus ou moins de l'être.
Nous sommes tous en sommes des hypocrite pisse-froid vaniteux prétentieux, que nous veuillons bien l'accepter ou non. La modestie n'est qu'une forme déguisée de l'orgueil, car toute modestie est fausse. Lorsqu'on est modeste, on rechigne à accepter notre supériorité, parce qu'on considère qu'en ne nous vantant pas, cela fait de nous quelqu'un de meilleur. Tout modestie, comme je le dit, est fausse. Ce qui se refuserons donc à accepter l'idée qu'ils se considèrent comme supérieur aux autre seront eux-même prit dans leur propre piège : Non, ce type à tort, il n'a rien compris, il se permet de me juger comme un de ces connard prétentieux qui se croient mieux que tout le monde, moi, je ne suis pas comme ça, je ne me vante pas, et je sais pertinemment qu'il y a des gens au dessus de moi. Je ne me considère pas comme supérieur, c'est plutôt lui qui se permet de me donner des leçons.
Cet énoncé est l'énoncé quasi type de celui qui refusera cette réalité. Et pourtant... C'est un énoncé type de celui qui ne permet pas qu'on se permette de porter un jugement sur lui, c'est celui qui refuse qu'on pense à sa place, c'est celui qui se considère comme assez individué et personnel pour se juger différent des autres individu, donc différent de la masse, donc supérieur...
Je pourrais donc passer des heures à énumérer tous les exemples de personnes faussement modeste, tout simplement parce que nous le somme tous, mais là n'est pas mon but. Vous, moi, le voisin, l'autre enfoiré, nous sommes tous des narcissique vaniteux et prétentieux. Surtout moi, qui me permet et me juge apte à vous donner ce billet en guise de leçon.
Tellement vaniteux et narcissique, imbu de moi même et de ma supériorité, que d'autre billet suivront celui ci. Car ce n'est pas parce que nous sommes tous ces "supérieurs" que nous somme une masse (rappelez vous, la masse, c'est ce que l'on considère comme partageant et possédant un comportement et un schéma d'esprit commun... OR je viens juste de vous affirmer que nous sommes tous pareil... oO)! En effet, il existe plusieurs types de comportements, que je qualifierai de plus ou moins correct, quand à la prise de conscience de cet orgueil humain. Plusieurs choix nous sont offert, et c'est là qu'on fera la distinction entre les connards prétentieux et les prétentieux connard, entre ceux qui exagère cette supériorité et ceux qui la réservent à ce qu'ils considèrent comme un cercle privé "d'intellectuel". Au final, les notions de bien et de mal sont totalement annihilés par le concept de la personnalité humaine que je développe ici, et qui, au fil des lignes que je vient d'écrire, ne cesse d'évoluer et de se changer, de se reconstruire :
Nous sommes tous le mal en puissance, nous le faisons juste plus ou moins bien...
Tableau : Visage de la Guerre - Salvador Dali
01 mars 2008
La conscience de soi est-elle une connaissance de soi ?
De tous les êtres vivants, l'être humain est sans doute la seul doué de la faculté de penser et de réfléchir, de s'individualiser au sein du groupe social que constitue son espèce, à l'inverse de certaines espèce à la communauté sur-développée. Le principal moteur de cette aptitude est le fait que l'Homme est doué de la conscience de soit, c'est-à-dire de la capacité à se "rendre compte", au sens propre du terme, de ses actes : il est capable de dresser intérieurement, à partir des expériences antérieures dont il aura emmagasiné les protocoles et résultats, une liste de ces actes qu'il a commit et commet, tout en prenant et déduisant les conséquences liées à ces actes.
Par ailleurs, l'Homme est capable d'assimiler des connaissances par rapport à sa propre condition, que celle-ci soit physique ou psychologique: l'Homme est capable de se connaitre soi-même, à entendre par là admettre ses limites physique et physiologique, ses qualités et défauts intellectuels, ses traits comportementaux, etc... Un autre versant de la "connaissance de soi" est celui de pouvoir attribuer une cause ou un but à ses actes, à les expliquer à partir des connaissances que l'individu possède de lui spontanément, de façon innée.
La capacité d'un individu à constater ses propre actions constitue-t-elle une connaissance que ce même individu possède de soi ?
