La Flamelosphère

Le modeste recueil d'un petit cerveau...

28 octobre 2008

Corps (et pas "corpse", quoique...)


Découvrez Liquid Tension Experiment!

    Regarder un corps, seulement le regarder.
    Un corps, oui, juste un corps. Rien d'autre qu'un corps. Oublier un instant l'esprit, oublier un instant l'humain... Non, pas oublier, faire abstraction, plutôt. Pas seulement de la personne, mais aussi de soi.
    Mettre pour quelques secondes de côté qu'on soit un être humain, que ce soit un être humain...

    Juste un corps.

    Commencer par tomber des nues en voyant l'oeuvre d'art, pour se raccrocher au cheveux.
    Sentir leur parfum, celui d'une jungle nouvelle. Respirer un autre univers, inhaler des nébuleuses inconnues.
    S'accrocher, et esaclader, doucement, en frôlant la nuque malicieusement avec ses pieds. Ne pas tirer trop fort pour laisser la chevelure intacte, ne pas donner de coup pour entailler la joli peau. Ce n'est pas facile de grimper : elle est douce, les prises y sont difficile, mais on peut après tout se permettre de tomber, on est déjà tombé, qui sait, si on tombait...
    Monter jusqu'au sommet de la tête, se pencher par dessus le front. Dieu que c'est haut! Dieu qu'on y est bien! Sous nos pied, ça fourmille, ça fulmine, ça tourne, ça chauffe, il y a tout un être la dedans, tout une chose qu'on ne peut pas voir.
    A bien y regarder, en bas, le relief est sublime : il y a des pentes vertigineuses, des collines, des montagnes... Rien n'est égal, mais tout y est beau...
    Descendre, en se laissant glisser jusqu'au nez. Et admirer. Admirer les yeux. Un oeil, c'est tout un quelqu'un. Un fractal, se gorger les siens de la vision des autres. Profiter de cette ultime mise en abime. Et dans ses yeux, se voir, la revoir, se revoir, la voir à nouveau, se voir à nouveau... Jusqu'à la fin des temps. A l'infini. C'est vrai que l'oeil est le plus superbe des miroirs : c'est bien pour cela que je ne m'y vois jamais.
    Près des yeux, il y a de belles plantes, dressée fièrement ou grâcieusement courbées. On voudrait s'y accrocher pour ne jamais partir, pour braver la gravité, mais on voit bien que c'est fragile. De près, l'oeil pleure, constamment, c'est normal. On pleure toujours tout le temps : de joie ou de peine, c'est ainsi qu'on est fait. Et puis, un miroir aussi beau que celui là ne saurait supporter une poussière;
    Au bord de nez, il faut être prudent : un faux mouvement, et tout l'édifice peut trembler! Se pencher juste un peu vers le lointain pour sentir le monde différemment. Savoir un peu ce que c'est que d'être quelqu'un d'autre. Ressentir les même chose. Une petite osmose. Trop courte, malheureusement.
    Si on glisse, se ratrapper de justesse aux lèvres, et jouer quitte ou double : un mot peut donner la force de remonter, un autre peut donner toute sa violence à nous faire chuter. C'est agrèable, si on avait la place, on s'y allongerai presque. Dessus, tout parait sucré, dessous, tout parait amer. Et sur les deux, tout parait différent. On voudrait goûter, mais défense. N'oublions pas qu'un mot fait mal. Et puis, un faux pas, et le sang pourrait jaillir. C'est si fragile, une lèvre. Juste profiter de leurs courbes pour s'asseoir et prendre un peu de repos.
    Puis le menton. Quand il tremble, il pleut. Si on tombe d'ici, on voit bien qu'on ne pourra plus s'attacher à rien avant une bonne distance. Mais en bas, tout semble mieux.
    C'est peut-être qu'il est temps de se lâcher!
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    3!

