20 septembre 2008
Une Rapière dans un fourreau...
Marcus Miller - Moonlight sonata
envoyé par Horadrim
(Je ne voyais pas quelle image associer à ce billet, alors contentez vous d'un vidéo, s'il vous plait, merci bien, kthxbye...).
Bon, voilà, il fallait bien que ça m'arrive après trois semaines où j'ai passé 5/7j 24/24h dans mon bahut...
Je commence à me demander si j'ai vraiment ma place là bas? A Corneille, en MPSI, en maths sup... Malgrès tout ce qu'on peut en dire, que "si j'ai été sélectionné c'est parce qu'on a estimé que j'avais les capacités de réussir, gna gna gna...", même ceux qui ont été selectionné "en trop" s'en tirent bien mieux que moi...
A l'internat, tout se passe bien. Cela m'écoeure, d'ailleurs, d'être si social. Je joue aux cartes, je ris, je discute... Ca m'éxacerbe. Je n'arrive pas à supporter l'idée que je suis social, c'est contre tout mes principes et conter tous ce que je pensais de moi.
Entre le boulot, l'internat, le café, le sommeil, je n'ai plus le temps de penser. Avec 12h de mathématiques par semaine, je me sens complètement jetté par dessus bord. Un suicide intellectuel. J'ai l'impression d'être vide, un non-sens vivant, une coquille informe et "useless". J'ai plusieurs paragraphes de retard sur le prof, ce qui fait que j'ai énormément de mal à comprendre les cours, puisque pendant qu'il en explique une partie, je tente de comprendre celle d'avant. Les DM sont sources de découragement : j'ai l'impression d'avoir tout oublié de ce que j'ai fait, j'ai l'impression de ne plus être capable de rien. Quand un ami m'explique la solution, je la comprend, puisque finalement, c'est si simple... Mais j'ai l'impression d'oublier immédiatement, et la moindre question de mathématique devient une véritable hantise, un evênement immonde qui me révèle que ma mémoire, intellectuelle comme pratique, est horriblement failible, trouée, obsolète, dépassée...
Chaque cours de mathématique devient un petit drame, une petite tragédie, un petit desespoir de plus qui me plonge dans le cerveau une barre de fer chauffée à blanc... Heureusement, j'arrive à engranger certaines bribes de solutions qui me permettent de tenir le choc et de ne pas sombrer trop vite. Loi de Murphy oblige : c'est tellement plus marrant quand c'est long et douloureux.
Après trois semaines de vie commune, je me fais une nouvelle idée des gens avec qui je cohabite. J'ai cette tendance typiquement pisse-froide à suivre les leaders, ce qui se produisit dès le premier soir d'ailleurs à l'internat. Pourtant, bien que m'apercevant que ce "leader", plutôt décontracté, bon élève, plus jeune que moi, terrible calculatrice mentale, il se révèle être un profond abruti, méprisant, parfois, fouteur de gueule, j'ai l'impression. Pourquoi toujours trainer avec lui? Les auters sont tellement mieux, et ce de qui je m'étais fait une opinion défavorable apparaissent en fait comme des fréquentation bien meilleure, bien plus sympathiques... On n'hésite toutefois pas à me faire remarquer que "nan mais Baptiste, là, je travaille plus avec toi en DM, t'es complètement useless, tu m'aide pas, faut tout le temps qu'on t'aide, je vais pas tenir, faudra que je bosse avec Vincent, puis tu te demerdera, hein?". Merci, t'as gagné la palme d'or du tact.
Je me sens donc déjà inutile et incapable du point de vue des cours. Pauvre merde en mathématiques, à toujours demander confirmation en présentant des fautes de calculs (mais qu'est-ce qu'il m'arrive? J'ai eu mon bac? oO),ennuyé en physique (mais plus pour longtemps), passionné par des cours d'informatique que je ne suivrai plus à partir de janvier (choix de l'option SI oblige pour mon boulot futur), avec des professeurs qui bien que infiniment sympathique et compréhensif tiennent un discours qui ressemble à : "Je sais que c'est dur, moi aussi je suis passé par là, et je suis le mieux placé pour vous comprendre. Mais ici, en prépa, on en a rien à foutre, c'est réussir ou dégager. Bonne chance, vous aurez besoin d'y croire.", je ne sais vraiment pas si cela est fait pour moi.