Je répondrais que dans la majorité des cas, un individu quelconque (sauf exceptions médicales, névrosées, etc...) est capable de fournir un but ou de rendre compte d'une cause à chacun de ses actes grâce à l'utilisation de sa conscience pour en tirer des conclusions sur lui même, mais je soulignerai également es quelques cas où la capacité de constatation que constitue la conscience humaine n'est pas suffisante pour expliquer par soi-même ces actes. Il sera toutefois de bonne foi de constater que dans chacun des cas, l'Homme n'est capable de se connaitre soi-même qu'en tirant qu'en tirant des conclusions de ses expériences passées.
Il est donc logique d'admettre que lorsque l'Homme prend conscience de ses actes et les constate, il est généralement capable d'en tirer par lui même une conclusion sur soit même, ou de conforter une conclusion qu'il avait déjà tiré d'une épreuve antérieure.
Pour les psychanalystes, l'Homme prend conscience à partir du moment où il est capable d'admettre que l'être qu'il observe dans le miroir n'est pas un intrus extérieur, un étranger venue s'incruster dans son monde, mais n'est autre que lui-même. A partir du moment donc où un individu (souvent vers la petite enfance) prend conscience de soi, l'observation à travers le miroir est un exemple primordial qui prouve que la conscience de soit peut apporter une connaissance sur soi même : si l'Homme admet que l'image qui lui est renvoyée par la surface plane et froide est l'image que les autres perçoivent de lui-même, il en tirera la conclusion de son apparence physique, qui ne peut être acquise autrement que par prise de conscience, quel que soit le moyen de renvoi de l'image. Il se connaitra alors facialement, et cela constituera la première connaissance de soi dans la vie d'un individu. Tout comme la vue, les autres sens sont des moteurs de la connaissance humaine : les sensations d'un individu, lorsqu'il en prend conscience, constitue également une connaisance de soit. Prenons comme exemple le goût : un homme mange un gâteau. Il en ressent, à travers le sens gustatif, du plaisir ou du dégout, l'amenant ainsi à conclure sur ses goûts en matières d'aliment. En suivant à chaque événement ces étapes, l'Homme est capable, peut à peut, de dresser une cartographie de soi, en tant que connaissance profonde de sa conscience, et ainsi attribuer un but à ses actions. Il pourra manger le même gâteau dans le but de se procurer du plaisir gustatif; il pourra se regarder à nouveau dans le miroir pour acquérir une image faciale de soi plus précise : il aura une connaissance de soi à partir de sa conscience même. On peut donc tirer la conclusion que, dans la plupart des cas, l'homme est capable d'acquérir une connaissance de soit à partir de la prise de conscience des actes dont il est l'auteur, et de leur conséquence, pour finalement devenir apte à fournir une justification à ses actes lorsqu'ils sont similaires à ceux dont il a déjà fait l'épreuve.
Sur ce même raisonnement, on peut donc définir le cas où la conscience de l'Homme de ses propres actes ne suffit pas pour autant à expliquer ces actes et d'en tirer des connaissances de soi.
L'un des exemples les plus flagrant est sans doute le rêve, qui, puisqu'il est produit par l'Homme, par son psychisme et son corps (et peut donc se porter à une échelle et physique et mentale), est un acte en soi. Depuis qu'il existe, lorsque l'Homme dort, ils lui viennent à l'esprit des images, des sons, des sensations, construites ou infondée, rationnelle ou irrationnelles, qui se présenté comme une dimension où l'Homme serait éveillé, alors qu'il est toujours profondément endormis. Il évident qu'au bout d'un temps de latence, s'échelonnant sur quelques années, l'homme prend conscience des ces mises en scène irréelles d'une fausse réalité par l'esprit. Il constate, prend conscience de la faculté de son esprit à fabriquer des sensations, des stimulations physiologiques, qui aboutissent aux rêves, mais ne sait pas quelle en est l'origine, et ce non pas dans le sens de l'origine physiologique, mais l'origine en soi, l'origine intrinsèque du rêve. J'emploierai donc plutôt le mot "cause" que "origine", pour éviter cette confusion avec l'origine scientifique du rêve, alors que nous parlons ici de la "cause", du but du rêve. L'homme ne connait donc pas ce but, cette cause qui pousse le corps à produire les rêves. Il ne pourra pas l'expliquer seul, et ne pourra attribuer une cause à ce rêve, tout simplement parce que présenté comme l'est un rêve, c'est à dire un mélange hétérogène et déstructuré, sans logique apparente, de sons, d'images, d'odeurs, de goût, de sensations reliées en peu de cas les unes parmi les autres, il ne pourra en tirer aucune connaissance de soi. Nous ne reviendrons toutefois pas sur le travail des psychanalystes, qui au fond, n'est pas intéressant, étant basée sur des théories énoncée par un premier homme qui fut suivit par des centaines d'autres, et dont le bien fondé des affirmations n'est pas expliqué et est inexplicable, par ailleurs, ce qui m'amène non pas à contester la psychanalyse et à la remettre en cause, mais plutôt à la classer dans ce que j'appellerai les "sciences floues dont l'usage doit être minutieusement modéré et calculé", dans lesquelles je place également la théologie, la graphologie, etc... Mais là n'est pas notre question.