    La chute est vertigineuse, mais le vent est sublime. Il a une odeur de rose, de citron, d'orange, de fraise, de jeunesse, de frivolité, de coqueterie. Il brûle les yeux, et ravit le coeur. C'est son parfum, après tout, que croyions-nous?
    Puis on atterie doucement, ce n'est pas aussi violent que ce qu'on pensait! On roule doucement sur le bas du cou, on se pose délicatement sur la poitrine. L'odeur s'est faite un peu plus forte, toujours plus joyeuse. Elle embaume les esprits comme de l'encens, elle fait tourner la tête, elle ravive des souvenirs, des bons, des mauvais, mais pas tellement... On est comme dans du coton. Il faut bon y vivre, ici. Il fait chaud, tout est doux, comme de la soie. Tout sens bon. On a de la place, on s'y allonge, et la tête toute embrumée de rêve et de souvenirs, on dort d'un demi sommeil, un petit voyage dans un autre univers : le siens. On est bien, ici. On y resterai pour l'éternité, pour dormir, dormir. S'enfouir tout entier dans se sanctuaire d'humanité, dans ce temple de bien être. Ca nous rappelle notre mère, tant de chaleur, tant de douceur...
    On lève la tête : on admire la gorge, qui nous surplombe, et nous fait comme une caverne pour protéger notre tête. On se penche, et on admire les gorges : c'est étroit, mais c'est l'idée qu'on se fait du paradis : c'est plein de vie, c'est ravissant, il n'y a pas d'autre mot que ravissant pour dire à quel point c'est beau.
    Sauter de l'autre côté : ici, ça tremble, en rythme. Parfois cela tremble plus, plus vite, plus fort, parfois, cela tremble moins, et tout redeviens calme. C'est le lieux de tous les jeux, de tous les conflits, c'est là où tout à lieu. En dessous, il y a sans doute un coeur qui bat. Pour qui? Pourquoi? Pour moi? Surement pas, ce serait trop beau. La beauté n'as d'existence qu'ici, et pas ailleurs. Oublions cette idée. C'est vivant, ici. Tout s'attriste, tout deviens joyeux, parfois. Le siège des sentiments, le trône de l'âme. Alors on se laisse bercer, on s'allonge de nouveau, on s'endort, on oublit, et...

Bon Dieu, ce texte est vraiment nul...><

    Dommage, le voyage s'arrête ici. Pourquoi? Manque d'inspiration, c'est bien trop dur de décrire la beauté d'un corps.

    D'ailleurs, oui. La beauté d'un corps. Je ne comprend pas parfois pourquoi les gens rougissent de colère et parle avec du venin quand on dit qu'on aime une personne parce qu'elle est belle. C'est vrai, après tout, on trouve bien qu'une oeuvre d'art est belle... Pourquoi pas un corps? Je ne dis pas que n'importe qui peut décréter qu'un corps est beau pour tous, mais pourquoi ce tabou sur le sentiment né de l'image? Je ne comprend pas.

    Les corps vraiment beau, dans mes yeux, pourtant, existe. J'en croise partout, n'importe quand : dans la rue, dans le train, dans le métro, dans le lycée, dans un magasin, dans une école de musique... Il y en a qui savent vraiment le mettre en valeur. Je ne suis pas très doué pour parler de ça, mais je ne comprend vraiment pas. C'est l'injustice, pourtant. La beauté, c'est ce qu'on ne choisit pas vraiment. Quoique.
    Si on ne le choisit pas, c'est peut-être parce qu'on ne choisit pas à qui on plait. Parfois, on ne se plait pas non plus, et on ne plait pas à qui on voudrait. L'injustice est sans doute ici. On a pas le choix, à proprement parler.

    C'est d'ailleurs peut-être ça qui fait tout cet espèce de légende de niaiserie et d'intellectualité de poisson rouge qui tourne autour des gens "beaux". On prefère se dire que si on est pas beau, c'est parce qu'on le compense autre part. Non, je ne pense pas non plus, rien ne fonctionne plus à l'équilibre, dans notre monde, on devrait finir par le savoir.

    Et pour cause, on a beau vouloir se justifier en hurlant que "la vraie beauté est à l'intérieur", que "l'esprit vaut plus que la beauté", ce critère du corps tiens toujours, pourtant, une grande place dans nos sentiment. La preuve : la beauté à tout de même été LA cause de la mort et des souffrances de nombres de chevaliers et autres guerriers valeureux de la galanterie à travers moult légende et autres histoire.

    Toutefois, qu'on soit d'accord : je ne parle pas du désir, de ce démon de l'entrecuisse qui nous tiraille tous un jour, non, je parle vraiment de trouver quelqu'un de beau. Pourquoi ne pas s'autoriser alors à aimer, vraiment, parce que la personne est belle? Parce que les courbes des seins, les chutes élégantes des reins, la grâce dans les gestes, l'élégance dans les courbes, fait qu'on est subjugé sur place, quitte à ne rien savoir de ce qu'elle est? C'est le premier regard, c'est la première impression. Nous sommes biens hypocrites : tandis que nous hurlons tous "l'esprit est l'importance!", on continue à se farder, s'apprêter, à jouer le jeu de la séduction... Pas toujours avec grand succès, car le hasard nous fait sans réfléchir à ce que nous sommes, et nous ne sommes pas toujours à la mesure de ce qu'on voudrait être...