J'aurais aimé plutôt aller en hypokhâgne, mais voilà, évidemment, le fait d'être obligé à "réfléchir pour bosser" m'aurais horriblement dégouter de toute forme de reflexion et Dieu seul sait si je serais resté le même.
Au moins, le sentiment d'être un incapable, une bizarrerie, un ovni, un "spirtuel" dans un monde de scientifique froid, un "littéraire" dans un monde matériel et calaculatoire, ne m'est pas inconnu, et même décuplé, j'ai toujours l'impression que ma vie suit le même court inéluctable que les paramètres passé ont posé pour moi.
Et finalement, je me sens également inutile en société commune. C'est très bête comme le rituel du jeu de cartes peut tout de suite définir votre position dans la hiérarchie sociale : malheureusement pour moi, j'ai beau bien jouer à la dame de pique, un mauvais jeu reste un mauvais jeu, et une ligue pour tenter d'éviter que vous ne les dévastiez à la cloche de bois ressemble à une épine dans le pied; ayant appris à jouer à la belote, peu de monde ose se mettre avec moi, puisque ne connaissant pas toutes les ficelles du jeu, j'ai tendance à user inutilement mes atouts pour surcouper mon partenaire; au tarot, je fais mauvais preneur, mais bon coéquipier, toutefois.
Je me suis quand même fais remarquer en inventant moi même un jeu se jouant avec 20 cartes, puisque les autres étant occupé à jouer à la belote, il fallait bine que je trouve quoi faire des 20 cartes restantes. Nous n'y jouons pas beaucoup, mais les règles évoluent constamment, et le "Jeu des Jumelles" promet.
En tant que perdant, j'ai donc tendance à passer pour un boulet en plus d'un incapable. Youpi. Même si j'ai réussis à me faire respecter en tant que "musicien talentueux", ayant démontré au "leader" mes piètres mais suffisants talent de guitaristes, ayant fais écouter mes composition au dortoir (qui ont reçu un favorable avis général) et ayant improvisé devant eux une nouvelles composition. J'évite donc d'être, dans cette féodalité de fortune, le vilain ou le cerf.
En somme, la position qui m'est donnée est celle du troubadour, ou du bouffon, l'artiste qui peut tout dire et que tout le monde prend au deuxième degré, mais constamment brimé par le pouvoir des hauts dignitaires sociaux. Une place qui fut toujours la mienne, aussi, quelque part.
J'ai quand même, au milieu de tout cela, trouvé quelques gens méritant (valeur à mes yeux qui est la plus noble et la plus belle, je ne le répèterai jamais assez), qui ont de plus une sympathie que je pense sincère et franche envers moi. Toutefois, cela m'insupporte d'être à nouveau en société...
C'est encore l'un de ces articles qui me donne froid dans le dos, puisque ayant l'impression de l'avoir finit, j'ai tendance à me répéter, ayant oublié le début de ce qu'il disait. Le temps de le relire, des idées fusent comme des mini-trous noirs qui enblogent tout pour ne rien laisser, hyper rapide... Les particules des idées de collisionnent, et le résultats s'efface parfois avant même d'être apparut... Ecrire. Quand je pense qu'en écrivant je sauvegarde si peu, j'en perd tellement...
Un bouffon, un troubadour, une féodalité sans cesse renouvelée à toutes les échelles. Une rapière dans un fourreau : dangereuse, mais seulement à l'intérieur. Elle veut se battre sur un terrain de grâce, de beauté, elle veut se battre avec noblesse et dignité, elle veut se battre dans un art spectaculaire, elle veut se battre avec panache et spectacle, mais elle est malheureusement gardée au fourreau, parce que le contexte en est toujours à la boucherie du glaive. Alors pour que la lame ne se casse pas, pour qu'elle reste intacte jusqu'au moment où elle jaillira, éclatante, belle, grâcieuse, divine, elle est emprisonnée dans son fourreau, ne laissant dépasser que la belle poignée, gardé et pannetée. Jai l'impression d'être une rapière dans un fourreau : je ne peux pas ma battre sur le terrain qui n'est pas le miens, et j'attend que les combats évoluent pour pouvoir moi aussi me montrer au grand jour sur un jeu qui en vaut la peine.
Je veux souffrir, pourvu que ce soit beau. Je veux avoir mal, pourvu que ce soit avec panache. Je veux en mourrir, pourvu que ce soit avec noblesse.
Cyrano, Dom Juan, Cazzio, les bretteurs, les chevaliers... Tous des rapières dans des fourreau.