Un deuxième exemple de cette insuffisance de la conscience réside dans les maladies psychologiques, les névroses : l'homme peut parfois faire preuve d'un comportement qu'il ne peut contrôler : diction soudaine et sans lien de cause à effet de propos orduriers (coprolalie), idée répétitive et obsessionnelles, lapsus, narcolepsie, T.O.C, oubli spontané sans prolongement dans le temps, etc... L'homme prend évidemment conscience de cela à partir du moment où ces névroses viennent perturber, à plus ou moins grande échelle, sa vie quotidienne (et je cite ici deux exemple horriblement handicapant que son la narcolepsie et la coprolalie), mais il est incapable d'en expliquer les raisons : il n'y a aucune doute que vu le handicap fourni par ces névroses, un individu malade exprimerait sans doute l'irrésistible envie de se débarrasser de ces gênes. Ici, la prise de conscience d'actes involontaires sans pouvoir les expliquer prouve également l'insuffisance de la conscience à fournir une connaissance de soi. Par ailleurs, la connaissance de l'inconscient n'est pas forcément moteur de la connaissance du Moi, et ce en le fait que c'est le psychanalyste qui révèle, après étude des propos par le biais d'une méthode que le patient ne connait pas, les tréfonds de l'inconscient et la "cause" de la névrose : comme je l'ai dit tout à l'heure, la psychanalyse est une "science dont il faut faire un usage minutieux et modéré". Ce que l'on nous révèle n'est pas forcément la vérité, et l'individu n'est pas forcé, à ce titre, d'en prendre conscience pleinement, de l'accepter, ce qui soulève la question de la véracité de propos et de l'établissement de la vérité que je ne traiterai pas ici, mais sans aucune doute dans un prochain billet.
On remarquera alors, finalement, que dans certains cas, la conscience de soi constitue une connaissance de soi, et que dans d'autres cas, elle n'en constitue pas une. Nonobstant cette différenciation, on notera que la connaissance de soi est acquise lors de la prise de conscience d'actions, intérieures ou extérieures à l'individu. On en déduit donc que c'est l'expérience, et la prise de conscience qui l'accompagne, qui apporte la connaissance de soi, et qu'on peu élargir à la Connaissance avec un "C" majuscule, car comme le dit Sartre : "Les actes définissent en ce qu'ils révèlent de nous la part de connaissance que nous avons acquise et que les autres peuvent acquérir à partir des miettes que l'on en laisse..."
Prenons l'exemple d'un nageur. Après avoir nagé une trentaine de longueurs de bassin, il en déduira la suffisance de sa capacité physique à supporter un tel effort. S'il abandonne avant, il en déduira que le point où il s'est arrêté constitue une limite de prime abord de son endurance en natation. Je préciserai qu'il pourra par ailleurs réessayer de franchir cette limite pour la repousser, et que cet acte soulève la question La connaissance est-elle variable, doit-elle être remaniée?, à laquelle je répondrai sans doute dans un autre billet une fois que mon professeur de philo m'aura rendu ma p***** de copie (à dans un mois!).
L'expérience est donc primordiale à l'acquisition de la connaissance, qu'elle soit innée ou non.
En conclusion, j'affirmerai donc que la conscience constitue, dans la grande majorité des cas, une connaissance de soi, lorsque l'homme est capable d'expliquer et justifier ses actes; tandis que dans d'autres cas, l'Homme étant incapable de rendre une explication tangible et correcte de sont comportement, la conscience de soi ne constitue pas une connaissance de soi. Par ailleurs, l'expérience reste primordiale à l'acquisition de toute connaissance, en particulier donc de celle de soi. La conscience serait-elle donc capable d'exister sans connaissance, et inversement?
P.S : Cette disserte à obtenu 11/20, meilleure note sur une moyenne de classe de 7.5/20 o_O No comment, mon prof est sans doute un warrior... o_O