    Alors que j'ai longtemps blâmé les gens qui sortaient ensemble parce qu'il se trouvait beau, simplement; longtemps considéré de haut ceux qui se voyaient accompagné d'un idiot sans grande cervelle, avec seulement une belle bouille, je commence peut-être à mieux les comprendre. Sans doute, chercher toujours la beauté envers celui qu'on veut voir nous accompagner, c'est peut-être aussi tenter de s'approprier une part de cette beauté. Un partage. On ne se plait pas à soit, on se trouve laid, mal formé, on aurait voulu être bien mieux. Alors on se laisse attirer parce qu'il y a de plus beau, en espérant qu'en l'attirant à nos côté, elle partagera un peu de sa beauté avec nous, un peu de ce qu'elle est. Se complèter, peut-être. On tente de plaire parce qu'on ne se plait pas. On tente d'attirer la beauté parce qu'on espère en profiter un peu (les contraires s'attirent-ils? j'en doute, malheureusement, il n'y a qu'en physique, je pense...).

    Non, vraiment, laissez moi aimer en cachette, une fraction de seconde, le temps d'un point sur le segment de la vie, tout ces corps qui sont une ode à la Vitalité, un chant de Joie, et, une fois de temps en temps, laissez moi oublier qu'elles ne sont pas pour moi.

    Juste le temps de rêver un peu.
   
    Et puis de repartir...

 Jeux : Une phrase mystère glissée dans le billet! Ce qu'il veut à qui la trouve!

Posté par Dalivision à 21:26 - Reflexioïdes - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


18 octobre 2008

Lundi matins


Découvrez Pink Floyd!

dsotm


    J'ai été tenté lundi matin, dans le train, vers les 7h10 du matin, de tester un jeu d'écriture dont j'avais entendu parler, qui tire ses racines dans la poésie surréaliste : le poème de gare (qui possède de nombreuses variantes comme le poème de métro, de bus, de comptoir,...).
    Le principe en soit est assez simple : pendant que le train se déplace d'une gare à une autre, on se laisse bercer par le mouvement, et on cherche un vers ou deux (ou plus, si on a peu de gare à visiter pendant le trajet, mais c'est bien plus amusant de ne chercher qu'un vers) pendant ce voyage.
    Une fois le train stoppé en gare, pour ne pas perdre le vers, on l'écrit rapidement sur un morceau de papier. Mais vite! Car il faut s'interdire d'écrire pendant le trajet, et s'interdire de réfléchir au vers suivant lorsque le train est à l'arrêt. Le train de pensée doit être respecté : en mouvement, c'est la réflexion qui fuse à travers de l'esprit; arrêté, il faut savoir poser ce que l'on a.

    Le train, le lundi matin, se prend beaucoup au jeu lui même. Tout d'abord, parce que tôt le matin, je ne suis jamais très réveillé. J'ai encore les yeux pleins du sable du sommeil, les paupières de plombs, le corps lourd comme du marbre de mauvaise facture. Il fait froid, aussi, un peu. On est encore tout cotonneux, les oreilles et l'esprit étouffés par l'ouate que nous fait le rêve : tous est flou, tout à une autre apparence, dans la nuit, dans la lumière matinale, autant celle jaunâtre et artificiellement froide du train que l'aube qui point au loin, avec ses trainées orange, roses, pourpres, embrasant comme un feu de forêt tous les voyageurs qui reçoivent sa lumière.
    Et puis, surtout le lundi matin. Tout d'abord parce qu'il n'y a que le lundi que je prend le train le matin, mais également parce que parmi les voyageur, il y a toujours quelques personnes pour me ravir la vue. Parfois dans leur beauté, parfois dans leur élégance, ou dans leur démarche, ou dans leur gestes, parfois dans leur actes, parfois dans leur voix, parfois dans la manière qu'elles ont de sommeiller contre la vitre : les rayons de l'aurore viennent alors dessiner tout un paysage sur leurs joues, faisant d'elles des mondes entiers, des planètes, des univers, des soleils et des étoiles. Lorsqu'elles respire dans le froid, en frissonnant, avant que la chaleur humain n'ait eu le temps de tout faire disparaitre, il y a parfois un peu de buée qui, en sortant de leur bouche, se transforme en une étrange nébuleuse, onirique, intimidante, belle.