Et j'aimerai tellement en être une aussi, de ces belles rapière aussi redoutables que gardée de joyeaux à leur pommeau...
Le jeu des dominants, des dominés, de l'autonome et du souffre douleur. Je me sens à moitié entre souffre douleur et autonome, mais il est interessant de voir dans le film de Werber que ce sont ces deux derniers qui se liguent... jusqu'à ce que l'un meurt.
PS : Avant d'écrire ce billet, j'en avais rêvé, de cette rapière dans sou fourreau... Après ce rêve, cela me parut si évident que je me devais de l'écrire. Le dernier morceau que j'ai composé porte le nom de "Rapier in a Sheath", et est né de ce rêve, comme tous les autres morceau sont nés.
P.P.S : Je viens de créer mon myspace. Vous pourrez y écouter quelques compos : Flamel Progresive . Enjoy.
06 septembre 2008
C'est bien sûr. Le chat dans la boite...
Découvrez Ludwig van Beethoven!
Bon sang de bon dieu de mince...
C'est fou comme une simple adresse internet, une simple url, un simple site ou blog, un simple enchainement d'informations en base deux réduites à "le courant pass/le courant ne passe pas", peu vous faire découvrir quelqu'un, ou vous faire changer d'avis à propos d'un autre...
C'est fou aussi comme l'être humain est fourbe et bien caché d'un côté, aveugle et débile de l'autre, toujours égal à lui même...
Bon dieu...
On est amoureux, depuis un bout de temps, en plus... Réellement, je veux dire. On s'y jette corps et âme parce que c'est ça vivre, c'est ça être vivant, c'est souffrir, pourvu que ce soit beau, c'est avoir mal, pourvu que la raison en vaille la chandelle, pourvu qu'il y ai un but, peu importe si la finalité est satisfaisante ou pas... Vivre, c'est aimer, aimer, c'est vivre et mourir à la fois... C'est mourir mille fois pour n'attendre qu'une seule résurrection...
On sait bien qu'on ne sait pas vraiment qui est la personne, on tente de se persuader qu'on la connait par coeur, sur le bout des doigts, on essaie de se dire qu'on peut prévoir ses réaction, qu'elle est géniale, exceptionnelle (ce qui à nos yeux n'est pas tout à fait faux...), superbe, surtout très belle, si belle, ma parole, si belle...
Et à force de se persuader qu'on connait sans vraiment connaitre la personne, à force de ne pas connaitre et d'échaffauder ses hypothèses et ses espoirs sur une image pour qui on se tue à chaque seconde pourvu qu'elle vous regarde, avec ses yeux si profond... A force de jouer sur l'image, sur le miroitement avec lequel elle vous éblouit on devient aveugle... Quand on joue au Pygmalion amoureux d'une statue dont chaque courbe vous met à genoux, on récolte la froideur du marbre, quand on se rend compte qu'en fait...
Qu'en fait, ce n'est qu'une parmis d'autre. Si ordinaire, en fait. Si, si... Si tout le monde. Est-ce un mal que d'être comme les autres? Non, je ne pense pas, ce n'est pas un mal d'être en soit... Je ne pense pas, en tout cas, contrairement à un religion que je ne mentionne, qu'exister c'est déjà souiller son âme... Plutôt l'entraver. Mais, bon sang...
De toute façon, ça faisait un moment que je me posais des questions, c'est vrai... Que sais-je d'elle en fait? Comment puis-je posséder un sentiment si fort, que je sens si vrai, si "lui", à partir seulement de l'image que je me suis fait d'elle... Pygmalion, un Pygmalion, un Narcisse tombé amoureux du reflet de la belle et non du siens, un simple homme tombé amoureux de cette image en trois dimensions, animée, parfumée, brillante, qui se meut près de lui...
Bon sang, pourtant, elle a beau être si ordinaire, pourquoi?
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Bon, on se calme... Ton discours n'est plus très clair, là... Tu t'aperçois enfin de ce que tu as toujours voulu exprimer, tu te retoruve face à cette limite matérielle et entravante, gênante, qu'est ton corps... Tu t'apperçois de ce que tu as toujorus avancé : que indubitablement, de toute façon, en écrivant, tu va souiller, pervertir, dénaturer, salir et encrâsser tes pensée en tentant de les retranscrires dans le monde matérielle...
Les Pensées.
Elles qui traversent ta tête plus vite que n'importe quelle lumière ne frappent ton oeil, avec plus d'éphémère qu'une collision de particule, avec plus d'aléatoire qu'une superposition d'états...