    Comment ne pas se sentir ainsi la vague à l'âme, comment ne pas se sentir le corps ici et l'âme ailleurs? Comment ne pas vouloir tenter d'immortaliser tout cela dans sa tête par les premières phrases qui nous tombent dans le coeur?

    C'est un exercice assez intéressant que le poème de gare, qui possède quelques variantes : les poèmes de bus et de métro se déroulent de la même façon, mais avec des stations de métro, ou des arrêts de bus. Ces deux-ci poussent notamment à soit faire des vers très courts soit peu construits au niveau de la métrique, puisque le temps manque toujours, car le temps est toujours court, trop court, entre deux stations ou deux arrêt.
    Le poème de comptoir est plutôt intéressant, drôle, risqué et tentant à la fois en le fait qu'il se compose entre deux verres. On s'assied au comptoir, on commande une boisson (alcoolisée de préférence, pour rester dans la grande tradition du surréalisme. Oubliez toutefois l'absinte...). Lorsqu'elle nous est servie, on peut commencer à penser à un vers ou deux tout en dégustant notre verre, celui ci nous étant déjà apporté (vous noterez le lamentable jeu de mot qui meriterait ma flagellation...). Une fois le verre fini, on en recommande un autre. Le temps qu'on nous l'apporte, il faut se dépècher de noter ce que l'on a trouvé... Et ainsi de suite, pour autant de verre et de vers, donc, que l'on veux. Il est drôle car l'alcool envahissant peu à peu les yeux le coeur et la main, le poème peut de plus en plus devenir spécial et étrange. Risqué, car le nombre de vers et limités par le nombre de verre qu'on peut ingurgiter jusqu'à en tomber par terre, mais également parce qu'on peut rapidement en avoir pour beaucoup de notre argent. Interessant, en le fait qu'il ne se finit jamais, par définition. Car, en effet, pour écrire le vers, il faut recommander un verre. Alors, comment écrire le dernier vers du poème? Certains trichent en ne recommandant pas de verre pour le derniers vers, et l'écrivent avant de sortir du café. Ceux qui ont le plus de mémoire jouent le quitte ou double : ils décident de garder le poème incomplet, le dernier vers manquant... jusqu'à la prochain séance! La prochaine fois, en attendant le premier verre qu'il commanderont, ils mettront la touche finale au poème précédent. A condition bien évidemment de ne pas l'oublier, ce qui est plutôt difficile avec le temps et... l'alcool!

    Voici donc ma première tentative pour un poème de gare. Il n'est pas très bien écrit, toutefois. Beaucoup de choses manquent. Mais c'est le jeu! :

Secrètes pour vaincre le sombre
Des bottes d'étoiles
Pour courir l'Espace
Piétiner le Temps
Des bouquets d'yeux
Aux reflet d'agate
Des étés dans la voix
Pour les étincelles de l'âme.
Fleurs d'astres dans la pénombre.

    Je suis d'accord, il ne veut pas dire grand chose... J'ai réorganisé volontairement la mise en forme du poème : présenté ainsi, il me fait penser à un sablier, et j'ai été heureux de voir qu'il me faisait le même effet en lisant de bas en haut que de haut en bas. J'y vois vraiment le sablier qu'on tourne et retourne, le bas qui devient le haut, le haut devenant le bas (Les premiers seront les derniers...), mais ce n'est peut-être qu'une hallucination de ma part...
    Volontairement, je me suis foutu de la rime : surréaliste, vous disiez, non?

    J'espère être assez motivé pour réitérer l'expérience lundi... Qui sait, lui rajouter le trajet du bus (si je ne suis pas passionné par ce que me dit ma charmante consoeur de route =] )? Ou bien faire un long poème de toute la semaine en cumulant train, bus, et comptoir? Non, ne pas se lancer trop vite... Oh, et puis pourquoi pas, hein?

    On verra bien...

Image : Pochette de "Dark Side of The Moon" des Pink Floyd...
Petite dédicace pour mon cher Arkham, qui,
avec toutes ces conneries que sont les études,
me manque, quand même, l'enfoiré...

Posté par Dalivision à 22:19 - Scriboïdes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 octobre 2008

Besoin de tout, envie de personne (ou l'inverse?)


Découvrez Pink Floyd!

J'ai envie d'être gentil.

J'ai envie de faire des compliments.

J'ai envie d'aimer, aussi.

J'ai envie de dire à des filles qu'elles sont belles.

Envie de leur redire.

De les convaincre, parfois.

J'ai envie de leur remonter le moral.

J'ai envie moi aussi de sauver de ces moineaux à l'air blessé et faible qui détruisent tout sur leur passage et particulièrement chez ceux qui les recueillent.

J'ai envie d'apprendre au gens comment voler, même si j'en suis incapable.

J'ai envie d'être important pour les gens.

J'ai envie de trouver des gens formidables, même si souvent j'ai l'impression que c'est déjà fait.

J'ai envie qu'on m'aime pour ça, aussi.

Envie, ou besoin?

Besoin d'échanger des sentiments, et pas seulement des fluides corporels.

Besoin d'avoir des choses à dire, et de me plaindre de préférence.

Besoin d'être heureux, mais sans jamais l'avoir, sinon, ce n'est pas drôle.

Besoin d'avoir quelqu'un, mais de toujours avoir un vide à combler, sinon on s'ennuit.

Besoin d'aimer, sinon je n'arrive pas à créer ce vide.

Besoin d'être utile et non pas "useless".

Besoin de savoir faire quelque chose et de ne pas le savoir, juste parce que c'est plus théâtral ainsi.

Besoin d'être aimé, et de le savoir, mais pas par n'importe qui.

Besoin d'humanité, aussi. Moins de froid et plus de chaud, même si je préfère le froid.

Besoin de fondre en larme dans les bras de quelqu'un que j'aime, juste parce que c'est le genre de chose qui fais du bien.

Besoin d'être compris, mais pas trop, sinon c'est du voyeurisme mental.

Besoin d'être reconnu, mais sans qu'on me le dise, sinon, je n'ai plus aucune raison de me plaindre, et plus aucune raison de créer (ce n'est pas la stabilité qui évolue, mais l'insatisfaction).

Besoin de vivre, d'en profiter et d'en souffrir (on ne peux avoir le beurre et l'argent du beurre).

Ouais, j'ai besoin de vivre. De toute façon, la vie, c'est toute la mienne, ou presque. Besoin de partager ma vie, ne serait-ce que pour avoir envie de récupérer une partie de celle des autres.

Je n'ai jamais eu que la vie, et la vie, les vie, la Vie, c'est tout ce qu'il me reste, et si je suis né, c'est bien pour vivre.

J'ai tellement besoin de vivre que si je ne vivais pas... Je crois que j'en mourrais.

Posté par Dalivision à 21:39 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 octobre 2008

Parfum


Découvrez Dream Theater!

Si peu à dire...
Je sature... Je crois que j'ai atteint une limite.
La limite qui sépare le commun des mortels du poète qui vit dans l'infini.
Et je n'arrive pas à la franchir.

Quelque soit la dureté du sentiment, l'intensité du choc, l'ouverture des sens, la complexité du concept, l'indicible de la chose, le poète, saurait toujours contourner les barrières du langage.
Le poète est vraiment de ces enfant joyeux qui se soucient si peu des barrière définissant le pré dans lequel les moutons-mots paissent tranquillement... Le poète s'en fiche bien, et contourne, saute la barrière, ouvre le chemin au moutons et rit grassement de voir le berger courir après les moutons qui toutes leur vie ont rêvé de s'échapper de l'enclos...

Ou peut-être le poète est-il le traducteur ultime. Celui qui comprit que le mot en lui même ne définissait rien, mais seulement le rapport entre les mots... Il distille avec minutie, grâce et art chaque son, chaque note, chaque lettre, et n'en garde que l'esprit... Du poème il en fait le parfum, de la musique il en fait un spiritueux...


Et moi, me voilà... Trop petit pour sauter la barrière, les mains trop fragiles pour escalader le barbelé, trop ignorant pour tirer des mots tous l'éther qui fait l'art de parler... Moi, je m'arrête à ce stade où les sensations, les souvenirs, les sentiments, les choses, les idées, les concepts, les rien et les tous, l'esprit, tout ça... Je m'arrête à ce moment où tout est trop fort et trop puissant, où il n'y a plus de soupape assez efficace, pour exprimer ce que j'ai ressenti.

Et ainsi, intérieurement, j'explose...

Elle avait le même parfum que Lise...

Posté par Dalivision à 21:03 - Reflexioïdes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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