Elles qui s'expriment dans des dimensions qui ne se résument pas à 4, elles pour qui la hauteur, la longueur, la profondeur et le temps ne suffisent plus...
Elles qui sont la sinesthésie pure et simple, limpide, l'air sucré ou amer des Territoires, elles qui sont l'essence de tout et le produit de rien, elles qui sont le distillat de toute la Création, le sirop de toutes les Connaissances, la chlorophyle de toutes les étoiles, le matériel de toute les bulles d'univers...
Elles qui sont la lumière de la Caverne, et toi, en tentant vainement d'écrire ce qui ne se traduit pas, de structurer ce qui possède le plus systématique de tous les chaos, en essayant de retranscrire à travers ce qui se voit quelque chose qui ne fait pas que se voir, mais se sent, se goûte, de respire, s'apprécie, se déguste, se délecte, s'entend, se calme, se réjoui, s'emporte et finalement explose en étincelles psychédélique dans le cerveau entier...
Mon pauvre ami, Baptiste, tu es complètement fou, n'est-ce pas, de tenter d'écrire le sentiment?
Et maintenant, tu t'aperçois plus que jamais que ton corps est l'entrave à ton esprit, n'est-ce pas? Et pourtant, il est partie intégrante de toi, et sans ton corps, tu ne serais plus ce que tu es, parce que la reflexion est issue de la souffrance, du désir d'avancer hors de ce corps... Sans ce corps, jamais tu ne te poserai de question, parce que toi même essence, toi même sirop, toi même matière cristaline et pure de toutes les dimensions, si tu n'était qu'une conscience, mon enfant, si tu n'avais plus de corps... Tu serais partout et ailleur à la fois, tu existerait sur tout les états de tous les univers, et tu n'aurais plus rien à apprendre, parce que bien savant est celui qui est à tout les endroits à tous les temps et pourtant toujours là au même moment...
Repense au chat dans la boîte, Baptiste... Ce chat, dans la boîte que tu croyais entendre miauler jusqu'à sa mort, griffant le bois pour tenter de se frayer un passage, les griffes ensanglantée... Le Chat de Schrödinger, Baptiste... Celui qui est mrot et vivant à la fois, pourvu qu'on ouvre pas la boîte...
Car c'est bien là le Chat, ton âme, ton esprit, "deine Seele", "your Soul", waché Mnénié"... Ce chat qui vit dans sa boite, et qui veut toujours en sortir, toujours aller plus loin, lui qui est enfermé dans la matriochka des dimensions... Et toi, ton environnement, ton monde, tout... Toi, en essayant d'écrire ce que sont tes pensée, tes sentiments, alors que le Chat existe sur tous les états, alors que ton chat et dans la plus pure et la plus complète de ses superpostition, à la fois mort et vivant, à la fois partout et ailleurs...
Alors que tes pensées, dans la boîte qu'est ta tête, existe toutes comme l'essence pure et cristalline de ce que tu es, toi, tu veux ouvrir la boite, et les forcer à exister... Tu les forces à être quelque part, sous une certaines forme, organisée d'une certaine façon... Et pour un endroit où tu tente en vain de les exprimer, pour une formule où tu les réunies, pour un support auquel tu les confies, toutes ces infinités d'autre endroit où elles étaient, elle ne peuvent plus y être, parce que, comme le dit la physique quantique : "Ouvrir la boîte du Chat de Schrödinger, c'est découvrir si il est mort ou vivant, et du point de vue de la quantique, c'est forcer le chat mort et vivant à la fois, à être soit mort, soit vivant..."
Et ben vas-y... Continue d'ouvrir toutes ces boites, continus à forcer toutes tes penser à être ici et pas partout ailleurs, à exister sous cette forme, et pas sous toutes les autres...
Dans la boite de ta tête, elles étaient si bien, à exister, vraiment, pleines, complètes, entière, epanouies jusqu'au maximum des infinis...
Et toi, Baptiste, pauvre fou, tu veux forcer les pensées à être mortes ou vivantes?
Mon pauvre ami, Baptiste, tu es complètement fou, n'est-ce pas, de tenter d'écrire le sentiment?
Rappelles toi le Chat dans la boîte...
Tableau : L'énigme du désir : ma mère, ma mère, ma mère...- Salvador Dali...
=> Voir aussi ici ... C'est un très beau tableau...




